‹ Cours d'analyse infinitésimaleChapitre 21 sur 460 · Objet de l'analyse infinitésimale. Les infiniment petits · texte numérisé non relu

Objet de l'analyse infinitésimale. Les infiniment petits

sont introduits dans un grand nombre de questions pour rendre plus aisé le calcul des quantités finies Ils donnent lieu à deux genres d'opérations :

1° Trouver In limite du rapport de deux infiniment petits qui dépendent l'un de l'autre; 2° trouver In limite d'une somme d'infiniment petits dont le nombre croit indéfiniment.

Le premier problème et ses applications font l'objet du calcul différentiel ; le second et ses applications appartiennent au calent intégral.

La solution de ces problèmes est souvent simplifiée par les deux théorèmes suivants.

28. Théorème I. — La limite du rapport de deux infiniment j)etils n'est pas changée quand on remplace ces quantités par d'autres dont les rapports aux premières tendent vers I unité.

Soient x, et y., deux infiniment petits, pj et fJ2 d'autres infiniment petits tels que l'on ait

liin ' L = 1, limr2 = 1. (1

Ou peul écrire

Pi

1 + eii " = l+38,

on ri - (1 + s,)*,, h == il M2K, (2)

s, et r, étant des nombres infiniment petits Par conséquent

ri ■» i £i ai i • .J î i • ai

„--- = - • li m li ni

29. Théorème II. — /><* limite de la somme d'an nombre infiniment grand d'infiniment petits, Ions de même signe, ne change pus quand on remplace chacun d'eux pur un nuire dont le rapport nuée lui n pour limite V unité.

Soient

des nombres, de même signe, qui tendent vers zéro quand // croît indéfiniment, et tels que leur somme tende vers une limite déterminée S.

Soient

ij Q 0

lJ 1 ' r2 " • • ' lJll

(Vautres infiniment petits tels qu'on ait

lim^=l, limfe 1, lim^=l,etc. (1)

ûCj a0 a3

Les égalités (1) sont équivalentes à celles-ci :

Pi — (1 + «j)*i, P8 = (H-e£)«*. rs^U + ^K, ..-, (2) îP i,, ... étant des quantités infiniment petites. On en conclut :

ri I r2 ! ••• I rii==(«i-!-*2 -1--.. + ^) -I-Km + ^..-1-.. ) (3) Soit r, la plus grande valeur absolue des nombres s;, e2, ... ; on a

I «l£l I *2£2 I •• f" ^n-ii | <(ai +a2 + •'• H aii) X r<-

Comme *, -\- a2 -|- .. | xn tend vers une limite finie S et quoi, tend vers zéro, on a. pour n oo,

lim | «je, 1 dc2e2 -|- ... -f- anen | = 0.

Il en résulte

lim (p, |- (32 + ...) = lim,^ + «2 | .... = S.

Page 1