n(2rtH-l
/imS„ = l-hl.2.
Du resle, la construction indiquée conduit à la même conclusion : les points A», A5, A,,...
^ 0 A, A4 A, A, Ag A, y
tendent vers un poinl-limile L», tandis que les points A,, A4, A,, ... tendent vers un autre point-limite L,. De plus, la dislance L^L, est proportionnelle à >.
III. Une série à tet^mes alternativemenl positifs et négatifs, dont le terme général a pour limite zéro, peut être divergente.
Pour justifier cette proposition, il suffit de considérer la série
la somme des 2n premiers termes est
St» = 2 - -4 1 1 h -1;
\1 2 3 nr
donc la série est divergente.
Cette conclusion n'est pas contradictoire avec le Théorème VIL En effet, Ténoncé de ce théorème suppose U| > Wj > ti3 > «4 ... ; et, dans la dernière série, les termes sont tantôt croissants, tantôt décroissants.
IV. En général, on ne peut pas grouper, arbitrairement, les termes d'une série (*). Soit
i 1 1 1 1 1 1 i i 23456789 iO
'*^ïï~'72'*'lli""T4'^T5""Ï6"*"Ï7" doù
(*) Voir, plus loin, le Théorème de Dirichlet,
Si Ton réduit, on trouve
OU
conclusion absurde, attendu que la limite S est comprise entre \ et { (f •).
91. Théorème VUI. — Les mêmes choses étant posées que dans le Théorème VII, l'erreur t que l'on commet en prenant la somme S., au lieu de sa limite S, est inférieure au terme u.^i qui suit celui auquel on s'arrête.
1* Si n est pair, on a
S„<S<S^,; d'où
S — S„ < 8,^1 — S„ , cesl-à-dire
^ n étant impair, on a
puis
et enûn
99. Remarque. — L'erreur s, prise positivement ou négativement, suivant que n est pair ou impair, est égale au reste R„ de la série.
Exemples de •èrle«.
•S. Premier exemple. — Considérons d abord la série
dont le ternie général
Nous savons que cette série est convergente (ts, I). On désigne ordinairement par la lettre e la limite de la somme de ses termes; en sorte que
94. 1° Le nombre e es^ compris entre 2 et 3. La première partie de la proposition est évidente. Pour démontrer la seconde « observons que les fractions
sont (la première exceptée) respectivement moindres que les termes de la progression
La limite de la somme des termes de cette progression est Tunilé; donc e < 5.
2® Le nombre e est incommen^tirable. — S'il était égal à une fraction irréductible^, on aurait, en mettant en évi-
dence le terme dont le dénominateur se termine par le facteur q :
(*) Le premier terme échappe à eette loi.
puisy en multipliant les deux membres par 1.3.3 ...9 I i i
E et E' désignant des nombres entiers.
Cette dernière égalité est impossible, car elle donne
ou
ce qui est absurde, à cause de E > E'.
96. Calcul de e. Limite de l'erreur commise. — La méthode au moyen de laquelle nous venons de prouver rincommensurabilité du nombre e donne aussi la limite de Terreur s que Ton commet quand on prend seulement les n premiers termes de la série. On a
donc, par le calcul précédent,
^1.2.3...7iL w-^1 {n-^iy J
ou
i.2.3...(n — i)n*' ou encore
En faisant usage de cette formule, et en observant que les termes de la série se déduisent, les uns des autres^ par
des divisions successives très-simples, on peut calculer rapidement, avec une grande approximation, la valeur de e. Par exemple, si Ton se borne à neuf décimales, on aura
Si nous n'avions pas négligé les décimales qui devraient suivre la neuvième, nous aurions, d'après la formule précédente ,
Id*
96 ALGÈBAC.
et, & plus forte raison, s < 0,000 000 000 9. Ainsi les neaf décimales obtenues seraient exactes. Pour tenir compte des retenues, calculons une décimale de plus: en la prenant par défaut, nous devrons ajouter, au résultat précédent.
