On vient de démontrer que l'équation différentielle
(i) M<ix + Nrfy = o
admet toujours une intégrale contenant une constante arbitraire C. Cette équation intégrale, résolue par rapport à C, prendra la forme
« étant une fonction de x et y qui ne renferme pas C. On
tire de l'équation (a)
du
du , du , „ , dy dx
— dx-\-—dy = o, d'où -- = — — • dx dy dx du
dy M
Or, l'équation (i) donne -f- = — iç* On doit donc avoir
du
* ; du N
dP
Cette équation doit être identique, car s'il en était autrement, elle établirait entre les variables une relation en vertu de laquelle y serait une fonction de x sans con-
i • • */r ivr d*1 du » *•
stante arbilraire, puisque M, JN, — » — n en contiennent
pas. Or, à cause de l' équation u=C, y doit dépendre de x et de la constante C.
L'identité (3) peut être mise sous la forme
du
du
dx M~ =
en désignant par v chacun de ces quotients. On tire de là
dit du
donc
du=v (Mrfx + Nrf/).
Ainsi, i7 existe toujours un facteur y, fonction de x et de y, propre à rendre le premier membre de V équation une différentielle exacte.
Quand on saura trouver ce facteur et l'intégrale u de la différentielle totale y (Mdx -f- Ndv), u = C sera l'intégrale de l'équation (i).