‹ Cours d'analyse infinitésimaleChapitre 382 sur 460 · Exemples. — 1° y" + .v'7'0/) = <p(y · texte numérisé non relu

Exemples. — 1° y" + .v'7'0/) = <p(y

^ , „ dp p dp .. .

Remplaçons y' par p, y1' par -Ve ou ~~- ; il vient

Posons encore p2 = s/ d'où 2p dp = dz; nous aurons dz + 2zf(i/)dy = 2<ï(y)dy9 équation linéaire du premier ordre en y et z (171). On en tire

/ dy\2 Il reste à remplacer z par f -p- ) et à intégrer une seconde

fois.

En observant que -=-*£ == 4- — *-y — » on trouve n «A'- t/.Y «y

p dp — n2y dy ; d'où, en désignant par ~ n2c2 la constante d'intégration,

^2 = W2(C2 y*^ ^ = n yC2 ___ y2 ,

îi doc = —r=^=, nx 4- c = arc sm - > \Jc2—y2 c

?/ = c sin (?we + c'), ?/ = A sin ?&» -j- B cos wa\

A et B désignant deux constantes arbitraires.

En opérant comme dans l'exemple précédent, on trouve

y IJ2 + c

Pour résoudre la dernière équation par rapport à y, multiplions-la par \/y2 + c — y ; nous aurons

c = cnx+cf (V yx:Fc — y), ou V#M-^— y = c e-nx-d ,

et en combinant par soustraction cette inégalité avec la précédente :

2y = en*+c' — ce-nx-c\ ou y = Aenx + Be~nx . Applications géométriques.

195. Un chien lancé à la nage se dirige constamment vers son maître qui marche uniformément sur la rive. Les vitesses

du chien et du niait re étant dans le rapport constant 1 : m, trouver V équation de la courbe décrite par le chien. (*)

Soient (fig. 35) (X A les positions initiales, et T, M deux

Fig. 35.

positions simultanées quelconques du maître et du chien ; les tangentes en A et M à la courbe cherchée passent respectivement par O et T.

Prenons pour origine le point O, pour axe des y la rive OT, pour axe des x la perpendiculaire en O sur OT. Les deux vitesses étant uniformes et dans le rapport 1 : m, on a

OT = m. arc AM.

Appelons x et y les coordonnées de M, a et b celles de A. La tangente MT ayant pour équation

Y— y =jp(X — œ)%

on trouve facilement OT ■= y — px ; AM ayant pour expression Jx Vl +P2 dx, l'équation du problème est

y — j)x = m ! \/I 4~ 1^ dx .

On en déduit par différentiation (107)

dy — pdx — xdp = — m \ 1 -{• pz dx ;

(*) Problème de Dubois-Aymé ; il est susceptible de diverses généralisations. La courbe décrite par le chien a été appelée courbe de poursuite.

d'où, à cause de dy - pdx,

dp dx

Une première intégration donne

/i/j-fV'l :kP*) = mlx+ le,

ou p -j- Vl +^'2 = co;m. (1)

Pour résoudre cette équation par rapport kp, il est commode de multiplier les deux membres par \/ 1 -f- pz — p ; on trouve :

\ll+p'-p = ^—'

et par combinaison avec l'équation précédente :

2p = cxm x~m. (2)

dy

Remplaçons p par \ et intégrons ; il vient

Ut\

Les constantes c, c' se déterminent par les conditions initiales de la question : la courbe passe par A et le coefficient angulaire de

la tangente en A est égal à -. On trouve ainsi au moyen de (3)

et (1) :

Lorsque m = 1, l'intégrale de (2) est

2// == - ex'2 Ix + c'.

196. Trouver une courbe dont le rayon de courbure soit égal à n fois la normale terminée à Vaxe des x.

La normale arrêtée à l'axe 0.v a pour expression hy\[ \ y ,

(1 -I- y2r ' le rayon de courbure, ± ;, -- . L'équation différentielle

de la courbe est donc

n désignant un nombre positif ou négatif. Si Ton écrit p pour y\

., dp j)di) , ,,, , . , , .

on a : y" = -.-- = , et 1 équation précédente devient J dx dy A L

d'où, en supprimant le facteur \/ 1 + l>~ et en séparant les variables,

eft/ npdp

y ' l 4- p2 ' On tire de là

ou ' |=(l+i>#, i+pi-g)0- (4)

La constante d'intégration c est égale à l'ordonnée maximum ou minimum de la courbe ; car si p = 0, on obtient y = c. L'équation (4) donne

dx = - r// (5)

Le second membre est une différentielle binôme qui peut s'intégrer pour toutes les valeurs entières de n (16) ; nous n'examinerons ici que les hypothèses de n — ± 1, n = -t 2.

1° n = — 1. L'équation (5) devient

on en déduit

« — c' --V^-.vs «■'■--' ■>■ i .'/- '•'•

La courbe cherchée est une circonférence quelconque ayant son centre sur l'axe des a*.

