DÉMONSTRATION DE LA SÉRIE DE TAYLOR
107. On a vu , dans V Algèbre élémentaire y que si l'on change x en x-hh dans une fonction entière de la Variable X , qu'on désigne par f(x), on peut développer /{x-hh) en une suite de termes ordonnés suivant les puissances entières et positives de raccroissement A, et qu'on a la formule
j /(^ ^ h) =f[x) -h hf'{œ) 4- -^ /" (x) -^ . . .
1 An
f {^) 1 f" {^ ) -> ctc» î étant les fonctions dérivées successives de f [x). Cette suite se termine d'elle-même et contient m 4- I termes , quand f (x) est une fonction eulière dont le degré est m ^ car sa fonction dérivée de Tordre m est une quantité constante, et les dérivées des ordres supérieurs à m sont nulles.
Nous allons voir comment la formule précédente peut s'étendre à une fonction quelconque f (x) d'une variable X.
Représentons par R le reste qu'on obtient en retranchant de y ( j: -f- /?) la somme des n ~\- i preniins de la
série
qui a un nombre indéfini de termes, cjuand J (x) n'est plus une fonction entière ^ on aura
(R=/(x-f-A)-/(x)~/i/'(x)-.il/"W-...
Faisons maintenant x-hh=z z^ d'où résulte A = z — x et nous aurons
JR=/(z)/(x)-(z-x)/'(x)-(ii::^/"(x)-...
R dépend, comme on voit , de x, de z et de /i.
Comme x et -z sont deux quantités indéterminées et indépendantes l'une de l'autre , on peut faire varier x en laissant z constant et prendre la différentielle ou la ^ dérivée de R par rapport à la variable x. Ou aura
tous les termes se détruisent, excepté le dernier terme du second membre, de sorte qu'on a simplement
^' dx 1.2.3. ../i
Cette formule va nous servir à déterminer deux limites entre lesquelles le reste R sera compris.
Si l'on remplace/^"+*^ (x)^ dans le second membre, par
une constante arbitraire C, on'aura
dx 1 .2.3. . . /i(/î H" i} I.2.3.../Î
En retranchant cette équation de la précédente , on trouve
,dx\ 1.2.3. ..(^
équation qui a lieu quelles que soient x el z,
408. t^. Supposons à présent x<^zovLh positive (puisque h=s z — x) et admettons qu'en faisant croître x depuis une valeur quelconque plus petite que z jusqu'à la valeur z^ la fonction y* ^""^^^ [x) reste finie et continue, ou , en d'auires termes, varie par degrés insensibles. Désignons par M la plus grande et par m la plus petite des valeurs que prendra cette fonction. En remplaçant C par M dans l'équation ci -dessus, le second membre sera positif ou du moins ne sera jamais négatif pour les valeurs de x croissantes jusqu'à z. Ainsi l'on aura
ûte L 1.2.3. . .(/i -H i) J
Donc, tandis que j: croît jusqu'à z, la fonction R ^ / , M
croît aussi continuellement, puisque sa dérivée reste positive (ou plutôt ne devient pas négative). Mais cette
fonction R ^ J- r M est nulle quand x de-
vient égale à z [car alors R est nulle , formule (a)]. Donc
elle est négative pour les valeurs de j: moindres que z, et
par conséquent on a
(z — jry'+' ^ I .2.3. . .(/i 4- i)
Si dans la même équation on remplace C par m, qui est la plus petite valeur dey^"+*^ (a:) , il vient
^[^- 1,2.3. ..(. + i) "J<"' Donc , en faisant croître x depuis une valeur quelconque
iusquà ^, la fonction R ^ / r ni décroit,
^ ^ 1.2.3. . .(/i-fi)
puisque sa dérivée 6st négative ^ et comme cette fonction s'annule quand x atteint la valeur z , elle doit être positive pour les valeurs de a; <^ s. On a donc
Voilà deux limites deR.
2^. Supposons maintenant x > z ou A négative, et désignons toujours par M et m la glus grande et la plus petite valeur que prendra y^"+*^ (j:), si l'on fait croître x depuis la valeur iî jusqu'à une autre valeur quelconque plus grande que z. En remplaçant la constante C tour à tour par M et m dans l'équation ( 4 ) , on aura , si le nombre n est pair,
dx\ ï.2.3. . .(/i +1) J
di
Donc, en faisant croître x depuis z jusqu'à une valeur
quelconque, la fonction R —x ■/■ rM, qui est
d'abord nulle pour x = z, croît en même temps que oC, et par conséquent est positive. On a donc