Considérons maintenant Téquation
qui rentre dans le cas où nous avons dit qu'on ne pouvait effectuer le développement par rapport aux puissances de l'une des variables.
Si l'on pose -7-^ = /* , on aura
dx"*
d'où
il = Y+Yt^ 4- . . . "hY„,-. X "•-• + j F (x, jr)dj;'" = j-
182 COURS D^NALYSE.
Intégrant maintenant n fois par rapport ky^ et obserrant qu'à chaque intégration totale il faut ajouter une seule fonction arbitraire de x, et que les intégrales de Y, ... , Y^, seront de nouvelles fonctions arbitraires de^, on aura
On voit que ce développement renferme des fonctions arbitraires de chacune des variables séparément. , 146. Appliquons la formule de Maclaurin à l'intégration de l'équation très-simple
dz dz
dx dy
On en tire , en diflérentiant par rapport à x,
dz d,— d^z d^z dx d^z
dx^ dxdy dy dy^
dx"^ dy^
fl*"
dx^ dy^"^
donc
z-=z^-\-—-ax-\'-—- H. . --H-j-z-- — h
dy dy^ 1.2 dy^ 1.2... 172
Or le second membre représente le développement de la fonction de j^ représentée par Zç^ , et dans laquelle on change j^ en y -|- ax. Comme d'ailleurs ^0 est une fonction arbitraire F (7), on aura, pour Fîntégrale cherchée,
z = F(.r -h ax).
On trouve ainsi une fonction arbitraire renfermant
SECONDE PARTIE. l83
deux variables, mais d'une manière déterminée^ ce n'est donc pas une fonction arbitraire par rapport aux deux variables.
Equations linéaires aux différentielles partielles.
147. Lorsque T équation linéaire ne renferme pas de terme indépendant de z et de ses dérivées , il est facile de voir que la somme d'un nombre quelconque d'intégrales particulières satisfait encore à la même équation.
Lorsque, de plus, les coefficients sont constants, on y satisfait par des expressions analogues à celles que Ton a trouvées dans les équations diflerenti elles.
Si Ton considère, par exemple, une équation de l'ordre m , renfermant la fonction z et ses dérivées par rapport à x etj", multipliées par des constantes, on pourra poser
z = Ce^"*"^"^; Texponentielle disparaîtra , ainsi que C, par la substitution dans l'équation donnée , et il restera une équation du m'^'"* degré entre a et 6. Elle pourra donner 771 valeurs de 6 en fonction de a ; si Ion en désigne une par (f (a) , on aura une solution de l'équation , en posant
Les quantités a et C peuvent changer d'une manière quelconque en passant d'un terme à l'autre de cette somme , et le nombre des termes est entièrement arbitraire; s'il est infini , et que G soit fini , on a une série ; mais si C est infiniment petit, et de la forme F(a)/ia, F désignant une fonction arbitraire , on a une intégrale prise par rapport à
a . La valeur de z est alors z =/F (a) e ^^ "^^^ ^^^da. , et renfermera une fonction arbitraire.
148. Lorsque les valeurs de 6 sont toutes linéaires par rapport à a , c'est-à-dire qviand on a ë = <? a -|- ft, il est
i84 COURS u'analysk.
facile d'exprimer, sous forme finie , Tintégrale générale
de l'équation.
En effet , une des valeurs de S donnera la série
z = ïCtf ^-^ e« ('•+-«^) = e^^ iCe ^- (^-^^\
Or, Cet a étant arbitraires, SCi*" représente une fonction quelconque de m; donc JlCe^'^^~^^^ représente une fonction arbitraire de e'"^"-^, et par suite de x-f-oy. Si on la désigne par F(j: -\-ay)^ et qu'on raisonne semblablement pour les m valeurs de 6 , on aura , en ajoutant ces m solutions ,
Cette expression renferme m fonctions arbitraires telles , que si Ton développait par rapport aux puissances de x, les m premiers coefficients pourraient généralement être égalés à des fonctions arbitraires de y. Elle représente donc l'intégrale, générale.