2° /i == 1 . L'équation (5) prend la forme

dx

cdy

\Jy* C2 '

d'où, en intégrant,

^^(y + VF^l + c'. (6)

Si l'on fait passer l'axe des y par le point le plus bas de la

courbe (*), on doit avoir x = 0 pour y = c ; ce qui exige

0 == clc -\- c'. L'équation (6), après substitution de la valeur c' — — clc, devient

œ = cly^'*y* C&, ou y -\- \V— c2

ce* .

Pour en tirer y, nous la multiplions par y — \y* — c2, ce qui donne

?/ — \yz — c2 = ce c ; des deux dernières équations on déduit par addition

y = -( ec+ c

La courbe cherchée est donc une chaînette. 3°.n = — 2. On a l'équation différentielle

[/ y dy*t

Cl OC ^^ . ' , ,

Vc— y

la substitution y = c sin2 „ donne

<&c = c sin2 - dB = - (1 — cos 6) d8.

Les coordonnées d'un point quelconque de la courbe sont donc

x = - (0 — sin 0) -f- c', y = c sin2 - >

(*) La courbe est convexe vers l'axe des x.

ou, si l'on fait c = 2a,

x — a(6 — sin 6) -{- c', // — a{\ — cos 8).

La courbe est doue une eveloïde.

4° n = 2. L'équation (5) se réduit à

fa- i/cdy ■

tttA/ — ■ — -. — — ,

\t/ — c d'où x — c' = 2 \/c(y — c), (a? — c')2 = 4c(y — c).

La courbe est une parabole a}rant pour directrice l'axe des x. (*)

Intégration de quelques équations d'un degré supérieur.

197. Nous ne considérons que les équations de l'une des formes

F(y('n),a7)=0,F(y(m),yra-l)j=0,F(^m),^ra-2>)=0,F(j/(m\y(m-1),y(ra-2)==0.

1° Le cas où l'équation F(y(m1, x) = 0 peut être résolue par rapport à yW a été traité ci-dessus (189). Si l'équation peut se mettre sous la forme

x = f(gW),

on a dx = f(y[m)) dyW ; ( 1)

substituant cette valeur de dx dans la relation

cfy(m-i) = y»dx, on obtient

dylm-]) = y{™)f\y[™)Cly{m\ y(m-l) = Jy(m)^(y(m))^(m) = /J(y(«n)) -f Cl. (2)

Portant les valeurs (1) et (2) de dx et y(,n--]) dans l'égalité on aura

C^Cn-2) [/J(y(m)) + C1l/"(y(m))^(m,î

d'où, en intégrant,

y(m-f) = £(y(m)) + Cf.

0 Au sujet des courbes traitées ici, voir Nouvelle Correspondance Mathématique, t. VI, pp. 158 et 224.

Eu continuant ainsi, on parvient à exprimer y en fonction de

V(in) et de m constantes arbitraires. Il reste à éliminer, de cette valeur de y, la dérivée de yW an moyen de l'équation x = f(yW}. 2° Si l'équation est de la forme

F(y(in). y(m-l)j = 0j (3)

on pose y(m~l) = z, ce qui donne

équation du premier ordre en z, x. Soit ©(3, tv) = 0 son intégrale ; c'est une équation différentielle qui rentre dans le premier cas.

Supposons que l'équation (3) puisse prendre l'une des formes y(«n) = /*(//m 1)), y(m-V == f(y{m)). (4)

Si dans la relation

on remplace y1") on y(m~]) par les valeurs (4), on trouve respectivement

(¥m~l) ; l'\y'm)) dx V^-V dx = fisr-W*'* {^

par conséquent, on est ramené au premier cas, pourvu qu'on

sache intégrer les seconds membres de (5). 3) Pour intégrer l'équation

F(yW, i/m~V, t/(™-2)) = 0, posons

,m n . qv ,, , dv . « o?w o?«

^(ra-l) = Wj y(m-2) = „ (Pou = ^ „(<!>) = = w;

ote cte cr

l'équation prend la forme

,, '' du \ ' . .,

Si Ton parvient a intégrer l'équation (6) du premier ordre en 11 et y, on est ramené au second cas.

L'équation l1 y " , y(m~2)) = 0 se traite de la même manière.

Abaissement de l'ordre d'une éqi \i:

198. Equations où l'une des variables .\\ y n'entre pas explicitement. — 1° Soit l'équation

F(#, yW, y(a+1\ ..., y' 0.

Si l'on pose y(") = z, elle se ramène à

\ ' *' dx

doc?

et n'est plus que de l'ordre p.

2° Considérons une équation qui ne renferme pas x :

F(y,y',y",.;'.,yW)=.0.

Les dérivées 3*", 3-'", ..., peuvent s'exprimer en fonction de 30 et des dérivées de y' par rapport à y. En effet,

rfv'

o(y' c?y dy , dy1 dx dy dx dy

y dx

dv

dy ) dy dx

dyy ,d?l dy) ' " dy*\

y' etc. ;

ces valeurs ramènent l'équation proposée à une équation en y et y', de l'ordre m — 1.

3° Si l'équation a la forme

on peut écrire, en posant ytn' = s,

/ cte o^ d?z\

V' dx' dx*' '"' dx*)^ '

cette équation rentre dans le cas précédent.

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