‹ Cours d'analyse de l'École polytechniqueChapitre 136 sur 145 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

suffit de retrancher l'arc qui se trouve au diviseur de celui qui entre dans le dividende.

En multipliant le produit de ces premières expressions

par une troisième cosz -|- v^ — i sin;2, il suffira encore d'ajouter les arcs x -hj et .2 , ce qui donnera la nouvelle équation

(cosa:H- ^ — 1 sina;)(cos/4- \/ — i sinj) (cosz -H \/ — i sinz)

= CCS (a? -H ^ H-«)h- y — 1 sin(j: H- j 4-*);

et il est facile de voir que, quel que soit le nombre des facteurs de cette forme , leur produit eiFectué donnera toujours pour partie réelle le cosinus de la somme de tous les

arcs, et pour coefficient de y^ — i le sinus de cette même somme. On pourra donc poser une équation semblable à la dernière, en supposant un nombre m quelconque de facteurs, puisque les parties réelles sont démontrées égales, ainsi que les parties imaginaires. En supposant le cas particulier où X = y = z ^= ,..^ on aurait la formule suivante , qui est due à Moivre :

( i) ( ces j: -h V' — I sin x)'^=z cos mx -h V^ — i sin mx ;

il est donc prouvé que , si l'on forme la puissance m du

binôme cos x -h y/ — i sinx d'après les règles ordinaires , la partie réelle sera égale à cos/njc, et le coefficient de

s/ — I à sinmx. Or le développement de la puissance ni d'un binôme s'efl'ectue au moyen d'une formule trèssimple; on aura donc ainsi le développement général de cosîfix et sinmx, m étant un nombre entier quelconque. Ces formules sont

C05r?;x = cos"'.r cos'"""' xsni 'j;:

;w(/7i— i) (wi — 2) (m — 3) „/ . . ,

nt (m — 1 ) (/.'/ — '1) ^ , ...

sin nijc^z:. m c«)s '" ' ' .r siii .r i —„ • xioi» "^ x siu a- \- . . ,

348 COURS i>\nalyse.

Od peut observer que le développement de

(cosx — ^ — 1 sinx)" ue différerait de celui de

(coso: -4- V — I sinx)'"

que par le signe des termes où se trouvent les puissances impaires de ^ — i, et que , par conséquent ,

(cosx — ^ — I s>inx)''z=zcosmx — ^ — i sïnmx.

340. En entendant par racine n**'"* d'une expression imaginaire une autre expression qui , élevée à la puissance /i, suivant le sens convenu, reproduirait la pre-

mière • on voit que cos -±J — i sin - est une racine de

cos x±^ — 1 sin x, puisque nous avons prouvé que pour élever une semblable expression à la puissance /*"''"*' , il suffit de multiplier Tare par n. On a donc

(cosx±v/ — I sinx)" = cos-dbv'— • sin~;

in~

et si Ton élève les deux membres à la puissance p^ il vient

( co5x± J — I sina?) " = cos - x± d — i sin -^ , ^ n n

ce qui montre que l'équation (i) est vraie quand m est un nombre fractionnaire quelconque -? en entendant seulement par là que cos^a:zir ^ — i sin- j:, élevé à la puis-

sance n , donnerait la puissance p de cos a: ±sl — i sin j:, et que, par conséquent, il est une des racines n"'"'" de cette puissance p .

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