‹ Cours d'analyse de l'École polytechniqueChapitre 163 sur 180 · P(I,VÎ · texte numérisé non relu

P(I,VÎ

-, Aa^y,

) = p(f,|-,^, .. ,A"a,py, .,

et, par suite.

^l-"'^''PP{j^,y,z., ...,«'apy,

kz

— m H- np

Ce nombre doit être entier ; s'il ne l'était pas, il faudrait en conclure l'impossibilité de l'existence d'un covariant P de l'espèce supposée.

556. Les covariants satisfont à un système d'équations différentielles qu'il est aisé de former.

Faisons, en effet, la transformation particulière de déterminant I

(8) a, = l-[-en, y=^ri, 5 = Ç,

d'où

on aura

/(? 4- Sf], Y], O = -S^apvd 4- £-r];«riPC^

ou, en développant et négligeant le carré de l'infiniment petit £,

. fit 4- s-n, -0, C) :=^ lao^^y'^-n^^y-h Ica^aPYl^-^'o^^'C^.

Cliangeons, dans la seconde somme, a en a + i et p en [ïi — i et réunissons-la à la première : il viendra

/(4 4- £-0, Y), 0 — ^[«aPyH- £(a + l)«a-hi,p-i,y]4''-^^S'

et, par suite,

AapY= «apyH-£(5« + l)<2a-4-i, ^,,y

(le second terme n'existant pas si 3 =:: o).

Gela posé, l'équation (5) se réduira, dans ce cas particulier, à

P(^ — £/,/, s, . .,«!apy4- £(a4-l)^a+i.p-i.y, •.•)

ou, en développant suivant les puissances de e, négligeant encore son carré et supprimant le facteur s,

dP -., , ^P

-j-4-2(a-hi)aa^,,p,,,^^.= o,

la sommation s'étendant à toutes les valeurs des indices pour lesquelles a + ^ + v =r /? et p > o.

En permutant les variables ûo^y, z et en même temps les indices a, j3, y, on obtiendra cinq autres équations analogues, exprimant que la condition de covariance est satisfaite pour chacune des substitutions particulières

y — ri,

DD7. l'IlKMlÈRK PAUTIK. — CIIAr'ITRE V.

Réciproqiieinent, tout polynôme homogène qui satisfait à ce système d'équations différentielles est un covariant. En effet, en vertu de l'homogénéité, il satisfait à la condition de covariance pour la subslitution (-y), et l'on peut s'assurer aisément que toute substitution liomographique s'obtient par la combinaison de substitutions successives des espèces (^),

557. Pour mettre en lumière l'importance de la notion des covariants, nous remarquerons qu'une propriété particulière de la courbe

ozzzf{x,f,z) ■=zlao^fiyœ°^y?zy

est généralement caractérisée par une ou plusieurs relations entre ses coefficients.

Admettons qu'une certaine propriété soit représentée par un système d'équations.

les c étant les coefficients d'un covariant P. Celte propriété sera commune à toutes les transformées homographiques de/.

Soit, en effet,

/( A> -f- iiri + vC, ....... ) = V Aapy£^-o^-r

l'une de ces transformées ; on a identiquement, par hypothèse,

o = P(^,7, 3, . ..,«apy, .. .) = PO.l^iJ.'n-hy!:, . . .,^a.3r, • . );

et, en vertu de l'équation (6), on aura de même identiquement

P(^, -^, r, .. , Aa^y, .. .) = 0- .

Ces propriétés communes à une courbe et à ses transformées se nomment propriétés projectiles. On appelle propriétés métric/iies celles qui sont au contraire altérées par une transformation homographique.

Nous allons passer en revue quelques-uns des covariants les plus simples.

558. Discriminant. — Il est généralement impossible de déterminer les rapports de x^^y^^zàç, manièr-e à satisfaire simultanément aux trois équations

àf ôf df

ôx ày âz

L'élimination de ces rapports donnera, en effet, une équation de condition

Le polynôme A se nomme le discriminant de/. C'est un invariant. Soit, en effet,

(lo) /(A^ + pr) --Hvç, ..., ...)--9(ç, Y],;:)

une transformée homographique de/, et soit A| son discriminant. La condition nécessaire et suffisante pour qu'on

puisse annuler simultanément les dérivées partielles ~, -^ y

^ ^ â^ dn

-r^ sera A, = o.

Mais, si nous prenons les dérivées partielles de l'équation ( lo) par rapport à E, r), Ç, il viendra

Si donc on peut annuler à la fuis —> ~, -/-^ on pourra ^ âx ôy âz ^

^ , ^ r • do <)(û âo) , . J-. ,

annuler a la tois-v? -— ? — r? et réciproquement. Donc les de d'fi (J'Ç, ^ ^

deux équations A = oetA,=o sont équivalentes, et A, A,

dx (Jy dz

do

àf , df „ df ' dx ' dy ' dz

àf , df „ df dx dv dz

~ dlf

PHEMIÈRE PARTIE.

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