‹ Cours d'analyse de l'ecole polytechnique. Vol. 1Chapitre 38 sur 340 · Si la dérivée d'une fonction était constamment · texte numérisé non relu

Si la dérivée d'une fonction était constamment

DEUXIÈME LEÇOlf* 2.3

infinie, j? serait une consUnle; car si

lim - = GO , on a liiii -7 = 0, h k

et par les mêmes raisonnements (24), ou déduirait de là que deux valeurs quelconques de x sont égales (*).

27. Nous avons désigné jusqu'ici les accroissements simultanés des variables x eij par les lettres h et h\ mais comme on aura bientôt à considérer un plus grand nombre de variables, il devient nécessaire d'employer nnc notation qui rappelle toujours à quelle variable se rapporte chaque accroissement. On se sert à cet eflet de la caractéristique A. Ainsi, quand on considère plusieurs variables x,/, z^ u liées entre elles par des équations, de manière qu'une seule soit indépendante, on représente les accroissements simultanés de ces variables par Ax, ^j^ A^, ù^u. Si l'on prend x pour variable indépendante, les rapports

Ar ^z au ^JS àx ^x

auront pour limites respectives

fiy dz dn dx dx dx

quand Ao: décroîtra indéfiniment.

28. Lorsque deux fonctions sont égales pour toutes les valeurs de la variable indépendante^ leurs différentielles ou leurs délivrées sont égales.

En effet, soient u et s^ deux fonctions égales de x. Donnons à a: un accroissement Ar; soient A^^ et Ai^

C*) La dérivée d'une fonction continue ne pouvant ôtre nulle ou inHaie que pour des valeurs particulières de la variable, il en résulte qu'en général raccroissement infiniment petit d^une fonction est du même ordre que raccroissement de la variable.

les accroissements correspondants de u et de \^\ on aur.»

« -t- A« =: P -f- Acj et, comme a = J',

d'où

A // àv

Cette équation, ayant lieu quelque petit que soît Ajr,

aura lieu encore à la limite: or la limite de — est la dé-

Ax

rivee de u ou - : de même la limite de — est -y-', donc

€IX A X (Ix

du do

-— •=! —- OU du == rti».

La même conclusion subsiste quand les deux fonctions proposées ont une différence constante*, car, soit

uz=L\}-r-c\ en changeant x en a: -4- Ajr, on a

tt -H A a = p -h ûf p -t- c,

et comme a =^ p» -H c, on a encore

A // A p A tt = A p, — = — \ A.r Awt'

par suite.

ou enfin

du dx

du " dx'

du -

= dç,

c'cst-n-dire que deux Jonctions qui ont une (lijfcrencc constante ont la même différentielle,

29, Réciproquement, si les différentielles de deux fonctions sont égales entre elles^ dans un certain intcr-

DEUXIEME LEÇOK. ' 2 5

ualle^ ces fonctions auront^ dans cet infen^alle^ une ffifférence constante.

En efTet, soit y la ditïerence u — j^, et supposons que

1 on aiL

(lu dv

iix dx

De réquatlon on tire

Ly au ai' Ajc Ax Ax

OU enfin, en passant à la limite

ffr du dv dx dx dx

(ly

Ainsi — est nulle, et par suite y est une constante : ce qu'il fallait démontrer.

DES FOJNCTIOJSS DE FOKCTIOÎÏS.

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