6+6 + 3+8+6-h5-«-7-i-5+0+0+1 ODiiésda IO«ordredéci
OU
En prenant par excès la dixième décimale, nous avons, pour nouvelle somme,
Ainsi
D*un autre côté, le dernier terme calculé, ti^j, est certainement inférieur à 0,000 000 002 2 ; donc
Par suite, la valeur de e est comprise entre
2,718 281 827 7 et 2,718 281 829 0.
En effet ,
\. Les détails dans lesquels nous venons d'entrer à propos de rincommensurable e sont justifiés par Tinportance de ce nombre , que Ton rencontre dans une foule de
{*) En écrivant 1828 deux fois de suile à la droite de 37, on a la valeur de e avec neuf décimales.
recherches; nous verrons bientôt qu'il sert de base au système des logarithmes népériens,
ffSI. Deuxième exemple. — Soit la série
dans
laquelle
Il est évident que lim «„ = 0 et que hm nu„ = 0. Ainsi, la série est peut-être convergente.
Pour reconnaître si elle Test réellement, cherchons la limite du rapport -^^ :
donc
lim
D'après l'une des remarques du n** 17, on ne peut encore rien afiirmer sur la convergence ou la divergence de la série proposée. Mais, si l'on fait attention que
on a, pour somme des n premiers termes ,
ou
fS ALGÈBRE.
et, conséquemmenty
limS„ = S==l.
La série proposée est donc convergente; et la somme de ses n premiers termes, égale à 1 — ^^^, a pour limite Tunité.
9S« Remarque. — Le procédé que nous venons d'employer est souvent applicable.
K Troisième exemple. — Considérons la série
dont les termes, abstraction faite des signes, sont égaux à ceux de la série harmonique. Afin de reconnaître plus aisé^ ment si elle est convergente ou divergente, écrivons- la ainsi :
Il est maintenant visible que le n**"* groupe de trois termes de (1), ou le n"** terme de (2), est
"" "~ 3n — 2 "^ 5n — i "" 5n ^ ^' ou, après la réduction au dénominateur commun,
Cette fraction est positive a partir de n=^ ; donc la série (1)
(*) Pour justifier ceUe transformation de série, il suffit d'obser?er que, le terme général de la série (1 ) ayant pour limite zéro, les séries (\)el (2) sont, en même temps, convergentes, divergentes ou indéterminées. Eu effet, à cause de p = 3n, ou 3n -h 1 , ou 3» ■+- 2, S„ ne peut différer, de S^ que d'une quantité dont la limite esl zéro.
a tous ses termes positifs. De plus, ils diminuent indéfiniment à mesure que n augmente. Mais comme
le produit nu^ a pour limite ^ (*). Ainsi la série (2) est divergente (ta); et la série (1) Test aussi. SO, Quatrième exemple. — Soit enfin la série
Opérant comme dans l'exemple précédent , nous aurons
"•""3» — 2"*" 3n— l ""Sn^CSn— 2)(3n— i)3n"
Cette fraction , qui est positive , diminue indéfiniment à mesure que n augmente. De plus, le produit nu^ a pour limite zéro (**). Ainsi , il est très-probable que la série proposée est convergente. Une transformation fort simple va changer cette probabilité en certitude. Écrivons
" \3»— 2 3n/ \3m — i Znl
{*) En géDéral, soit une fi action
AaiP -\-liar-^ h h Ta? -i-U
A'xF -♦- B'a;p'-« H 1- T'a? H- U'
dont les termes sont des polynômes entiers, et dans laquelle on fait croître indéfiniment la variable x. i** 5i p = p\ la fraction tend vers ^,; S» Si p surpasse p', la fraction croît au delà de toute limite; Z'^Si p' surpasse p, la fraction tend vers zéro. Il suffit, pour déraoutrer cette proposition, de diviser les deux termes par xp.
(**) Voir la note précédente.
30 AI.GÈBRE.
et posons
3» — 2 on 3n — i 5»
d'où résulte
puis, en désignant par S„, S^, SI y les sommes correspondantes :
Les séries ayant u^, u^ pour termes généraux sont convergentes (to); donc la série (5) est convergente. De plus ,
lini S^ = lim S|, -h Hm S'^ (*).