MT
JCOtfp, Y
sinf '
Fig. j.
ce sont les longueurs auxquelles on donne les noms de sousnormale et de sons-tanç^ente, de normale et de tangente. Considérant en parlifulier les deux premières, je remarque que si l'angle 9 est obtus, comme l'indique celte nouvelle figure [Jig. 5), on aurait
SN = — /tangcp, ST = — jcolfp.
Mais alors les longueurs ne sont plus comptées dans le même sens pir rapport à la projection du point de contact sur l'axe Ox, de sorte qu'on peut se borner aux premières formules
SN=jtang^, ST=jcol!p,
en convenant, pour la sous- normale, qu'elle sera portée à droite du point S ei elle est positive, à gauche si elle est négative, et faisant la convention inverse à l'égard de la sous-iangente. Cela posé, je me propose de déterminer toutes les courbes
ayant, au signe près, môme sous-normale et même sous-langenle qu'une courbe donnée quelconque j -^ o(x).
dr
Employant a cet cllei l'expression tang9 = —•) qui permet
d'écrire
Ytly CT y^^
<lx (ly
SN
je suis amené aux relations
fr/Y
\ dt ^ y dx
^ dx '
d\ dy
"jO CALCUL DIFFÉREMIEL.
Or la première, en muUipIianl les deux membres par 2^/.r, donne immédialemeni
ou bien
ei en désignant par A une conslanle arbitraire, on en conclut
A l'égard de la seconde, envisageant d'abord le signe +, on
aura
Yr/,r Yflx
ou, sous une autre forme,
r/Y dY
et on reconnaît ainsi dans les deux membres les différeniielles de logY et logf, de sorte que nous en conclurons, en désignant par logA une constante arbitraire,
logY =-- logj+logA, et enfin
Y = kr.
Si l'on considère en second lieu le signe —, c'esi-à-dire la
relation
Yr/.r ydx
on en déduira
/Y - dy '
\ dy -^ yd\ = o,
et le premier membre jnetlant en évidence la ditTérentielle du produit Yr, nous sommes amenés à celle conclusion
Yr=A, d'où
On voit donc qu'étant donnée la tangente à la courbe
y=:(f){x), on en déduit, par une conslruciion géomélrlque immédiate, la tangente à ces diverses transformées, savoir
Toutes les courbes du second degré, sous ce point de vue, dépendront de la ligne droite, qui est à elle-même sa propre tangente, et en considérant pour seul exemple l'ellipse
Fig. 6.
nous opérerons ainsi. Ayant tracé la droite r= -^ (^g. 6),
qui est la diagonale OA du rectangle des axes, et mené l'ordonnée MS d'un point quelconque M de la courbe, nous obtiendrons sur cette diagonale le point m, auquel correspond la même sousnormale sauf le signe. Soit mn conduit perpendiculairement à Ont, afin d'obtenir Sn; nous porterons cette distance à gauche du point S, en SN = S/i, et MN sera précisément la normale au point M de l'ellipse.
IV. Afin d'appliquer encore la notation différentielle, voici les questions analogues aux précédentes à l'égard des courbes rapportées à des coordonnées polaires, où l'on emploie encore ces mêmes dénominations de sous-normale, sous-tangente, etc., mais en les définissant d'une autre manière, comme il suit :
Élevons au pôle S [Jîg. 7) une perpendiculaire au rayon vecteur SM=p; soient T et N les points de rencontre pe cette perpendiculaire avec la tangente et la normale à la courbe en M ; on aura, si l'on désigne par V l'angle SMT :
Fig. 7.
La sous normale SN = o cotV,
La sous-tangente ST = & tangV,
La normale MN = -J-^ ■>
sinV
La tangente MT = — ^. •
^ cosV
Ces diverses expressions, sauf celle de la normale MN, soni affeciôes du signe — dans le cas de l'angle V obtus, cotnme on le verrait par celte seconde figure (Jîg. 8). Mais, sans m'y Fig. 8. arrêter, je remarque qu'en désignant
par p' la dérivée de p par rapport à l'angle polaire w, on a
p pffw
tangV=.^, = L.,
lion différentielle.
et on en conclut, en employant la nota-
SN = t- ST-^
d(à ftp
Soii donc p =/(&)) l'équation d'une courbe quelconque, nous obtiendrons toutes les autres lignes p, = 9(0), ayant même sous-normale, en posant
Cette seconde courbe a reçu le nom de conchoide de la première. En égalant les sous-tangentes, nous trouverons
ou bien
'-^ dp
ei par conséquonl
ce qui établit entre les inverses des rayons vecteuis la même relation que précédenimeni.
Un résultat plus important s'obtient enfin en chercbant sous quelle condition les angles des tangentes avec les rayons vecteurs correspondant au même angle polaire r» sont supplémentaires. En posant, en conséquence,
ce qui peut s'écrire on en conclut
0, (lo
et l'on voit que la seconde courbe est la transformée de la première, par rayons vecteurs réciproques.
Différentielles d'un ordre quelconque.