Opérations sur les exponentielles imaginaires. - Les
séries
sont absolument convergentes pour toutes les videurs de x et y ; on peut donc leur appliquer le théorème (388) ; ee qui donne
eVy= 1+ 1 -h. 2 +1.2.3
"V i il 1.2 1 4- y-*-+ '" y-a
Le fn -|- 1 )r ternie du produit est
On en conclut
Le second membre est la série (l) dans laquelle x est remplacé par x 4 y- ()l1 a donc pour toutes les valeurs de x et y
\-/jy y,\ . y
On voit que le produit de deux ou plusieurs exponentielles cx, ey, e7- , ... s'obtient en faisant la somme des exposants.
La règle de la division suit immédiatement de ce qui précède :
De même (ex)m ===== emx,
du moins si l'exposant m es/ entier.
392. Module et argument derx|}i. — Des formules 4) el -. on déduit
cx--.v = e*eyi ex(cos y | i sin y).
Donc, V exponentielles* • -vi a pour module ex, pour argumenty. Logarithmes imaginaires.
393. On appelle logarithme népérien dune quantité quelconque, réelle ou imaginaire, l'exposant de la puissance de e qui reproduit celle quantité.
Soit x + yi le logarithme de l'imaginaire <w j- bi, de sorte que
gx+yi = a J fo
Ramenons <w -f- bi à la forme trigonométrique r(eos 0 -j- * sin 9) et remplaçons ex Kvi par ex(cos y h i sin y) (392) ; nous aurons
ex(cos y -j- / sin y) == r(cos 0 -h ' sin 0).
L'égalité de deux imaginaires exige que les modules soient égaux et (pie les arguments diffèrent d'un multiple de 2~ ; on a
donc
ex __ r^ y f) | 2nTT.
Pour désigner un logarithme en général, nous nous servirons de la caractéristique À, réservant la lettre / pour les logarithmes népériens réels. L'égalité ex = r donne x = Ir; donc
X(a -f- bi) =x-\- yi - Ir 4- (6 -\- 2mz)i. 8)
Ainsi, ?z/îe quantité quelconque a une infinité de logarithmes, qui forment une progression arithmétique de raison 2~i.
394. Cas particuliers. — 1° Soit N" un nombre positif; son argument étant égal à zéro, la formule (8) donne
XN =*= IN ■ 2mzi.
Ainsi, loul nombre positif a un seul logarithme réel, el une infinité de logarithmes imaginaires.
2° Un nombre négatif a pour argument «; il en résulte
X(— N) =JN | (2n + 1)-;.
Donc /es nombres négatifs nont pas de logarithmes réels.
3° Les imaginaires Ni, — Ni ont pour argument-* ~; donc
X(N*J =«= IN -f (4n -f- 1) */, X(— N/) = JN + (4n + 3) 1 1. Si l'on fait N = 1, h -— 1 ou 0, les égalités précédentes donnent M = 2™, X( 1) = m, h -= 2 , a( i) = — ;
OU <?2Ki = 1, 6-5= -1, C'2 =2,
Les dernières formules peuvent se déduire directement de l'équation (4) du § 390.
Lignes hyperboliques.
395. Valeurs de sin (xi) et cos (xi). — Par définition (389),
oobM=1+ J.2-I-L2.3..1 + --' <9)
"n^-'U+1.2.3+1.2.'L.5 + --} ('0) Or, si l'on combine par addition et par soustraction les égalités
on obtient
/, xz x4 \
Les formules (9) et (10) peuvent donc prendre la forme
cx 4- e~* sin (xi) cx — e cos(^)= 2 ' t- -= — 2~ • (IL
On peut les déduire des relations (6) en changeant x en a*/.