‹ Cours d'analyse de l'École polytechniqueChapitre 64 sur 180 · On a, p étant le module et C5 l'un des arguments de · texte numérisé non relu

On a, p étant le module et C5 l'un des arguments de

log z =z Logp H- / cp -f- 2 A" 71 f

et, par suite,

i" Soit z' une autre quantité ayant le module p' et un argument o' ', on aura de même

rr' m —— o'inikl'Ki gW(Log p/-i-/op')

d'où

K. étant un entier, égal à A + k' — k" . 1^ On aura, d'autre part,

^m' -- gim' kfTZi ^mf (Log Çi+i:p)

d'où

3^ Enfin z"^ aura, pour l'un de ses logarithmes,

2 mk TT « 4- m{ Log g -h io).

Donc

D'ailleurs,

Donc, enfin,

^ni/nf — — pimm'kif'Ki ^m/n' (Log p-f-iç)

/n \/n' — fr/iim' p[(k kl''jm-\-kl]2m''Ki

t238. Supposons z variable; l'expression

sera une fonction de fonction de z qu'il est aisé d'étudier.

Traçons, à partir de l'origine des coordonnées, une coupure rectiligne, faisant l'angle A avec l'axe des x. Dans tout le reste du plan, les diverses valeurs de log^ peuvent être réparties en branches sjnectiques : w, étant déterminé sans ambiguïté en fonction de log5, jouira de la même propriété. Si l'on adopte, pour cp, celui des arguments de z qui est > X, mais << 2 7r4-À, ces diverses branches correspondront aux diverses valeurs qu'on peut donner à l'entier k dans la formule (lo).

Il est aisé de voir comment ces diverses branches se permutent entre elles lorsque z décrit, un contour fermé entourant le point critique o. Supposant ce contour suivi dans le sens direct, le module de z reviendra à sa valeur initiale ; mais son argument se sera accru de air. On aura donc passé de la valeur initiale

à la valeur finale

239. La dérivée de z'" se trouvera en dérivant l'équation qui définit cette fonction. On trouve ainsi

Mais

i 1 — p— logs .

donc

Cette expression peut s'écrire >

(i4) . {z"^)'=:mz"'-'y o

à la condition d'adopter, pour le calcul de ^3'"', la même valeur de log^ que pour celui de z"*^.

240. Cherchons enfin si z"^ tend vers une limite lorsque 5 tend vers zéro ou vers oo.

Posons

^ = p(cos(p 4- « sincp), wr=ra-|"[3f;

le module M et l'argument <I> de g'" seront donnés par les formules (8) et (9).

Si |3 n'est pas nul, il est clair que, de quelque manière que 0 varie, on peut faire varier simultanément o de telle sorte que M prenne une suite de valeurs entièrement arbitraire ; donc z"^ ne tendra vers aucune limite déterminée.

Supposons, au contraire, que |j soit nul, ou que cp soit astreint à rester compris entre deux nombres fixes.

Soit d'abord a >> o. Si z (et, par suite, p) tend vers zéro, Logp tendra vers — oc, M (et, par suite, z"'-) vers zéro. Si z tend vers oc, Logp et M tendront vers +00; z"^ tendra donc vers 00, mais sans que son argument <I> tende nécessairement vers une limite.

Si a <; o, le contraire aura lieu. Lorsque z tendra vers o, z^^ tendra vers 00, sans que son argument tende nécessairement vers une limite ; mais, si z tend vers 00, z"^ tendra vers zéro.

Enfin, si a est nul ainsi que j^, on aura constamment

M = i, 0 = 2A7r, d'où z'^^i,

241. Fonctions trigonométriques. — Si, dans l'équation (3), qui définit e^, nous posons ^ = o, il viendra

(i5) e^y =2 cos y -^ i ûï\ y ^

et, en changeant le signe de y,

(16) e~"'^=:cosjK — is'iny

On en déduit

(17) cosy=: , siny = —.

Ces formules, établies dans le cas où y est réel, pourront servir de définition à cosy et sinj^, lorsque cette variable est complexe.

Quant à tangj^ et coiy, elles continuent à être définies par les formules

/ ox sin r I

(18) lan2:r = ^ = •

cosy coij

Ces fonctions n'ont qu'une seule valeur pour chaque valeur de la variable. Les deux premières seront sjnectiques dans tout le plan; mais tangj* et coly deviendront respectivement infinies pour les valeurs de y qui annulent cosj^ ou sinjK.

Toutes les formules de la Trigonométrie subsistent pour les valeurs complexes de la variable, car elles se déduisent des suivantes :

sin(o) = o, cos(o) = i,

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