‹ Cours d'analyse de l'École polytechniqueChapitre 152 sur 180 · La normale au point [x^ y, z) de la surface a pour · texte numérisé non relu

La normale au point [x^ y, z) de la surface a pour

équations

D'ailleurs ^, /?, q sont fonctions des deux variables Indépendantes x^ y. Les normales à la surface formeront donc une congruence. Mais cette congruence présente un caractère particulier.

Pour le reconnaître, cherchons comment se distribuent autour de la normale OZ les normales infiniment voisines.

On a

ax'^-{- c v*

p =:: aœ -h . . . , q-=cy -4- . . . .

APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES DE LA SÉRIE DE TAYLOR. 5l3

Si donc on suppose x et y infiniment petits on aura au second ordre près

z:=zo, p — ajc, q^cy, ce qui donnera, pour équations des normales dont il s'agit,

— ax — cy ou

X = ^(l — ^Z), Yrr=r(l-cZ). ■

La droite ainsi définie rencontrera OZ si l'on peut satisfaire aux deux équations

^(l — «Z)=:0, y(l — cZ)=:0.

Si O n'est ni un ombilic, ni un point parabolique, cela pourra se faire de deux manières :

i"" En posant

xrz=. o,

2" En posant

Les deux foyers de la congruence situés sur OZ auront

pour ordonnées - et — Ils se confondront donc avec les ^ c a

centres de courbure des sections principales. Ces points portent le nom de centres de courbure principaux.

Les normales infiniment voisines de OZ qui la rencontrent au foyer Z = - correspondant à ^r = o ont pour équations

X = o, Y = j(i-cZ),

et sont dans le plan des YZ. Ce plan est donc le plan focal. De même, au foyer Z = - correspondra comme plan focal le plan des XZ ; d'où ce résultat :

Les plans focaux sont rectangulaires et se confondent avec ceux des sections principales.

5l4 PREMIÈRE PARTIR. — CHAPITRE IV.

Les plans principaux de la congruence se confondront avec les plans focaux, et ses points principaux avec les fojers (501).

520. Examinons maintenant le cas où O serait un ombilic ou un point parabolique.

i** Si O est un ombilic, on aura a = c. Les deux foyers coïncident ; elles normales voisines de OZ, ayant pour équations

X=r^(i — aZ), Y—.y{i — a7.),

viennent toutes la rencontrer au même point 7j = - -

2" Si O est un point parabolique, pour lequel on ait c = o par exemple, le foyer correspondant sera à l'infini. Les normales voisines de OZ auront pour équations

Celles pour lesquelles ^ = o seront parallèles à OZ ; donc OZ sera une droite singulière dans la congruence des normales.

52 L On voit par là qu'un système de droiles

.r --:: a -{- ht, y =z ai-}- Ùit^ Z ^rr: a.2 -t- />2 ^j

dépendant de deux paiMmètres a, p, n'est pas formé en général de normales à une même surface. Pour qu'il en soit ainsi, il faut que sur chaque génératrice les foyers et les points principaux se confondent.

Proposons-nous de trouver directement l'expression de la condition pour que les droites de la congruence ci-dessus soient normales à une même surface S.

Posons pour plus de simplicité

\'//'-i- //f + h'i \Jh'-^ h]

Ci,

s/iy'-\-h\-\- h

l —z \Jb--^ b'I + blit.

APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES DE LA SÉRIE DE TAYLOR. 5l5

Les équations du système deviendront

œ z=z a ~{- cuy y :=. a^-\- c^u^ ^rziaj+c,^/, et l'on aura identiquement

et en difïérentiant

c de ^ c^ dc^ -\- C2 dc^ m o.

Soient Ç, 7], Ç les coordonnées du point où l'une des droites de la congruence rencontre la surface S ; 0 la valeur correspondante de II ; on aura

^, 7i, Ç, B étant des fonctions des paramètres a, 3. Différentiant, on aura

d\^:^da -\- B de + c <^0, df\^=i da^ H- ^ â^Cj H- Ci <i?^, <^^ = da=! -h 0 <^/c2 4- C2 <^5.

Ajoutons ces équations multipliées respectivement par c, c,, Cal il viendra

o =: c <i« -4- Cj <i<2i + C2 <^«2 + ^^^5

car c, C( , Co étant les coefficients directeurs de la normale à S, et d\^ d'f\^ <iÇ, ceux d'une tangente à cette surface, cd\ H- c^dr\ + c^dX^ sera nul.

L'équation que nous venons d'obtenir se décompose dans les deux suivantes :

da da, da^ âd

ôa doL da dof.

da ôa^ àa^ dO

Dérivons la première par rapport à j3, la seconde par rapport

5l6 PREMIÈRE PAIJTIE. — CHAPITRE IV.

à a et retranchons ; 8 sera éliminé et il restera l'équation de condition

ou, en efFectuant les calculs et supprimant les termes qui se détruisent,

, „ , \^ / âc da de ôa\

522. La considération de la congruence des normales fournit un nouveau moyen pour déterminer les directions principales et les centres de courbure principaux en un point (:r, y, ^) d'une surface.

Supposons x^ y, z exprimés au moyen de deux paramètres w, ('.

La normale au point (.r, y, z) a pour équations

et la normale en un point voisin aura pour équations

Xz=zx -^ dx + {K-\- dk)t^,

Z zszz -+-dz +(C -\-dC)l,.

Elles se rencontreront si l'on peut déterminer t et fi démanière à satisfaire aux équations

œ -h K t := X -\- djo -i- {A -h dX) II, j -f- B / =r )• + dy -4- ( B H- dB ) /, , z -\-Ct — z -r- dz -f- (C + dC)ti

ou, Cil réduisant,

i d.r ^ dkL^ 4- A ( /, — / ) = o,

( 'i\ ) { dy -\- d?>l^-\-W{l^ - - / ) — o,

( dz 4- dC, z, + C( .^, — /) = o.

Pour que ces équations soient compatibles il faut qu'on

Oi-

ait

dx dk A dy dB B dz dC C

En substituant dans ce déterminant les valeurs

, ^^ , âx j .. âk , dk. ,

dx t= -t— du -\ — -r- dç, dk z=z —— du -\ — r- d^' dv du dv

du

on obtiendra l'équation entre <^?^ et dç qui définit les directions principales.

Reste à déterminer le rayon de courbure principal

Pour cela nous calculerons la valeur de t [ou plutôt celle de t^ qui en diffère infiniment peu], d'après les équations (24).

Pour cela remplaçons dx, dk, . . . par leurs valeurs. Ces équations deviennent

dx dk \ ^ fd.r dk \ ^ ' ,

du du J \ âv dv j

Éliminant du, dv, t^ — t, il vient

dx dk

dTi'^'dr/'

dx dk dv dv

dy^dB^ du du '

^bi.ôB dv "^ dv ^'

dz dC

dFi~^d^/'

dz dC

dv ~^ dv ^'

équation du second degré en ^, dont les racines divisées par y/A^H-B^4-G^ donneront les rayons de courbure principaux

5i23. Lignes géodésicfues. — Ce sont des lignes telles que si l'on prend, sur l'une d'elles, deux points P, Q (suffisamment voisins) l'arc PO soit le plus court chemin qu'on puisse tracer sur la surface entre P et Q.

Page 1