Prenons pour exemple l'équation
(i) jr = *f(p) + l[p)f
qui ne renferme x et j* qu'au premier degré. On a
pdx = xf'[p) dp -hf(p) dx -4- <?' (p) dj?, on
dx ■ f'[p) x=- *'{P) -
dp ' f(p) — p f[p)-p
équation qui donne (511 )
(2) *=-* J/W-P\ J^^cJApy-Pfy + cL
En éliminant p entre les équations (x) et (2), on aura l'intégrale -demandée. Ordinairement celte élimination n'est pas praticable, parce que l'équation (2) contient des fonctions transcendantes de p $ mais alors, en donnant à p une suite de valeurs arbitraires, les équations (1) et (2) détermineront les valeurs correspondantes de x ely.
527. Quand f (p) = p, l'équation (2) est illusoire. Mais alors l'équation (1) devient l'équation de Ciairaut,
(a) jr=P* + ?{p)9
et en différentiant par rapport à x, on aura
pdx = pdx -+- xdp -f- y' (p) dp,
dp [x -f- y' (/?)] = o.
Cette équation peut être satisfaite de deux manières :
6o cours d'analyse.
i° en posant
dp — o, d'où p = C,
et, en substituant celte valeur de p dans (a),
2° en posant
on en déduira pour/? une valeur f(x) et Ton aura
relation qui ne contient aucune constante arbitraire et qui ne peut être déduite de l'intégrale générale en donnant à la constante une valeur particulière.
C'est ce qu'on nomme une solution singulière.