‹ Cours d'analyse de l'ecole polytechnique. Vol. 1Chapitre 106 sur 340 · On a pour toute valeur réelle de a · texte numérisé non relu

On a pour toute valeur réelle de a

Convenons d'appeler e '^"^ le résultat de la substitution

de X \/ — I à la place de a: dans la série ci-dessus : on aura

ou

I / ar» jr» \

* \ 1.2.3 1.2.3.4-5 / ce qui revient à

(i) tf**^= cosJ7-h V — isina^.

En changeant x en — x, on a

(2) <r-**'^=:cosjr — ^ — isinjT.

On tire de là

( 3 ) cos X =

et

(4; Sinxn: r=

149. Lorsque x ely sont des quantités réelles, on a (5) . r'X«»' = c'^.

l36 COURS D ANALYSE.

La même relation a lieu quand on a j: V — i et y si— i au lieu de x et de^. Effeclivement on a, en multipliant membre à membre Téquation (i) et celle qu'on obtient par le changement de x en j",

r'^-'X cT*^--^ =r ODS (jr -+-/)-+- y'— isin(d? -+-/), c'esl-à-diré

Celte relation se démontre encore de la manière suivante. Quand X ei y sont réels, on a

<?*Xe^=<?*^^;

il s'ensuit que, dans ce cas,

Or cette relation est une identité, car elle doit avoir lieu pour toutes les valeurs, réelles de x et de y^ sans aucune dépendance entre ces valeurs. Par conséquent, l'identité subsiste encore lorsqu'on change a: et j^ en

x\j — I et y>J — 1 j donc

150. Par extension, on est convenu de représenter par ^x+jr>f^ le résultat de la substitution de x -^ysl — i à la place de x, dans la série

x"^ Jt*

La formule c' X e-^= 6'+-^ est encore vraie lorsque les

exposants sont de la forme x -^-y V — i .

En effet, on aura d'abord, en changeant y en y \—l dans Téquation identique (6),

DIXIEME LEÇOlf. l^J

on a, par. conséquent,

^-H-/--! __ ^« ^cos p + y' — I sin <») ; donc

e^/*^ X c"-^^^ = <?*+« [cos (/ + «') -I- v~ sin ( j + ï')] , c^est-à-dlre

151 . Toute expression imaginaire a-^-b y — i pei/t être mise sous la forme e"'+-^*^~*. En effet, comme

e*-^^^^ = e*[cosy -f- y^ — i sinj),

il suffit, pour opérer celle transformation, de poser

e*co%yz=za, <?'sin^==^; dV>Ci (^)*=ra'-4- ^*,

et, comme e* est toujours positif,

On aura ensuite

cos^ = - et sm^ =

v//z' -f- b^ \ia} -4- ^>

Alors, si ç est le plus petit des arcs positifs qui ont

~l~ — ,- pour cosinus, et / ' pour sinus, on aura

yz=z7.iiz-f-9y

I étant un nombre entier quelconque, posilif ou négatif. D'après cela, on a

On obtient encore ce résultat de la manière suivante. Posons

p(cosç-hv' — i siny) = « -4- 6 y-— I,

i38 COURS d'aivalysr.

on aura

p :=z v/«* -\- 0% cos«p = . et smo =^ ■ •

Il suffit donc que l'on ait

6''(cosr -h v^ — I sinj) = p(cosy 4- \/ — i siny), c'est-à-dire

tf*cosj^ zr= pcos», e*sin^ r=psiny :

de là on lire

[C'Y = p% d'où e« = p = -h yja^ -h 6»,

par suite,

cos^ = cosy et sinj = sin » ;

donc

{'étant un nombre entier quelconque, positif ou négatif, ce qui donne encore la formule (7).

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