‹ Cours d'analyse de l'Université de Liége. Algèbre, calcul différentiel, 1. partie du calcu intégralChapitre 200 sur 264 · Nous prendrons pour exemple Vhélice dont les · texte numérisé non relu

Nous prendrons pour exemple Vhélice dont les

équations sont

x = cosz, 01

y = sin z. (2)

Il en résulte

dx = — sin zdz^ dy = cos zdz\ ds" = ^dz\ ds = V^dz.

908. Angles de la tangente avec les axes. — Ils soni déterminés (9119) par les formules

cos a =a = sm z, cos S = 6 = — :: cos z,

cos r = c >

994. Remarque. — D'après la valeur de cos 7, la tangente fait, avec les génératrices du cylindre, un angle de 45*. 99ft. Plan normal. — Il a pour équation (990)

— (X — cos z) sin z -h (Y — y) sin z -4- Z — z = 0,

ou

— X sin z + Y cos z + Z — z = 0. (4)

9IM. Angle de contingence. — On tire, des formules (3), en prenant z pour variable indépendante :

rfa = cos zrfz, d6 = = sin zdz, dc = 0; (5)

donc (990)

e = l^dz. (6)

DES LIGNES A DOUBLE COtRBURE. 555

)M9. Binormale. — Des formules (3) et (5), on déduit

hc' — c6' = — sinz, ca' — ad=^ cosz, aV — 6o'= -;

et, par conséquent (tVi) :

-sinz cosz ^ ^

puis

/ = — rsinz, »/i = ijcosz, n= (*). (8)

998. /{emargtce. — La comparaison des formules (3), (8) donne

Il résulte, de ces égalités, que V angle droit formé par la tangente et la binormale a, pour bissectrice y la génératrice du cylindre, passant au point M.

9mi. Normale principale. — A cause des valeurs de da, dij de y on a (•9G)

ces z sinz 0

Ces équations exigent que

h = Oy /'=dbcosz, g = ±sinz. (W)

Par conséquent, la normale principale coïncide avec la perpendiculaire abaissée, du point M, sur l'axe du cylindre. Cette direction est celle du rayon du cercle osculateur.

(*) Ces Yalears, qui ne sont pas affectées du signe db, se rapportent au segment indéfini de la binormale, situé au-desstu du plan xy. H en est de même pour les yaleurs de a, 6, c, relativement à la tangente (•••).

I. Axe du cercle oêculateur. — Il est déterminé (Mê) par les équations

— X sin z -»- Y cos z -4- Z — « = 0, (4)

X cos z -♦- Y sin « -4- i = 0; [M]

dont la seconde est la dérivée de la première.

S0t. Rayon du cercle osculateur. — Nous venons de trouver

d8=\/^dzy €= — :zdz;

1/2 donc

ds

Ainsi, le rayon du cercle osculateur est constant : il est égal au double du rayon du cylindre. Conséquemment, le lieu des centres des cercles oscuktteurs de l'hélice est me hélice égale à la première; elle est symétrique de celle-ci» relativement à Taxe du cylindre.

M09* Angle et rayon de torsion. — D après les relations (8) ,

puis

Donc, dans l'hélice, la torsion est constante, et égale à la courbure.

808. Angle de deux normales principales consécutv^s. — Si on le désigne par cd, on a

et, par les formules (11) :

= dz'

donc

Cette relation remarquable, entre les angles infiniment petits e, >7y &>, subsiste pour toute courbe à double courbure : elle constitue le théorème de Laticrel (*).

S04. Surface polaire. — Si Ton écrit ainsi les équations

Xsin js — Ycosz = Z — z, (15)

X cos 2 -4- Y sin z = — i, (16)

on en conclut, en faisant la somme des carrés,

X'h-Y«==(Z— z)«-+-1, ou

L'équation (16) devient donc

Xcos(Z=Fl/X*-f-Y«— l)-^Ysin(Zdbl/X«-»-Y'— i)-Hl = 0.

Celle-ci représente un héliçoïde développable (**). Varéte de rebroussement, de cette surface, est Thélice considérée plus haut (sot).

S05. Lieu des tangentes à l'hélice. — Ce lieu est, par définition , un héliçoïde développable. Il est symétrique du précédent, relativement à Taxe du cylindre.

L Lieu des binormales. — Les équations

X — gY--y Z — z l m n

(*) Théorie analytique des lignes à double courbure, p. 1 5.

(**) Traité élémentaire de Géométrie descriptive, seconde partie, p. 90.

deviennent y dans le cas actuel :

X — cosj2«=(Z — z)sïaz, Y — sin z = — (Z — z)cosr. On conclut, de celles-ci :

X sin z — Y cos z = Z — z, X cos z -♦- Y sin z = ^; puis y par Télimination de z,

Xcos(Z=fI/X*.^Y'— 0-*-Ysiu(Z=f:l/X«-*-Y*— l)-i=0;

équation d'un héliçoïde gauche, à cône directeur.

S07. Lieu des normaki principales. — Un calcul analogue au précédent, mais plus simple, conduit à Téqualion

- = tgZ.

Celle-ci représente un héliçoïde gauche, à plan directeur (*). Ainsi , Vhélice est l'intersection d'un cylindre de réwlution et de l'héliçoïde gauche, lieu des normales principales.

I. Un point parcourt une circonférence, pendant que celle-ci tourne autour de Tun de ses diamètres, supposé fixe. La vitesse angulaire du point est égale à la vitesse de rotation de la circonférence. Trouver : 1^ les équations de la trajectoire; 2° Féquation du plan osculateur de cette ligne; 3** l'expression du rayon de courbure, etc.

II. Un cylindre de révolution, dont le rayon est R, est coupé par une sphère qui a son centre sur la surface do

(*) Des équations (i), (3), on conclut

- = tg2, «•-♦-y« = l.

cylindre, et dont le rayon est 2R. Appliquer, à la courbe d'intersection, les formules relatives à la tangente, au plan normal, au plan osculateur, etc.

III. Appliquer les mêmes formules : 1® à la courbe représentée par

x = z cos — > y = z sm — ;

2* à Vhélice conique^ dont les équations sont

a' H- y* = mV, u = ae".

3® à Yhélice caténotdique, représentée par x = e', y = 6-*, z = tVl.

IV. Théorème. — 5i, sur une sphère dont le rayon est pris pour unité, on trace une courbe quelconque, on a, entre les coordonnées x, y, z de tout point de cette ligne, la relation

2 [{yz'-zy')x"J= [2x-] [jx'"] - [jx"]'- [S^Vj'O-

V. Théorème. — La distance de deux tangentes infiniment voisines est donnée par la formule

ds^ <? = --—• (0. Bonnet.)

VI. Théorème. — La distance comprise entre un point d'une courbe et le plan osculateur au point infiniment voisin est double de la distance d des tangentes. (0. Bonnet.)

VU. Théorème. — Soient x» g> ^ fc« courbures des projections d'une courbe L, «tir trois plans rectangulaires.

(*) Les accents désignent les dérivées par rapport à une yariable indépendante quelconque.

Soient encore a, ^^y les angles formés, avec les axes, par la tangente à L. On a

i sin'a sin'p sin*y

et, siy=j:

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