‹ Cours d'analyse de l'ecole polytechnique. Vol. 1Chapitre 95 sur 340 · FORMULE DU BIKÔMB POUR UN EXPOSANT QUELCONQUE · texte numérisé non relu

FORMULE DU BIKÔMB POUR UN EXPOSANT QUELCONQUE

130. Proposons-nous de développer (a -h è)"*, m élani quelconque. On a, en posant - = x,

(«H- hYz=z\a[\ -t- j; )]«=«'" (i -ho:)'".

La question étant ramenée à développer (i4-x)'", soit

on aura

/(^) = w (IH- ^)'»-', /''(u:) = /w (771 — i) (i + xY-\ . . . ,

et, par suite,

(1 -+- xY = I -^ nix H ^^ ' j:* -+- . . .

H i . ^ -' jî"

131. Supposons d'abord que l'on ait 0:^1, eu valeur absolue; je dis que, dans ce cas, la série sera divergenle. En effet, on a pour l'expression de deux termes consécutifs :

Up = '^ — Vi — ^-^ — - •y'" ' ;

heuviems LEçoir. iip

par suite,

Up \ p

Comme ce rapport, à mesure que p augmente^ tend vers — x^ et que .r est plus grande que i, il s'ensuit que la série est divergente.

132. Quand au contraire x est moindre que i, en valeur absolue, la série est convergente et a pour somme

Supposons d*abord x positive, on aura

• I.2.3...(«-f-l) \l-f-Ôx/

Le premier facteur peut se mettre sous la forme

Les facteurs de la dernière ligne convergent vers — x ^x\ prenant z assez grand, et si /r est un nombre positif moindre que 1, mais plus grand que x^ on peut supposer i* assez grand pour que chacun de ces facteurs soit moindre que A^, abstraction faite dn signe. Leur produit sera donc moindre que A""***""*, et par conséquent aussi petit qu'on voudra,

A T^ 1 I • y m [m — \)..Am — n\ „,,

SI n croit. Donc le produit total — ^^ —• — 7-^^ r- J^ "^

sera aussi petit qu'on voudra en faisant croître n

(y \lH-l — »M -— ) t comme son exposant I -f- 0 jry

finît par être positif, il tend aussi vers o, à moins toutefois

que 0, qui dépend de /2, ne s'approche aussi indéfiniment

de o. Mais, dans tous les cas, ce facteur reste moindre

que l'unité. Par conséquent, le reste R tend vers o,

quand n croît. Donc la série représente (i -f- a:) *" pour

toute valeur positive de x plus petite que i. Comme

lao cotins d'analyse.

d ailleurs le reste change de signe quand n augmente d'une unité, les sommes successives de la série seront alternativement plus petites et plus grandes que (i H-x)*".

lo3. Si la valeur de .r est négative, rien ne prouve

que le facteur ( j ne croîtra pas indéfiuîment,

et même il devra croître, à moins que 0 ne tende vers o. II faut alors recourir à la seconde forme du reste (il8),

R -r — i L J 1 jr«H- (i — ô)«(, 4. Ox)"'-»-' :

on a donc, en valeur absolue, si Ton pose x =1 — z,

m (m — t)...(/w — n) ^, ^ ^^ fi — O^:!"-! R = — ^ — — ^2''+'(i — 0)».- :-^:-,

ou

fti-k-

■ Le premier facteur tend encore vers o , quand n augmente (132).

D'un autre côté, comme on a —

ez

peut devenir plus petit que toute quantité déterminée, à moins que Q ne tende vers o, et dans ce cas même ce facteur est toujours plus petit que 1 .

D*ailleurs (i — Ô2)'"~^ est <^i sim — i est positif,

et <^ ^ — si m — 1 est néeratif : c'est donc, dans tous

les cas, une quantité finie. Donc R peut devenir moindre que toute quantité donnée, si n est assez grand.

En résumé, si x tombe entre — i et -H i, on a, quel que soit m,

, , mirn — i) , m[m — \)[m — 2) ,

KEUVIEME LEÇON. 1^1

DÉVELOPPEMEJN'T DE log (l -|- x),

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