Différentiation par rapport aux Jimites. — L'intégra^G
f{pc\d'x
est une fonction des limites a et b. et des paramètres qui entrent dans /'(.y-). On peut se proposer de la différentier par rapport à l'une ou l'autre de ces quantités.
Si Flyi est une l'onction qui a pour dérivée /l.Y. dé sorte" que
on a
„/,-F'''- Ta '"";
d'où, à- cause de F'(.v') = / '.\
du
ob
Dans le cas où n el b sont des fonctions d'u ri même iniruriiètn / qui n'entre pas <Ians f[x), on a
dt --,«,, a ' ùb dt -f'",n A ' h],a 108. Différentiatlon sous le signe. — Soii
/ ('tant indépendant de a\ a et /; indépendants do /
Donnons à / l'accroissement A/: u prendra l'accroissement
bu = /'(,r, * -f- M)dx — /(./■, /■,/.,■
On en conclut, A/ étant indépendant de x,
A« fb /"(*,< + A/'-/',r, /)
Si f\x, /) reste finie entre les limites a et /> de x et possède toujours une dérivée par rapport à /. finie et bien déterminée (pour la valeur considérée de /), on a
A/ " dt
z désignant une quantité qui tend vers zéro avec: A/. On peut alors écrire
. = ' tte |- Bête.
Soit /?/ la plus grande valeur absolue de s lorsque .v varie de ;/ a b: en valeur absolue
Lorsque A/ tend vers zéro, m peut devenir aussi petit qu'on veut et il en est de même de m(b — a). Donc en passant à la limite pour A/ 0, on trouve
du fh ()f ,
=■ - dx. ,dt J adt
Ainsi, pour dêrîtoev une intégrale définie par rapport à un paramètre entrant sous le signe, il su/JH de dériver par rapport à ce paramètre la quantité placée sous le signe.
109. La règle précédente peut être en défaut lorsque l'une des
limites d'intégration ou les deux sont infinies, on lorsque est
discontinue entre x = a et x = b.
Soit, par exemple, l'intégrale
f°°sinte ,
u = dx , (1 )
où nous supposerons / positif, tëlle a un sens parfaitement déterminé; car le remplacement de x par ' donne
f°° si n x , " = | ~ <**. (2)
ci la courbe
si n x
se compose d'une infinité d'arcades situées alternativement de part et d'autre de l'axe OX, qui ont même largeur -, (*) mais dont les hauteurs décroissent vers zéro. (Comparer $ 48, 3°.) Or, si l'on appliquait la règle (108) à l'intégrale (1), on trouverait
du r°°
dt
= j cos tx dx ;
le second membre n'a aucun sens tandis que u étant indépen-
dn
dant de / d'après l'égalité (2) on a . ■ = 0.
110. Dans cei'tains cas on reconnaît que la règle s'applique à une intégrale prise entre des limites infinies en examinant si
i * i On a
, x cos x — sin x cos x(x — tg x)
y ^ „.% Ti »
\Aj \àj
dans l'intervalle (0, ~), la dérivée y} étant négative, y décroît constamment de 1 à 0; dans les intervalles (ir, 2~), (2~, 3~)... un maximum de la valeur absolue de y , égal à cos a\ a lieu lorsque tg x — x.
' dx a une valeur finie. En effet, si les dérivées ' ' . '
son1 bien déterminées quand x varie de u à b, on peut écrire où 0 9 < 1. L'égalité (1) du § 108 prend ainsi la forme
M ~ J a dt X h 2 J a ^ flto-
Cbd*f(x, t) Donc, si l'intégrale ' r/\v n'est pas infinie, on a
dU-C Ôfdx dt J a ^ aûC>
lors même que h et b seraient infinis. 111. Règle générale. — Si les limites a et b de l'intégrale
a = | /*(#, t)dx
sont fonctions de /, on a (I, 69)
du du da du db du
di ~ da dt ^ db ' dt al '
.- désigne ici une dérivée totale, et — est la dérivée de u par dt dt
rapport à t qui entre dans f(x, t). Si la règle (108) est applicable,
l'équation précédente donne
du dt
x da ./, x db Cb àf .
,-na,t)dtVtV>,t)<h+^Ldt.
112. Applications. — La règle de la différentiation sous le signe peut servir à déterminer des intégrales définies dont le calcul direct serait plus pénible ou dont les intégrales générales correspondantes ne sont pas connues sous forme finie.
1° 777 étant positif, on a
xm dx = -, — - = (m -\- 1)1 .
Neuberg, An. inf., II, io
Dérivons plusieurs t'ois de suite par rapport a /// ; il vieil
j xHœdx = —(m + 1) -,
x™(lx)zdx = 1.2 (m 4- l) :;,
œto(lœ)v.dx = (— 1)p 1 . 2 ..p. (m | 1)-p '
2° Pour déduire de
d'autres au moyen de la différentiation sous le signe, introduisons un paramètre en remplaçant x par '. ><&>cpar— • 11 vient
Ç dx 1 x
, - = arc te; = ;
puis en intégrant entre les limites 0 et oo,
f°° cto " f00/ - , • , , ~ '
-■ — - - — p . ou (œ2 + *)1 ote = - / 2.
Jo .'"h/ >\ / Jo 2
Dérivons plusieurs fois de suite par rapport à / :
•oo