REMARQUES
27. Les courbes données par les équations P = o, Q = o, ne sont pas les seules qui puissent servir à représenter par leurs intersections les racines de l'équation f(z) = o. En effet, on ne change pas les racines de cette équation en multipliant son premier membre par une constante réelle ou imaginaire. Or, le premier membre de l'équation
se changera pour z = x 4- y y/^ï en
aP - bQ + (b? H- aQ) v/^T,
et les courbes données par les équations
P, = flP-£Q = o, Qt = bP + aQ = o
se couperont aux points-racines de la proposée. Les courbes P, et Q, jouissent des mêmes propriétés que les
courbes P et Q, et si Ton ajoute à cette remarque, qu'en chaque
point de la courbe P, le rapport ■=- est égal à -> on aura deux
théorèmes, qui pourront s'énoncer d'une manière abrégée comme
il suit :
p Le rapport —r a la même valeur à tous les sommets d'un polygone régulier infiniment petit de in côtés, dont le centre est un
point-racine de Vordre n.
p Le rapport -^ a la même valeur à tous les sommets d'un polygone régulier infiniment grand de a m côtés dont le centre est le point de concours des asymptotes. — Le dernier théorème n'a lieu que dans le cas où P et Q sont des fonctions algébriques et entières de degré m.
28. Tous les théorèmes démontrés dans cette Note ne s'appliquent qu'aux fondions que M. Liouville appelle bien déterminées^ c'est-àdire à celles qui ne prennent qu'une seule valeur pour chaque valeur de la variable z = x-h y\f— i, et qui varient d'une manière continue quand le point (x, y) se déplace suivant une courbe quelconque.
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