existe une infinité de facteurs propres à rendre
le premier membre de l'équation (i) une différentielle
exacte. En effet, si nous multiplions les deux membres
de l'équation
v(Hdx -f- Nrfr) =du
par une fonction quelconque de m, y (u), il vient vy(u) (Mdx -f Nd[j') = y(u)du =z dfy (u) du.
Ainsi, ^(w) (Mdx-t-Ndj) est encore une différentielle exacte, et le facteur v<f (u) jouit de la même propriété que le facteur u.
Exemple, xdy — ydx = o. Cette équation donne
dr dr % y
— = — > d'où y = Car, ou - = C = u.
jr x x
Le facteur, y, le plus simple qui rend xdy — ydx une dif-
fërentiellle exacte est donc -^ Tout autre facteur, v<f{u),
est de la forme -o(- •
x1 * \xj
Ainsi © (u) = — donne le facteur — et
T N ' u XV
dy dx , . y
o(u) = r donne le facteur — r et
n ' i + tf1 x1 -+- y*
.rdy — ydx . y
— ^ — ^ — = a arc tang -•
533. Réciproquement tout facteur Y propre à rendre Mdx -i-Ndy une différentielle exacte est de la forme i>©(w). En effet, soit
V(Mdx-hNdy) = dV:
on a
v(Mdx-+-Ndy) = du; donc
(i) d\J = - du.
Soit u = f^xyy). Si l'on tire de cette équation la valeur de y en fonction de u et de x} et qu'on la porte dans la valeur de U, on aura
U = <l> ( w, x ), dU = -r- du -\- -¥■ dx :
du dx
cette expression de la différentielle totale dU doit être
identique à sa valeur (i); or cela exige que ~- soit nul,
et que la fonction ^, indépendante de xy soit une simple
fonction de u\ il en sera de même pour sa dérivée -^->
qui est égale à - •
534. D'une manière générale, w, U, q étant des fonctions cTun nombre quelconque de variables, si Von a
Stcrm. — An., II. 5
d\] = qdu, on aurai] = <p(u); car en éliminant une
de ces variables, x par exemple, on pourrait écrire
U =^ty(u,y, «...).
Or, d\J ne peut se réduire identiquement à qdu que si ty est indépendant de yy s, . . . et se réduit à une fonction de u.
535. Si deux facteurs V et v rendent différentielle exacte V expression M<te4-Nd^, leur rapport égalé à une constante sera V intégrale de Véquation
Carde
-=C, ou <p(a)=C,
on tire u = c.