Nous allons donc nous occuper de chercher
(f [x) dx
soit m le degré de l'équation
Googlç
dont nous désignerons les m racines par a, i, c,. . ., k. Supposons d'abord que ces m racines , réelles ou imaginaires, soient toutes inégales. Cherchons à déterminer, si c'est possible , les coefficients A , B, C, . . . , K, de manière que l'équation
soit vérifiée identiquement. Il faut pour cela et il suffit que Ton ait, pour toute valeur de x,
lous les quotients —^ — -j — i — -^ etc., sont entiers ^ et les
constantes inconnues A, B, C, etc., sont en nombre égal à m^ on pourrait donc trouver leurs valeurs en égalant les coefficients des mêmes puissances de x dans les deux membres 5 mais on peut les trouver par un moyen beaucoup plus simple et qui a l'avantage de faire voir que ces valeurs ne sont ni infinies ni indéterminées.
Faisons a: = a dans l'équation (a); puisque les racines
1 , . , /(x) flx)
a^ b^ c^. , ,. k sont toutes inégales , — ^ — ^ ? ? • • • >
-, deviendront nuls. D'ailleurs — -^—^ devient -pour X — A- X — a o*
x-=:a\ mais sa vraie valeur, d'après la règle connue,
est f [a]. Donc
ç(«) = A/'(«), d'où A=^.
Cette valeur de A n'est pas infinie, puisque a étant une racine simple de f (x) ^ f [a) n'est pas nulle 5 elle est en outre différente de o si l'on admet, ce qui est toujours
permis, que la fonction \^ '/ \ soit irréductible
VINGT-HUITIÈME LEÇOJN. ig*]
Ainsi, en donnant aux constantes les valeurs finies et déterminées
réquation (2) est satisfaite pour x = a^ x= b ^ etc. Il ' reste à faire voir qu'elle aura lieu pour toute autre valeur de X, Or si l'équation (2) n'était pas identique, comme elle est au plus du degré m — i par rapport à x, et qu'elle est vérifiée pour les m valeurs a,5,c,..., A, elle aurait m racines , ce qui est impossible.
328. On peut encore parvenir de deux autres manières à la valeur de — — - pour x = a, a: — a *
1**. On a , d'après la série de Taylor,
X — a X — a X — a 1.2 (jt — a)
et comme y (jc) est un polynôme algébrique , entier par rapporta x, ce développement est limité; or, puisque f[a) = o , il se réduit à
.r — fl ^ V / 1.2^ ^
et , par conséquent , pour x = a ,
2*^. M étant le coefficient de la plus baute puissance de X dan8/'(a:) , on a
et , par suite , pour j; = a , il vient
329. La transformation (i) étant ainsi opérée, on a par conséquent
On se servira de cette formule quand les racines a , i , c,.,., /î seront toutes réelles, et que les différences x — «, X — 5 , . • • ? ^ — ^ seront toutes positives : mais si a: — a , par exemple, était négative, il faudrait changer  1 [x — a) en A 1 (a — x), ce qui est permis, car on a
^w ^dx dx
A 1 (a: — a) représenterait dans ce cas une quantité imaginaire (n** 151 ).