Gela posé, les fonctions
Log/i, Logj/z, ..., Log,„+,/i, ...,
qui ont respectivement pour dérivées
n n Log/^ nA,nH
deviennent infinies pour n=^ao. Donc les séries (lo) sont divergentes.
Au contraire, les fonctions
n~9 Log~PAi Log~P/i
qui ont pour dérivées
/i^+P n Log^+P/i Ai A,„ n LogP, n
3oO PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE III.
s'annulent pour n=zoo. Donc les séries (ii) sont conver-
309. La remarque suivante fournit un second procédé pour juger de la convergence d'une série à termes positifs par comparaison avec une autre série de même nature :
La série Ivn est convergente si, pour toutes les valeurs de n non inférieures à un nombre fixe v, on a
la série 11 Un étant convergente.
Elle est divergente si, pour /i>v, on a
Vn^^ < Un+x
la série ^u,i étant divergente.
On a, en effet, dans le premier cas.
Donc, à partir du rang v, la série Y^Vn aura ses termes au plus é£aux à ceux de la série convergente — S f/„; elle est donc
elle-même convergente.
La seconde partie du théorème s'établit de même, le sens
des inégalités étant changé.
310. Si l'on suppose que ^Un soit une progression géométrique de raison /•, on aura la proposition suivante :
La série ^v^ sera convergente si, pour /i>v, on a con~ stainment
> -> /• étant << i
SÉRIES. Soi
et en particulier si — — tend vers une limite l plus grande
que 1
Elle sera, divergente si, pour n^y, on a constamment
311. La considération des séries (lo) et (i i) conduit à des règles plus précises. Pour les formuler, calculons pour chacune de ces séries la valeur approchée du rapport — — , en
y négligeant les termes d'ordre plus élevé que — • On a, avec cette approximation,
(/i -h i)P __ AzP-h p/iE^~^4-. . . p p{p — l) T
nv m^ n 2 n-
Log ( /i -{- 1 ) = Log 71 -\- Log ( I H I
= Log /i( iH j^ ),
Log2(/i-M)=zLog2/« + LogM + -jpf^^
rr=Log,/H j
n Log Ai
= Log2« ( iH { — )?
\ n Ao n /
et généralement
Log^(/î 4-1) = Log„,Ai( 14- ' )>
3o2 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE III.
Enfin
{n^i)\m{n-\-\) nA„,n
n J \ nLo^n / \ n A,„ n /
n n Logn ' ' nA^^n
{n-^iy-^P i + p (i + p)p
(/i-hi)A^(/iH-i)LogP,(/^-f-[)
n n Log/i " ' ' nAffiti
Telles sont les valeurs du rapport — — pour les séries (lo) -et (i ï). La première de ces valeurs seule est exacte. Les autres doivent être complétées par un reste de la forme -^> ^n étant infiniment petit pour n = oc.
312. Cela posé, une série llvn sera divergente si, à partir de /î = V, on a constamment
OU, plus généralement,
tV -/ 1 i \ 1
"k étant une quantité positive fixe.
SÉRIES. 3o3
En effet, en la comparant à la série (lo) correspondante, la différence
J^^ ihi = ^ + Qn
a II < /ï2
^n-hl "n-f-1 '*
finira par devenir négative, 8„ étant infiniment petit.
Au contraire, St^„ sera convergente, si l'on peut trouver une quantité positive \ telle que l'on ait, à partir de n =v,
ou, plus généralement,
En effet, comparons la série S r,^ à la série correspondante ^Un, formée avec une valeur de p moindre que X. La différence
lt„., > nXnrH
prendra, pour de grandes valeurs de /i, le signe de son premier terme, qui est positif.