COURS U* ANALYSE
73. Mais il peut arriver que les coefficients difiérentiels de Tordre le plus élevé n'entrent pas à la fois dans les deux équations.
Supposons que les coefficients différentiels de l'ordre le plus élevé soient, dans la première,
d^y dH
daf^ dz^ et , dans la seconde ,
dx'^' da:^'
On différentiera m fois la première équation, et m fois la seconde. On aura alors nt'^m '•{- •! équations renfermanty et ses dérivées jusqu'à l'ordre m + m'. On pourra donc éliminer toutes ces quantités, et il restera une équation entre z et x^ dont l'ordre sera le plus grand des deux nombres m + n', et m' -\-n] et cet ordre est égal au nombre des constantes qui entreront dans la valeur de z. Substituant à z et à ses dérivées leurs valeurs connues , dans les m -|- w + I équations , on en pourra éliminer les m H- m dérivées dejr^ et il restera une équation entre y, x^ et les constantes qui entrent dans z.
74. Considérons , en particulier, le cas de m équations où toutes les dérivées sont du premier ordre , et peuvent en être déduites sans que l'on rencontre aucune incompatibilité ou indétermination ^ on aura alors
dz
du
— z=ff(xyy, «,..., a);
dx et, d'après ce qui précède, les constantes arbitraires se-
SV€ONDE PARTIK. g*J
ront les valeurs de j , ^ - . • • > " correspondantes kx :=zXo» Si Ton difierentie la première m — i fois et qu^on substi* tue à chaque fois aux dérivées du premier ordre qui s'introduisent, leurs valeurs tirées des équations données, on obtiendra ainsi :
• — = F(j:,^, 2,..., Il), -j^ — F, (a:,/, «,.••> ")>
et il n'y a plus qu'à éliminer les variables z , . . . , ix qui sont au nombre de m — i . Il en résultera une équation de l'ordre m enjr^ qui donnera la valeur de cette variable en fonction de x et de m constantes arbitraires. Substi* tuant cette valeur dans les m — i équations qui , conjointement avec l'équation finale , remplacent le système donné , on en déduira ^ , . . . , u en fonction de x et des mêmes constantes arbitraires.
Remarque. — Si les intégrales de ces équations sont mises sous la forme
qu'on les diflerentie , et qu'on remplace -^ , . . . , ^— par
leurs valeurs en a:, j^, ^ , . . . , w, les équations qu'on obtiendra entre ces variables seront des identités; car toute équation déduite des intégrales et des données doit être satisfaite par des valeurs arbitraires j^o? ^0 v? ^'05 correspondantes à un a: arbitraire x^.
On adonc, quels que soient j:,^-, -J,.*') "?
dx dy dz du ^
et ainsi des autres.
2* édit, n
çfi COURS d'aitaltse.
75. On peul ramener à ce dernier cas celui dans lequel on suppose que Ton puisse exprimer les dérivées
» cf"/ d^z dPu
daf^ daf" dxP
au moyen de celles d'ordre inférieur.
En effet , si Ton pose
dx-^' dx "^ '•••' dx --^ '
dz , dz^ „ dzi'^'') , ,
dx-^ ' dx -^'•••' dx -^ '
du , du* „ du^P-^) , , — *#'» — ti — n(P^^)
les équations proposées donneront les valeurs de
dfi'^') dz^"'') iMp-') dx dx dx
en fonction de oCy y^ y\...^y'^""'^\ z^ -^'vj ^^"""*\ m, m',."î ï^^'^*^' En les joignant aux équations précédentes, on aura un système composé de m + w +/; +... équations du premier ordre que Ton intégrera comme dans le cas précédent.
76. Nous avons supposé précédemment que les équations données du premier ordre pouvaient être résolues par rapport à toutes les dérivées , qui se trouvaient alors exprimées en fonction des variables elles-mêmes; mais il pourrait en arriver autrement sans que les équations fussent incompatibles.
Si l'on conçoit que l'élimination des dérivées se fasse, par exemple , en tirant de l'une des m équations la valeur
de — et la reportant dans toutes les (ni — i) autres^ puis
SEGONDC PARTIE. ^
tirant — d'une de ces dernières , et la reportant dans les
m — 2 autres, et ainsi de suite, ou parviendra^ en général , à exprimer la dernière dérivée au moyen de x^y^z^.,, et, par suite, toutes les autres. Mais si Tune de ces substitutions faisait disparaître , dans toutes les équations où on la fait ^ n dérivées en outre de celles que Ton substitue, on aurait un système d'équations dont le nombre surpasserait de n celui des dérivées et l'élimination de celles-ci , en supposant qu'il ne se rencontre pas de nouvelles variables, conduirait à n équations entre les variables même x^y., z ,..« sans constantes arbitraires. On pourrai t^ en tirer les valeurs des x variables dont les dérivées ont disparu., et il resterait m — n équations difierentielles résolues par rapport aux dérivées. Les intégrales du système proposé ne renfermeraient alors que m — n constantes arbitraires.
