IV NOTICE SUR LA VIE ET LES TRAVAUX
lui permettant d'entrer dans Flnstruction publique, dont sa qualité de protestant Tavait éloigné pendant la Restauration. La haute protection de M. Arago le fit nommer, à la fin de 1 830, professeur de Mathématiques spéciales au collège RoUin.
C'est de cette époque que date son amitié avec M. Liouville, amitié qui a duré jusqu à sa mort.
Le 4 décembre i834 9 P Académie des Sciences l'honora du grand prix de Mathématiques, qui devait, aux termes du programme, être décerné à Fauteur de la découverte la plus importante publiée dans les trois dernières années. Le Mémoire couronné, déposé au Secrétariat le 3o septembre i833, était relatif à la théorie des équations.
En i836, M. Sturm fut nommé membre de l'Académie des Scieuces, en remplacement de M. Ampère, par 46 voix sur Sa votants.
Entré à l'Ecole Polytechnique en i838, comme répétiteur d'Analyse, M. Sturm devenait deux ans plus tard professeur à cette école. Dans la même année (1840), présenté en première ligne par le Cionseil académique et par la Faculté, il occupait la chaire de Mécanique laissée vacante par la mort de Poisson.
M. Sturm était, en outre, officier de la Légion d'honneur (1837) 9 niembre de la Société Philomathique , des Académies de Berlin (1 83 5) etdeSaint-Pétersboui^ (i836), dé la Société Royale de Londres (1840). Cette dernière lui avait décerné la médaille de Copley pour ses travaux sur les équations.
M. Sturm se montrait digne de tous ces honneurs par son zèle à remplir ses diverses fonctions. Doué d'une constitution naturellement forte, il pouvait compter sur une longue carrière et de nouveaux succès. Malheureusement, vers i85i, sa santé subit une altération profonde par suite d'une trop forte application à des recherches difficiles , et il fut obligé de se faire remplacer à la Sorbonne
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