‹ Cours d'analyse de l'école polytechniqueChapitre 83 sur 102 · L'équation de l'ellipse étant · texte numérisé non relu

L'équation de l'ellipse étant

l'aire d'un segment compris entre les ordonnées qui correspondent aux abscisses Xa, x aura pour expression

A=- / \/a^ — x'dx\

mais je remarquerai, avant d'effectuer le calcul, qu'en posant pour un instant

\la' — xUlx^

il vient

SgO CALCUL INTÉGRAL.

Or A' est précisément la valeur de A lorsqu'on suppose b = a : c'est donc l'aire du segment de cercle

circonscrit à l'ellipse et compris entre les ordonnées qui correspondent aux mêmes abscisses Xo et x. Appliquons maintenant à A' les méthodes relatives à l'intégration des radicaux du second degré en écrivant

nous réduirons l'intégrale

r x'^dx J slœ—x'

qui donne

•» en partant de l'identité

dx = dx.

et par conséquent

/x'^dx C'^ r ' y/a' — X' ^ J \fc?

On en conclut

^ r dx r x^dx

a^ I '-ZZ — 2 / —r 1

J \Jà^ — x'^ J \/à^ — x'^

dx

— \x \Ja^ — X-.

n? r dx I ,— J

A — — / -\ — X sja' — a- ,

or on a

rdx / '\a)

arc sin - ?

et, si l'on suppose pour plus de simplicité x<, = o, il viendra

A' = ~ arc sin - H — x J a'- — x"^.

sans ajouter de constante, puisque les deux membres s'évanouissent pour x^^o.

Le tertn^ algébrique de celte formule,

est l'aire du triangle OMP ou 0P = a7, MP — \/a'— x\ et par

conséquent le terme transcendant — arcsin - donne l'aire du ^ 1 a

secteur circulaire AOM [fig- 35). La quantité arc sln — provenant de l'intégrale

JCx dx 0 V^

est, comme on l'a vu (p. 3o3), le plus petit arc ayant - pour sinus; elle est

donc pour x= a égale a -; par suite le secteur correspondant, c'esl-à-dire le quart du cercle, a pour valeur j T.a\

On parvient d'une autre manière à la quadrature de l'ellipse, en représentant ses coordonnées par les formules

j;--acos^, j = èsincp,

et faisant croître 9 de zéro à 27:. L'espace illimité se trouvera ainsi à droite de la direction du point décrivant la courbe ; par

conséquent l'intégrale / fdx prise par rapport à 9 entre les

limites zéro et iv: sera l'aire changée de signe. Elle a effecti-

cos'9C?cp; or l'équation

COS'ç

1 COS'ip

donne immédiatement

COS'çr/tp = TT,

d'où, pour l'aire de l'ellipse, la formule

Soit en second lieu l'hyperbole

nous aurons

a^dx = -A',

en appelant encore A' le segment relatif à l'hyperbole équilalère où 6 = a, savoir

A'— j ^x^ — a'dx.

Opérant comme tout à l'heure, en écrivant

I^^-"'"^=Iw^,~''i\

je ferai usage de la relation

J^ x^dx câ r dx I ,—, -, ~ — / + -X \Jx^ —■ a',

ce qui donnera

par la formule générale

r--==£=.=.^ = — log {kx-r-B-^ s/ A ^Ax'-i-iB^^TC.). J yAx-h iBx -h L yA

On en conclut immédiatement

J yx^ — a^

et si l'on dispose de la constante arbitraire de sorte que l'intégrale soit prise depuis ^ = a, on trouvera

dx , X -f- \/x'^ — à' , ,- -^ log

11 vient donc pour l'aire de l'hyperbole

l> I,, ab X -h \/x'^ — (i^ b

A = - A' — ^ log 1 X x/x'-'— «-'-T- C.

APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES. SgS

Supposons celle aire compiée à pariirdu sommei; on devra avoir A = o pour x = a; il en résulle C = o, et par suite

AMP^-^log^

H X y/jc' — a*.

a ia

Ici, comme pour le cercle, la figure donnera la signification pj 3g de la partie transcendante (^g-. 36);

ayant en effet

1 '' in ^

on obtiendra pour le secteur AOM la valeur

\Jx'

AOM = OMP - AMP - — log -

Remarquons enfin que, l'équation de l'hyperbole

Fig. 37.

devenant celle de l'ellipse lorsqu'on change b en •. et le ra-

dical sjx'—a} en \j—\ \Ja'—x^, on obtiendra l'aire de l'ellipse en effectuant le même changement dans celle de l'hyperbole. Celte correspondance analytique se retrouve en Géométrie à l'égard du cercle et de l'hyperbole équilaière.

Considérons dans cette dernière courbe rapportée à son centre et à ses axes les secteurs OMP, OM'P {Jig. 37), et désignons par N le milieu de la corde MM'. Une parallèle à la direction ON, menée par le sommet de gauche P', rencontrera l'hyperbole en un point M" tel que les deux secteurs OM'M" et OMP soient égaux en surface, ce qui donnera la relation

OM'P = OMP -t- OM'P ;

or, en faisant la même construction dans le cercle rapporté à son centre, c'est-à-dire en menant par l'extrémité P' du Fig- 38. diamètre une parallèle P'M" à la di-

rection ON perpendiculaire sur le milieu d'une corde quelconque MM' [Jig. 38), on reconnaît immédiatement l'égalité des arcs MF, M' M", et par conséquent des secteurs auxquels ils servent de mesure.

II. Je donnerai un exemple de l'emploi des coordonnées polaires pour la détermination des quadratures, en considérant les courbes du second degré rapportées à leur centre, et ayant pour équation

Aj*-f- aB.rj h- Cj:^— i.

Faisant en effet

d'où

X = p cosw, jr = p sinw,

" Asin^M -(- aBsinwcosw -H Csin'^w '

on aura à intégrer

fiw

'w -H 2Bsin&)Cosw-f- Csin^w Posons, pour décomposer en éléments simples,

Asin^w -I- aBsinwcosw -i- Ccos'w = Nsin(w — x)sin(w — p), on aura les conditions suivantes :

A = Ncosacosp, 2B= — N(sinacosp -+-sinpcosa), C = Nsinasinp,

qui donnent aisément

4(B'-AC) = N^sin^(a- p),

et nous observerons que tanga et tang[3 sont les racines de l'équation du second degré

APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES. 3g5

Cela posé, on a immédiatement

Asin'w-t-aBsinwcosw-t-Ccos^w Nsin(a — p) d'où

[cot(w —a) — cot{w —p)],

flw I , 8in(w — a)

log

Asin'w -H aBsino) cosw -i- Céos^w Nsin(a~f5) ^sin^w — p)

Considérons en particulier le cas de l'ellipse où B*— AC est négatif, de sorte que langa, tang^ et, par conséquent, a et ^ sont imaginaires conjuguées. Soit donc

b étant supposé positif; nous déterminerons le signe du facteur constant Nsin( a — (3) en remarquant d'abord que le sinus sera le produit de y^— i par une quantité du signe de b, et par conséquent positive, puisque N, d'après la relation

A = Ncosacosp, sera du signe de A et positif. On a donc

Nsin(x- P) = 2v/AC -B^Z-i,

en prenant la racine carrée en valeur absolue. L'intégrale définie

tlw

A8in*6> H- aBsinwcosw -t- Ccos'w

qui donne l'aire totale de l'ellipse, peut se réduire aux limites zéro et tt, par celte décomposition

^'^ fh^

Asin^w -t- aBsinwcos(*> -t-Ccos^w

Asin'o) H- aBsinwcosu -+-Ccos''w

=*" fltù

Asin'w -f- aBsintocosw -+- Ccos'w

SgÔ CALCUL INTÉGRAL.

en posant, en effet,

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