Soient pour exemple les trois équations
dx
dz dx
du dx
dy dx
dz dx
du dx
dz dx
du
dx
dy L'élimination de -j- conduit aux deux équations
-^ a disparu en môme temps que ~-, et si Ton élimine ^ entre ces deux équations, il en résultera une autre entre
it>o COURS d'avaltsk.
07,^5 z, qui sera
z — x^ xz — X
y — X JF -+- z
oa
jr 2 4- 2» — xyz -{- xz — xy — x* = o.
Un eu pourra tirer z en x et ^, :et 1 on connaîtra -^
et ■— en fonction de x et r. On rentre ainsi dans le cas
primitivement traité , et l'on obtiendra les valeurs de u et y^ et , par suite, de -z , en fonctien de ,r et de deux constantes arbitraires.
Équations linéaires simultanëeis.
77. Si ces équations sont toutes du premier ordre, on a un cas particulier de la dernière question^ c'est celui où les fonctions F, /*,.«• ? ? ^^^^ linéaires par rapport à j^, z,...^ u, et renferment x d'une manièi^ quelconque ; et il est facile de voir qu'alors l'équation finale en y ^^t linéaire.
Quant à la détermination des autres inconnues , il est important d'observer que, rélimination ayant lieu entre des équations du premier degré en -z,.**» ^t lorsqu'on connaîtra j^, on tirera les* valeurs de ces' inconnues , de celles que l'on voudra des équations (i) elles-mêmes; car ces équations doivent être satisfaites , et de plus ne donneront qu'une seule valeur pour chaque inconnue.
Si ces équations ne sont pas du premier ordre , on peut les traiter par les méthodes indiquées précédemmei\t. On peut aussi les ramener à des équations du premier ordre , en posant , comme nous l'avons déjà fait ,
dr dr' dvC^-^^
dx"^ ' dx -^ '"' dx ~*^ . '
et de même pour les variables ^r , . . . , m.
SECONDE PA&TiE. lOl
On aura ainsi un plus grand nombre d'équations ^ mais il y en aura toujours un nombre inférieur d^une unité au nombre total des variables , et elles seront linéaires et du premier ordre par rapport à toutes les variables.
Si par exemple on avait les deux équations
d'^y (l^z dv dz- *
A' Ç^+ B' J^+C ^H- D'^+ E> -h F'z+ B' = o, dx^ dx^ dx dx
elles seraient remplacées par le système suivant :
î^= ' — = t!' dx dx
dr* dz*
A^-f-B— 4-Cr' A-V^t! Hr-E^-trFz -J-H = o,
dv ' dil
A'^ +B'— -hC>' -h DV H-E'/ -h F'z-f- H' = o.
dx dx
dy' dz'
Les deux dernières donneront -p- ? -7- en fonction li-
ax ax
néaire de^', z\ y, ^ ^ et, en opérant comme nous Tavons indiqué , nous aurons quatre équations de la forme suivante :
di ~'^'
^ = Mr' -+- Nz' -h Pr + Qz H- R, dx*
' 1^ = M'/'-H NV -f- vy 4- Q'2 -+- R', dx^
'i^ = M"/' + NV + vy -h Q"z -h R".
dx^
On éliminera 2, z\ y' entre ces quatre équations, et Ton aura une équation linéaire du quatrième ordre en j^. Quand elle sera intégrée, on substituera la valeur de j^
r02 COURS l/AlTALtrSfi.
dans trois des preimères , et l'on en tirera la valeur de z
qui renfermera les quatre constantes qui entrent déjà
dans j^. Si Ton avait suivi l'autre marehe, on aurait diffë-
rentié deux fois chacune des équations données, et l'on
aurait eu six équations entre lesquelles on aurait éli-
dz d*z
miné z. -r- vî -7-:' On aurait ensuite substitué à r sa vadx da^
leur en fonction de x et de quatre constantes arbitraires,
dans les cinq équations conjointes ; et Ton en aurait tiré
la valeur de z en fonction de x et des mêmes constantes
arbitraires.
Equations linéaires simultanées du premier ordre.
78, Ces équations peuvent être résolues par rapport aux dérivées des m variables j^, z, . , . , m ; et nous supposerons d'abord que les coefficients de ces variables soient des constantes données , mais que les termes qui en sont indépendants puissent être des fonctions quelconques de x. Nous aurons des équations de la forme suivante :
^-+-A,j 4-BiZ -f-. . .-f-P.w =X,,
dz
(i) ( dx
du ^ ^ __
ax
On pourrait les traiter par les méthodes précédentes , et l'on parviendrait à une équation lînéîiire de l'ordre m à coefficients constants. Mais il est plus simple d'employer le procédé suivant:
Multipliant ces équations, à partir de la seconde, par les indéterminées 0i, ^î,.--? ^m-n P^'» '*^« ajoutant, nous
SECONDE PARTIE. I o3
aurons
\ ax
u\ / -h (B, 4- B,Ô, H-...-hB*Ô«,)*H-...