Appliquons cette méthode à l'équation
dx^ "~^ d/^ -" ^'
qui détermine les mouvements vibratoires , soit des cordes élastiques, soit de Fair dans les tuyaux cylindriques.
On posera jz; = Ce**^"^ -^^ et Ton aura
a'-* — a'€='=o, d'où a =±«6; par suite ,
z=lCe^^^-^'^\ et z =1 iC^e^^^'-'^'l L'intégrale générale est donc
2 =: F(jr -h cia:) -h F, ( j — ax).
Les fonctions F, Fi se détermineront facilement si l'on connaît z , -- pour x = o»
SECONDE PARTIE. l85
Soient, en effet,
les fonctions F et Fi devront satisfaire aux deux conditions
Intégrons les deux membres de la dernière , et représentons I <f(j)dy par f^ (j-) , nous obtiendrons
C désignant une constante arbitraire. On tire de ces équations
2F(r)=/(/).+ ^+(r) + c, 2F.(r)=/(r)-^>Kr)~C;
la valeur générale de z^ satisfaisant à toutes les condi- { tions , sera donc
Intégration des équations différentielles partielles linéaires, par le moyen des intégrales définies.
150. Nous avons dit tout à Theure comment, en partant d'intégrales particulières, on pouvait en obtenir de plus générales , renfermant des fonctions arbitraires , et exprimées par des intégrales prises par rapport à des variables différentes de celles qui entrent dans Téquation proposée. Le choix que l'on doit faire pour la forme des
l86 COURS D^ ANALYSE.
intégrales particulières doit être tel, que les fonctions arbitraires que Ton aura introduites puissent se déterminer facilement au moyen des données ] et ces données sont ordinairement les valeurs que reçoivent la variable principale et quelques-unes de ses dérivées par rapport à une des variables indépendantes, lorsque l'on donne à cette dernière une valeur particulière. Considérons, comme premier exemple , l'équation
, . dz (Pz
qui détermine le mouvement de la chaleur dans une barie prismatique j dont la surface latérale est imperméable.
La question sera entièrement déterminée, d'après ce que nous avons vu, si l'on connaît la valeur de z relative h X = o. Soit donc donné
(2) z = F( j) pour X = o;
on satisfera à l'équation (i) en prenant
pourvu que w = — a^rn^. On peut même, au lieu de f^ mettre j^ — a, puis multiplier par une constante arbitraire A , ce qui donnera la valeur particulière
z = A^-«''"'^ cos/w (7 — a).
Faisons croître les constantes arbitraires m et a par degrés infiniment petits dm^ da , et supposons que A soit de la forme
/désignant une fonction arbitraire •, la somme d'un nombre quelconque de ces solutions infiniment petites sera encore une solution . On aura donc une valeur plus gène-
raie de z en prenant
z = 1 //(«) e -«•'«'* cos/«(/-- a) i//w^a,
les limites des deux intégrales étant arbitraires. Or cette valeur de z se réduit , pour x = o, à
I / y(a) cos m [y — a) dmdoL .
Donc, si Ton prend — oo et +qo pour limites de ces intégrales, on trouvera pour résultat 27r/'(j^)- ce qui déterminey*(^^), puisque, d'après la condition donnée, on devra avoir
La valeur de z , qui satisfait à l'équation (i) et à la condition (2), sera donc
et toute valeur de z qui satisferait à ces deux équations serait identique avec celle-ci , sous quelque forme qu'elle se présentât. Il ne reste plus qu'à chercher si l'expression peut être simplifiée.
Or on a la formule
J-co «
d'où il suit
et, par suite,
2a y TT \xj~~ 05
i88 Gon&s d'analyse.
expression qui ne renferme plus qu'une intégrale définie
simple.
On peut lui donner une forme plus commode en posant
('•?^y=6% d'où <x= f±za^\pc,
et
da. =lt: 2a \xd^.
Si Ton prend les signes supérieurs , les limites de S seront les mêmes que celles de a , et Ton aura
XU0 ■ 0°
Si l'on prenait les signes inférieurs, les limites seraient renversées , et , en les remettant dans le même ordre , on trouverait pour valeur de z ,
qui ne diffère pas de la précédente, vu que 6 passe par
toutes les valeurs positives et négatives, et que e~~ ne change pas quand S change de signe.
La solution générale de la question est donc donnée par l'équation (4).