‹ Cours d'analyse de l'Université de Liége. Algèbre, calcul différentiel, 1. partie du calcu intégralChapitre 81 sur 264 · EXISTENCE DES RACINES KÉELLES · texte numérisé non relu

EXISTENCE DES RACINES KÉELLES

tiens deviennent des permanences, et réciproquement (*) : donCy dans ce cas, t; + t;'=m. D'un autre côté, si Ton supprime quelques termes de f(x)f les nombres v, v' pourront bien diminuer, mais ils n'augmenteront pas : donc, en général,

Supposons actuellement que toutes les racines soient réelles, auquel cas

La comparaison des relations (i) et (2) donne

Or, p ne surpasse pas v, n ne surpasse pas v'; donc

En outre.

t9#. Corollaire V. — Si la multiplication de f (x) par X — a introduit 2k -h 1 variations, f (x) = 0 a, au moins, 2k racines imaginaires. (Sturm.)

Soient 2t le nombre de ces racines, et v le nombre des variations de f(x). On a , en conservant les notations précédentes,

donc

(x — (^f{^) ayant, par hypothèse, v-h2A"+-l variations, la

transformée en — x en a, tout au plus, m-i-l — (t?-i-2A:-i-l).

Ainsi

n En effet, de deux termes consécutifs, un seul change de signe : c'est celui qui contient une puissance impaire de x.

Coiiséquemmenty

m — V — 2fc ^ m — V — 2t ,

ou

999. Remarques. — I. Le Théorème de Descartes, appliqué à une équation incomplète, indique presque toujours Texistence d'un certain nombre de racines imaginaires (*). Soit, par exemple,

D après le nombre des variations de f(x) et de /"( — x), on trouve que cette équation a, au plus, deux racines positives et une racine négative : elle a donc, au moins, six racines imaginaires.

IL En particulier, s'il manque un terme entre deta: tet^mes de même signe, l'équation a, au moins, deux racines imaginaires.

Prenons

f{x) = X" -+-... ± Gx« db Hx»-' ^ h T.

Quel que soit le signe de x, il n'y a aucune variation entre ± Gx' et ± Hx^*. Conséquemment, en employant les relations précédentes :

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