Soit
Xp^ ^, Cj
une équation contenant n constantes arbitraires el définissant une fonction z des p variables indépendantes ^^, ..., Xp. On pourra joindre à cette équation ses p dérivées partielles
^F ॠôz âxi ôz âxi ~ '
dx,
⥠dz
âz OXn
par rapport à cliacune des variables indépendantes jr,
'•) Xp^
puis ses
dérivées partielles du second ordre
dx'
(PF dz dx, dz dx
d'V ( dz
dz- \dxy
dF d\z dz dx\ ~~ ^''
l6o PREMIÈRE PARÏIK. — CHAPITRE 1.
et ainsi de suite jusqu'à ce que le nombre total
/- , un^ PJP-^') , ^ />(/>-f-l)...(/>4-Q — i)
des équations ainsi obtenues surpasse le nombre n des constantes arbitraires. Eliminant ces n constantes entre les A" équations, on obtiendra un système de A" — n équations aux dérivées partielles d'ordre p, à chacune desquelles z satisfera, quelles que soient les valeurs des constantes C|, . . ., c„.
173. Exemples. — i" Cherchons les équations aux dérivées partielles des plans
( 8 ) z r=:zax -\- by -^ c.
Suivant un usage généralement adopté dans la théorie des surfaces, nous représenterons pour abréger les dérivées partielles
à^ àz (Pz^ d'-z d'^z ôx^ dy^ dx^^ âx ôy dy'^^
par les lettres
D'après cette définition, on aura
dz -rz.p dx -\- q dy, dp ■=: r dx 4- s dy^ dq = s dx H- t dy.
Cela posé, les dérivées premières de l'équation (8) seront p = a, q — b, et une seconde dérivation donnera les équations cherchées
(9) /• = O, 5rr:o, ^ nr o.
Réciproquement, cherchons à intégre?' ces équations, c'est-à-dire à déterminer les fonctions :: de x^ y qui y satis-
VARIABLES RÉELLES. l6l
font. On en déduit
o 1^ r dx -\- s dy ^=^ dp ^ d'où /? = const. =: a, o^rz s dx -\- t dy z= dq, d'où ^=const. = 6; dz^ a dx H- b dy^
z ■=. ax 4- by -\- c,
c désignant une constante.
Les plans sont donc les seules surfaces dont le z satisfasse aux équations (9).
174. 2" Glierclions les équations aux dérivées partielles des sphères
^jc — aY^{y~bY-\-{z-cy^r\ On déduit de cette équation les dérivées suivantes :
x — a -^ p{z — c)=ro, y—b-^q{z — c) = o, puis
pq ^s{z —c) — o, H-^^+ t{z — c) — o.
Eliminant z — c, on aura les équations cherchées
Réciproquement, cherchons à intégrer ces équations. Elles peuvent s'écrire
i-i-/)2 — Xr, pq = \s, i^q'^—'kt,
\ étant un facteur de proportionnalité.
Des deux premières on déduit
(i +/>^) dx ^ pqdy = \{^r dx -\- s dy) ou
dx -\- p dz =::ldp
J. -I. il
OU
d{œ -{- pz) = ( xî -h >. ) dp.
X -\- pz est donc une fonction de />, dont z ->t-\ est la dérivée. Soit
On déduit de même des deux dernières équations
Donc
Si cette expression n'est pas une constante, p el g seront liés par une relation, et leur jacobien rt — s'^ sera nul. Mais on a
y}(^rt — S-) — {^^p''){i'^q'')—p^q^=i^p''+q'''>0.
Donc si rt — s"^ est nul, \ doit être infini et, par suite, /• =: 5 = i m G.
La surface sera donc un plan.
Reste à considérer le cas où z -\-\^= ¥' p = (i»' q est une constante c. On aura alors
ûT -^ pz^=cp -\- a, y -^ qz =:zcq -h b,
a el b étant des constantes.
On déduit de là
( ^ — a) dj^ -h {z — c)p dx^rziOy {y — b)dy^ {z — c)qdy = o,
et, en ajoutant,
o= {a: — a)da;-{- {y — b) dy -\- {z — c) dz ^Ld[{x-ay-^ {y-bY-\-{z-cY].
Donc
(^ — a)2+(j— 6)2-+-(5 — c)2=const.
La surface est une sphère.
VARIABLES RÉELLES. l63
175. Considérons maintenant la fonction z définie par l'équation plus générale
¥[x^, ...,Xp, z, 9i(ai, . ..,ap i), 92((3,, ..., (3;,-i), .. •] = <>?
où a,, ..., a^i, p,, ..., !^/7 i, ... désignent des fonctions connues de ^<, ...^Xp, g, et cp,, cp2, ... des fonctions arbitraires. Joignons à cette équation ses dérivées partielles successives des ordres 1,2, . . ., p. Nous obtiendrons ainsi
équations dans lesquelles figureront les quantités suivantes : 1° :r<, . . ., Xp, z et ses dérivées partielles jusqu'à l'ordre p ;
'1° la fonction cp, et ses dérivées partielles -^y • • • 5 , ? '^ ? • • • jusqu a 1 ordre p, la lonction cp2 et ses dérivées partielles -rr^j ••• jusqu'à l'ordre p, etc. Le nombre / de ces
dernières quantités sera évidemment égal à
n désignant le nombre des fonctions cp<, 02, ....
Donnons successivement à p les valeurs i, 2, 3, .... Il arrivera nécessairement un moment où le nombre k des équations surpassera le nombre /. En effet, en changeant p en
p + 1 , on accroît le nombre des équations de ^ ^ — —,
tandis que le nombre /s'accroît de n— ^' ' ^^ -,
quantité inférieure à la précédente, si p -\- p ^ n(p — i). Donc, dès que p surpassera n(p — i) — /?, k croîtra plus rapidement que / et finira par le surpasser. A ce moment, on pourra éliminer entre les k équations obtenues les fonctions cp,, ..., cp/i et leurs dérivées partielles; on obtiendra ainsi /tr — / équations entre .r,, . . ., Xp, z et ses dérivées partielles