II 1.3 I
^ ' \n % a* 2.4 rt* /
proposition déjà obtenue, page 299.
IV. En dernier lieu je remarquerai, relativement à la substitution déduite de la propriété caractéristique de l'invariant des formes du second degré, à savoir
kax-\- B(a-+-x)-i-C— }/^ ^kx^-i~ aBx-t- C X — a
qu'en considérant encore comme unicursale la courbe du second degré
X= ^kx^-h aBx-t-C,
on serait facilement parvenu au môme résultat. Effectivement, une sécante issue d'un point de la courbe
x = a, y= v/Aa*-t- iBa H- C = v^
a pour équation
de sorte que l'abscisse du point variable d'intersection est
3l4 CALCUL INTÉGRAL.
donnée par la relation
{/Ax'-hiBx-t^C— v/CÎ = {x — a)9.
Remplaçons le coefficient angulaire 6 par une autre variable /, en faisant
et celte relation deviendra, en changeant les signes des deux membres,
\/(i — v^Au;'-!- T.Bx -r- C~(x — a) — -^r-
Or il suffit d'observer qu'ayant
G = A«'-+-aBrt + C, H = -A« — B, il en résulte
G— (x — «)H = kax ■+- B(« -f- x)-+-C; de sorte qu'on retrouve précisément la valeur
Aux -+- B(q -+- j:)-f- C — y/G \/Xjr^-h aBx -f- C
Applications.
I. Afin de donner quelques exemples des méthodes et des résultats qui précèdent, je vais déterminer la valeur de ces deux intégrales définies, où a et [3 sont des constantes qu'on supposera inférieures à l'unilé, savoir :
ffx
/-+- ' (i — ax)(i — (3.r) dx
^ (i - :iax -^ a}){i - ipx -h p^) y/i^T^
A l'égard de la première, je partirai de la formule
r,— !^^^=r:r=. = -^log(Aa;-+-B-t-v/Âv/Ax'-H2Bx-^C), J v^Ax'-^iBx-^-C v/A
PREMIERS PRINCIPES. 3l5
en faisant
Ax' H- aBx -^ C = (i — 10LX -+- a'){i - i^x -+- p»), ce qui dormera, si l'on égale les dérivées des deux membres,
Ajt -i- B = — a(i— ipx -h^') — P{i— ixx -h x').
On en conclut que la fonction
Ax -H B -H v/Â \/Ax^ -T- iBx -t- C prend, pour x = i, la valeur
- a( I - P)» — P(l - a)» -t- 2 v/âF(i - a) (l - P)
et, pour jr = — I, celle-ci :
- a(i -+- p)»— P(l -h a)'4- av^^{i -i- a) (i ^ P)
de sorte que l'intégrale définie entre les limites — i et 4- 1 se réduit à celte forme très-simple :
, ^l—%xx-i-a^^i—'2px-i-^' \/txp i y/ap
Passant maintenant à la seconde, il faudra, d'après la méthode générale, décomposer d'abord en fractions simples la fonction rationnelle
(i — ax)(i — Px) (i — 2ajr H- a')(i— îpx-f- p')'
dans laquelle, le numérateur et le dénominateur étant du second degré, la partie entière sera simplement une constante, et nous ferons en conséquence
(I — aax-t- a*)(i — afx -i- p*) i — 23tjc-i-a' i — ipx-i-p'
Cette constante s'obtient en faisant x infini, et a pour va-
3l6 CALCUL INTÉGRAL.
leur -j\ on trouve ensuite aisément
I (i- a')(2a— P- pg») -4 (a -S) (1-4) ^
Cela étant, la formule
ou plutôt celle-ci, en remplaçant a par—»
/"+■ dx
donne sur-le-champ
dx Tz 2 a — |5 — (5a'
axxH-a')v/i-x' 4 (a - i^)(l-a^)
d'où
V i (i-2ax^)v/i-x'"^ J, {i-i'^x+p')^7^1?~^ '-4'
et, par suite, cette valeur très-simple :
X(i — a.r)(i — ^jc) rf.r
- , (i- 2aj:+a^j(i — 2p^+ t') ^,11 ^-^
TT / 3— a[r\ TT 2 — a6 ~4\ I — a(iy~2i — a^
II. Les deux résultats que nous venons d'établir dépendent seulement du produit a[3; c'est là un fait analytique important, dont je vais, en quelques mots, indiquer les consé-
PREMIERS PRINCIPES. 3l7
quences, mais en considérant seulement la relation
dx 1,1-4- i/î^ = -== lof -
Soit à cet effet , en développant suivant les puissances croissantes de a,
yi — aax -h a' ■»
je remarque que le coefficient de a" est un polynôme entier du /i'*"' degré en x\ car en changeant « en - pour y supposer ensuite x infini, le premier membre se réduit à
d'où resuite que — —t prenant pour x infini la valeur finie
T. > est bien du degré n en x. Cela pose, on aura
de même
v/i — apx-^^'
et SI, après avoir développe -pzr log -=j on égale les
ya^ I — va[3
coefficients des mêmes termes dans la relation
/ rfar[i-i-ax-4-...4-a"^„(x) 4-...] [, -h ^jr -^...~>r^'"^„^x)-r...\
on trouve, pour n et m différents,
et, pour m ~n,
3l8 CALCUL INTÉGRAL.
Or, en ajoutant membre à membre les diverses égalités
après les avoir multipliées par des constantes A», A„ . . . , A„, on trouve la condition
j ?«+.W[Âo?„W+A,'j'„,(T)-^A,'f„,(x)+...-^A„(p,(x)]r/j::= o,
où le facteur
peut représenter un polynôme quelconque du n'*"" degré, et cette condition, comme on l'a déjà établi, a pour conséquence que 9„+,(^) ne diffère du polynôme X„+i de Legendre que par un facteur constant. On a en effet l'égalité
11= i-f-aX, + a'X,-l-...H-a"X„-t-.. .,
ï ' •' ni
qui a servi de définition et de point de départ pour la théorie de ces fonctions, la démonstration que nous venons de donner des deux théorèmes
étant celle de Legendre. {Exercices de Calcul intégral, t. III, p. 247.)