‹ Cours d'analyse de l'ecole polytechnique. Vol. 1Chapitre 254 sur 340 · DES COORDONNÉES RECTJ LIGNES · texte numérisé non relu

DES COORDONNÉES RECTJ LIGNES

400. Soît d^ abord, comme exemple de la théorie précédente, une parabole quelconques^ = px"*, m et n étant positifs. Soît aire OMP=: u^ on a

I m n fi

d'où

dur=.ydx-=ip X dxy

Jr*x ^ - ^—

Ce résultat peut s'écrire

xy.

Or, xy représente l'aire du rectangle OPMQ construit

sur les coordonnées du point M. On a donc

Fig. 81.

OMP : OPMQ = n:{m-h «),

ou

OMP : OMQ = n:m.

Ainsi, la parabole partage le rectangle OPMQ dans le rapport constant de min.

401. Réciproquement, il n'y a que les paraboles qui jouissent de celte propriété. En effet, la proportion précédenle peut s'écrire

(/n •+- n) u= nxy.

Par conséquent, on doit avoir

(//i -\- n) du = nx djr •+ nj dx^

d'oii

Sp^ COURS d'ANALTSE.

OU, puisque du zzr^ydx^

[m H- n)jrdx z= nxdy -^ ny dx^

ou

eufi

my dxzz=. nx dy.

Ce résultat peut se mettre sous la forme

dx dy

m — z=zn — \ X y

d'où, en intégrant,

n\yz=m\x-it-Q ou l^« = Ijc" 4- C.

Mettant C sous la forme 1/7, il vient, pour Téquation générale des courbes qui possèdent la propriété dont4] s'agit,

ou

Dans le cas de la parabole ordinaire y* = px, on a n = a, m = I , et, par suite,

402. Considérons, en second lieu, une courbe du genre p. gjj ^/7erio/e donnée par l'équation

m et n étant deux nombres entiers positifs. On n'a représenté dans la figure que la branche située dans l'angle j^Ox, et qui a pour asymptotes les deux axes.

Supposons n plus grand que m. Soient u := ACMP, OA=a, OP=J[:-Ona

Jnx /%x —

' ydxzzzj p*^ X " dx^ a Ja

TRENTE-TROISIÈME LEÇOIY. SpS

et, en effectuant Tintégration,

n uz= p

n — iH

On voit que si x augmente jusqu'à Finfîni, l'aire ÂCMP augmente aussi jusqu'à Tiniini. Mais, au contraire, si, laissant MP fixe, on fait décroître a jusqu'à o, la surface augmente continuellement, mais en restant toujours fitiie^ et, à la limite, quand a = o, cette aire se réduit à

n — êii

Ainsi la surface ACGU lend vers une limilc finie, à mesure que le point G se rapproche de plus en plus de l'asymptote Oy.

Cette limite, éi;ale à p^ x x " ou bien à

.ry, est dans le rapport constant de ti à /2 — m

avec le rectangle OPMQ = xy. On a donc la proportion

u\xy z=: n\(^n — /w),

en désignant par u l'aire indéfinie, qui cependant a une valeur finie.

-403. Réciproquement, il n'y a que les courbes comprises dans Téquation 3c^j^z=zp qui jouissent de cette [)ropriéié. En effet, on déduit de la proportion précédente

u{n — /w ) = nxjTy

d'où

\ n — m ) du z= fix cfy: -+- njr (Le.

Comme du=zydx^ il vient, en réduisant et divisant par xjr,

ilx . dy — m — •=.n — •

Donc, en intégrant,

ou bien, en faisant C = lp^

dVm

Dans le cas particulier où m = «, l'équation

revient à ]a suivante

qui représente une hyperbole équilatère du second degré. On aura

jr=-9 donc ydx^=zp — '^

Si p = i^ a = I , on aura

c'esl-à-dire que Taire est égale au logarithme népérien de l'abscisse (2H, a®).

Page 1