INTÉGRATION DES FONCTIONS BATIONNELLES
li\ \ . Toute fonction rationnelle de x peut être consi dérée comme composée d'une partie entière par rapport à j: et d'une fraction dont le numérateur est d'un degré moindre que le dénominateur : il y aura des cas où l'une de ces deux parties seulement existera. La partie entière s'intégrant toujours immédiatement, il nepeuty avoirde difficulté que pour la partie fractionnaire; et c'est la méthode de décomposition qu'on y appliquera.
Soit donc -yr\ dx la dîflérentielle qu'il s'agit d'intégrer, F [x) étant d'un degré moindre i{uef[x). On cherchera à décomposer -tt— / en fractions plus simples ^ ayant
pour dénominateurs les facteurs premiers de y(a:) ; ce qui exige d'abord que Ton cherche les racines de ce polynôme. Supposons-les déterminées, et considérons d'abord le cas, où elles seraient toutes inégales; désignons-les par a,i,c,...,/. Soient A,B, C,...,L, des constantes indéterminées, et proposons- nous de satisfaire à l'ide ntité
F(x) ABC L
/(xj X — a X — 0 X — c X — /
ou, en multipliant par/(a:) ,
Toutes ces divisions indiquées dans le second membre donnent des quotients entiers , et les indéterminées sont en même nombre que les didérents ordres de termes , relativement à X i on pourrait donc trouver leurs valeurs en égalant, suivant la méthode ordinaire, les coefficients des mêmes puissances de x dans les deux membres. Mai^ il existe dans le cas actuel un moyen beaucoup plus simple. En effet, si Ton fait a: = ii, Tidentité subsistera toujours , et tous les termes du second membre disparai-
tront, excepté A « Pour savoir ce qu'il devient, on
pourrait faire d'abord la division par x — û , puis faircî x= a dans le quotient entier. Mais il vaut mieux traiter
la fraction d'après la règle relative aux fractions
qui se réduisent à -; et Ton voit alors qu'elle se réduit
Ainsi rhyjwlhèsc jf = « réduit l'identité à la formule suivante :
F(«) = A/'(^), d'où A=^;
et comme f (a) n'est pas nul, puisque a n'est pas une racine multiple, il est toujours possible de déterminer A de manière à ce que l'équation (i) ait lieu pour x = a. On voit de même qu'en prenant
l'équation (i) sera satisfaite par x = h^ x = c^,,,^ x= l. Il reste à en déduire la preuve de l'identité (i) ; car il est très-important d'observer, en général, qu'il ne suffit pas d'avoir trouvé des valeurs pour les coefficients indéterminés, lorsque l'on n'a pas prouvé d'avance la possibilité
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du développement. Or on sait que quand deux fonctions entières de x sont égales pour un nombre de valeurs particulières de x^ supérieur au degré du terme le plus élevé, elles sont ^égales , terme pour terme. Donc les deux membres de Féquation (i) sont rendus identiques par les valeurs trouvées pour A, B, C,..., L, puisquHls sont égaux pour les diverses valeurs a, i, c,..., /, dont le nombre surpasse d'une unité le degré du terme le plus élevé.
312. S'il y avait des racines imaginaires, rien ne serait changé dans les raisonnements précédents. Les constantes qui se rapporteraient à deux racines conjuguées , ne différeraient l'une de l'autre que par le signe de si — i, et les deux frac lions seraient de la forme
Si l'on veut faire disparaître les imaginaires , on effectuera la somme de ces deux fractions, qui se réduira k
On agirait de même pour toutes les autres racines imaginaires. ^