‹ Cours d'analyse de l'Ecole royale polytechnique; par m. AugustinLouis Cauchy ... 1.re partie. Analyse algébriqueChapitre 24 sur 150 · I."* PARTIE. Cil AP. IV · texte numérisé non relu

I."* PARTIE. Cil AP. IV

Enfui , si elles se réduisent toutes à zéro , à l’exception de la dernière u , on trouvera

En réunissant les diverses valeurs de u correspondantes aux diverses hypothèses qu’on vient de faire, on obtiendra pour somme un polynôme en x du degré n — i , qui aura évidemment la propriété de se réduire à ua pour x=xot à ut pour x—xt ,

&c à un t pour x—xni. Ce polynôme sera

donc la valeur générale de u qui résout la question proposée, en sorte que cette valeur générale se trouvera déterminée pàr la formule

° (x0 — xj") (x„ — Xz) (x„ — x„.)

-4- u (x — J0)rx — Jz) .'(x — x„,)

1 (x, — x0)(xl — x^).. ..(x, — x„,)

(x,,-^„)( i,-,-x,)...(x,-I-ïJ

On pourrait déduire directement la même formule de la méthode que nous avons employée ci-dessus (chap. III, §. i) pour résoudre dans un cas particulier des équations linéaires à plusieurs variables ; [voyez à ce sujet la note V ].

Si, en désignant par a une quantité constante, on remplace dans la formule ( i ) la fonction u par la fonction u — a, qui sera évidemment de même degré , et les valeurs particulières de u par les valeurs particulières de u — a, on obtiendra l’équation

u — a=(ua—a)

COURS d’analyse.

(x0— jt,)(j0— jr^).

et, en comparant cette équation à fa formule (i), on trouvera la suivante

J (x — x„)(x — J,)., .(x — xn,)

Cette dernière équation est identique , et subsiste quel que soit x.

Les équations (i) et (2) peuvent servir l’une et l’autre à résoudre, pour les fonctions entières, le problème de l’interpolation ; mais il convient en général de préférer pour cet objet l’équation (2), attendu qu’on peut y faire disparaître l’un des termes du second membre, en prenant la constante a équivalente à l’une des quantités

Supposons, par exemple, qu’il s’agisse de faire passer une droite par deux points donnés. Désignons par xa , ya les coordonnées rectangulaires du premier point , par xt , yi celles du second , et

par y l’ordonnée variable de la droite. En remplaçant dans la formule (2) la lettre u par la lettre y , puis faisant n— 1 , et a~y0; on trouvera pour lequation de la droite

(4) y-y* = (yl-y.) -j^r-

Supposons, en second lieu, qu’il s’agisse de faire passer par trois points donnés une parabole dont l’axe soit parallèle à l’axe des y. Nommons

a, et yi , xi et yt , .r3 et y,

les coordonnées rectangulaires des trois points. Soit de plus y l’ordonnée variable de la parabole. En remplaçant toujours , dans la formule (2) , la lettre u par la lettre y , puis faisant n = 2 , et a— y , on trouvera pour l’équation de la parabole

(5) y-y. = (y.-yO{^$rEï j

-(y--y0ft=3£=Sj.

ou, ce qui revient au même,

Lorsque dans l’équation ( 1 ) on prend u = xm , ( m désignant un nombre entier inférieur à n ) , les valeurs particulières de u représentées par

ua

se réduisent évidemment à

02 cours d’analyse.

On a donc, pour les valeurs entières de m qui ne surpassent pas n — i ,

(7) xm = xm ~ — J-' )

* ( J— j0)(j— xa)....(x — J.-, )

(xi ■ro)('ri ïl)» » • <(^| xn— 1 )

n~* (,r a— 1 a*o)CJ:B— 1 X,). • *(x *— 1 J«-i)

Cette dernière formule comprend comme cas particulier l’équation (3). De plus, si l’on observe que chaque puissance de x, et en particulier la puissance xn~' , doit nécessairement avoir le même coeflicient dans les deux membres de la formule (7), on trouvera,

j.° En supposant m<n — 1 ,

(a0— jr.) (x„— *,) (x„— x„,)

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