PREMIERE PARTIE. l
coupent en un autre point qui s'en rapproche indéfiniment*
Au reste , en traitant directement cette question comme la précédente, on arriverait à la même conséquence.
149. Si Ton prenait pour variable indépendante une quantité quelconque t différente de l'abscisse , on déduirait Téquation suivante des formules générales par lesquelles on opère cette transformation :
ou R
dx d^jr djr d^x dxd'^y — dyd'^x
'di'dF~' dë'dF
On aurait pu passer ainsi à la valeur de R exprimée en coordonnées polaires , en partant des coordonnées rectangulaires. On aurait trouvé la formule obtenue ci-dessus d'une manière directe.
Appliquons cette transformation au cas où la eourbe serait donnée par une équation entre l'ordonnée et l'arc , et prenons l'arc pour variable indépendante 5 oh a
dxd^y dyd
ds ds^ ds ds^
dx d^x dy d^y
d'où Ton tire
d'y ds'
Il serait, du reste, très-facile de trouver directement cette dernière formule. On déterminerait l'angle de con-
i54 COURS d'analyse.
tingence rf(p, en partant de la formule siny = —-t d'où
donc
— rf^ = cos (prfç = r/,,, y/ i ■- — ;
djT
dff d'^y
ds^
formule qui coïncide avep celle que Ton avait obtenue par le changement de la variable indépendante.
150. Courbes osculatrices . — Si l'on considère , au lieu d'un cercle, une courbe représentée par une équation donnée de forme, et contenant un certain nombre de coefficients indéterminés , on pourra lui donner autant de points communs avec la courbe proposée , qu'il y a de ces coefficients. Si l'on fait ensuite tendre tous ces points vers le premier, la limite vers laquelle tend la courbe variable se nomme la courbe osculatrice de la proposée, relativement à celles qui sont renfermées dans l'équation indéterminée.
Ces conditions géométriques peuvent être exprimées par des relations très-simples entre les coefficients différentiels successifs des ordonnées des deux courbes : soient .Ti, a:,, 0:3,..., Xfn les abscisses de m points communs à deux courbes , croissant par degrés inégaux suivant une loi quelconque^ on supposera , pour mettre le plus de généralité possible dans la question , que l'on prenne pour variable indépendante une quantité quelconque f , dont or, et par suite j^, seront des fonctions connues.
Soient j^i,j^,,j^8,...,j^,„ les valeurs dej^ relatives aux points communs ; les différences successives de yi jusqu'à l'ordre m — i peuvent s'exprimer au moyen des valeurs