‹ Cours d'analyse de l'Ecole polytechnique (volume 2)Chapitre 179 sur 249 · Soit · texte numérisé non relu

Soit

r équation d'une surface courbe; proposons-nous de trouver la ligne la plus courte AMB que Von puisse tracer sur cette surface entre deux de ses points A et B.

Soient Xo5 joi ^o les coordonnées du point A, et x,, y^, Zj celles du point B.

Toutes les courbes que l'on doit comparer étant sur la surface (i), les variations des coordonnées doivent satisfaire à l'équation

dV ^ dF , dF ^

(2) -7-0X -^ -—- ûr -\ — tfzr=o.

ax dj dz

L'une des conditions du minimum est

(3) K = ^^^^-l- ^r^^-f- ^zd'^4^^'

ds ^ ds ds

Mais de l'équation (2) on peut tirer la valeur de ^2, et la porter dans l'équation (3), qui devient

^ \ / dF

ds dF ds ^ \ dx dF ds

m J \ Ih

et cette équation, à cause de l'indépendance des variations

COURS

d'analyse.

^x et âj-, revient aux deux suivantes

dx

dx dz

■dF'ds=''^

dz dF

ds

dy dz dV ds

dz

ce qui fait, avec l'équation de la surface, trois équations pour déterminer les deux fonctions j^ et z. Mais on doit observer que l'une des équations (4) fist une conséquence de l'autre et de l'équation (i). En effet, on tire des équations (4)

ds

ds ~d¥

ds

~dV

OU bien, en désignant par dl la valeur commune de ces trois rapports,

J.r rfF d—- = —-dly ds d.x

ds dy

dz dF d-— = —-d\.

ds dz

Ajoutons ces équations, après les avoir multipliées res-

dx dy dz pectivement par -r") -j"» -r '- nous aurons

(dx dx ds ds

dy dy -fd--f--ids ds

dz dz ds ds

dF dx

dx

'Il

dj

dF \d\ dz / ds

Or, le premier membre est nul, puisqu'on l'obtiendrai i

en (lifTérenliant réquation

dx^ dy-" d-J

Us'

ds

Fig. i35.

le coefficient de -— j dans le second membre, est aussi nul ds '

à cause de l'équation (i). Donc l'équation (5) est une identité. Par conséquent, l'une des équations (i) et (4) est une conséquence des deux autres. Il suffira de considérer deux de ces équations, pour que la ligne cherchée soit déterminée.

788. Les lignes les plus courtes sur une surface sont nommées lignes géodésiques de cette surface : elles jouissent de cette propriété que tous leurs plans osculateurs

sont normaux à la surface. En effet > soit K le centre de courbure de AMB au point M. La droite MK fait avec les axes des angles dont les cosinus sont proportionnels à

(6) d — , d — -, d—^ (ts as (/s

D'un autre côté, la normale à la surface, au point M, fait, avec les axes, des angles dont les cosinus sont proportionnels à

^ ^ ^F d.v dy dz

Mais, d'après les équations (4), ces trois dérivées sont proportionnelles aux quantités (6). Donc les angles formés par les deux droites avec les axes sont égaux, et la normale à la surface a même direction que le rayon de courbure, ou, en d'autres termes, le plan osculateur en un point quelconque M d'une ligne géodésique est normal à la surface.

Les constantes se détermineront comme dans le pro-

ji4 COURS d'analyse.

blême précédent, cl l'on verra de la même manière que si la ligne clierchée doit aboutir à deux courbes données sur la surface, la courbe AMB les coupera à angle droit.

789. Il convient d'observer que la propriété d'être la ligne la plus courte entre deux points quelconques d'une surface peut n'exister que sur une certaine portion d'une courbe. Par exemple, sur la sphère, le plan de tout grand cercle (qui est en même temps son plan osculateur) est normal à la surface. Mais la propriété du minimum appartient seulement aux arcs de grand cercle moindres qu'une demi-ciroonférence.

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