L'équation
g:^p^+...^ur=v
le ramène au cas précédent (603) quand on a
V= Acos/îa? 4- Bsinnjc -+■ A'cos/î'x -f-B' sin/i'x -f-. .^ . En posant j^ = u + i/' + « • • > il suffit de satisfaire sépa*
QT7ABANTE-SEPTIÈME LEÇON. lij
rément ann équations
-— - + P-- -4-. . . 4- Ua'= A'cos/i'o: -h B'sin/î'x.
607. On ne saîl que très-rarement intégrer une équation linéaire à coefficients variables. Voici un exemple où l'intégration peut s'achever.
Soit Féquation
(ûx + ô V» — ^ H- P («x ^- ^)"*-' -—-V 4- • • •
-f- T(ajî -i- ^) ^ -i- Uj = o,
P, Q,. . . , T, U étant des constantes.
Posons j^= (ûX4- hY\ substituons cette valeur dans l'équation (i), et supprimons le facteur [ax 4- h^ commun à tous les termes f nous aurons
Cette équation, étant du degré /n, donnera, en général, m valeurs constantes et inégales pour r; en les désignant parr,,r,,...,/'„„ les expressions {ax-^-hy^^ (ax 4- &)'"*,..., (ax4- i)'''" seront des solutions particulières de l'équation (i), d'où l'on déduira l'intégrale générale
7 = C, {ax 4-^)'"« 4- C, {ax -h hy* + . . . + C;„ («a: 4. ^)r„,.
Toutefois, la forme de cette intégrale serait modifiée si quelques-unes des racines étaient égales ou imaginaires. 11 faudrait alors se servir de procédés analogues à ceux que Ton a employés aux n°» 604 et 605.
Au reste, on ramènerait l'équation (1) à une équation lÎDéaîre à coefficients constants en posant ûj: 4- i = c*.
l38 COURS 1>' ANALYSE.
PROPRIÉTÉS DE l'ÉQUATION DU SECOND ORDRE.
608. Quand on connaît une intégrale particulière jj de Téquation
les procédés des n®* 597 à 600 permettent de l'abaisser au premier ordre, et, par suite, de l'intégrer complètement.
On peut encore opérer de la manière suivante.
On a, par hypothèse,
Éliminant Q entre les équations (i) et (a), il vient
et, en posant
dy dYx „ , d^y d^ yx du
I r\ du „
l'équation (3) devient
d'où, en intégrant, On aura donc
ou
V ^ Ce-f^'^'da:
et enfin,
(6) ^:^C'JH-Cj.j — p
QUARANTE-SEPTIÈME LEÇON. iSp
609. L'équalîon (5) fait connaître plusieurs propriétés de Téqualion
(i) f[!ZH-p*:.+.Q^^o.
La constante C n'étant pas nulle, en général, supposons C ^ o : on aura
par conséquent, la fonction y et sa dérivée -j- ne peuvent
pas être nulles en même temps.
dy La même propriété appartient aux fonctions j^ et — ^•
Deux valeurs de x qui annulent y^ comprennent une valeur de x qui annule y. En effet, si y^ s'annule pour z = a et pour a:= fe, on a dans ces deux cas, d'après l'inégalité (7),
Ainsi, j^ et ~ sont de signes contraires*, mais quand x
dy croît de a à &, -—-^ change de signe pour une certaine valeur j:= «5 donc y doit aussi changer de signe avant que x ne devienne égal à h. Par conséquent, la fonction j^ s'évanouit pour une valeur de x comprise entre a et i.
De même, entre deux valeurs de x qui annulent y^ se trouve une valeur qui annule y s,.
Il suit de là que si l'on fait croître a:, les deux fonctions y et y^ s'annuleront, l'une après l'autre, alternativement. C'est ce qu'on peut vérifier sur l'équation
qui a pour intégrale
r = C sina: -4- C cosx.
EXERCICES
SoLPnoN :
r=Ce'-hC'e-*--xe-'.
;sî+3^+»-^-(.+x)
Solution :
QtJARAWTE-HUITlÈME LEÇON. l4l