Cas où l'on donne une seule dérivée partielle. — Ce
cas se ramène à l'intégration d'une ou de plusieurs équations différentielles ordinaires.
dz Exemples. — 1° -c- = x2 -f- y2,
La dérivée -- étant prise en supposant y constant, on peut écrire
* = j*02 + y2)dx + y(y)
ce
la constante d'intégration est remplacée par une fonction arbitraire de y.
2° xy2 -- + a*3 = 0.
ày
En regardant a; comme une constante, nous écrivons
dz dy
X — =r == Cl —7 j
d'où — — r = - + »(», * = \/ — -5? — r^i~KT'
3° -- = aa? + ôy -f- c^: -f- w*«
En convenant de traiter y comme une constante, écrivons
dz — cz doc — (ax -\- by -f- m)dx.
Cette équation linéaire en x et z donne (151)
= ecxj I (ax -\- by -\- ?n)e~cxdx -f- <?(*/)
ri a
= ecx (aa? 4- fy + wV~cx ^ e~cx -f- ?(y)
ou <sr = {ax -\- by -\- m) -\- v(y)ecx.
dxmdyn
dnz dmu
Si l'on pose — - — u, on a à intégrer l'équation -— i = 0.
On trouve successivement
^m — lu dm~2U
La valeur de u est donc
où A0, AT, ..., Am i sont des fonctions arbitraires de y. On a maintenant à intégrer l'équation
^4 = Aoo?™-1 + Mec™'2 + ... 4. Am i,
dans laquelle # est regardé comme une constante. Une première intégration donne
dn~lz
1 \ A0dy-\- ...4-J An[rfy4B0,
B0 désignant une fonction arbitraire de x. On trouve ensuite
1^- = a?»-* J A0dy8 + ... + J Am itfy* -f B0y + B„
Bt étant une fonction quelconque de x. En continuant ainsi et en observant que f A0dyn, f ATdyn, ... sont des fonctions arbitraires de y, on obtient
s = Y^m-i +Y^m-2 + ... 4-Ym i-l-Xo!/n-1+X2f-2+...+Xn-i,
où Y0, Yj, ..., Ym i représentent des fonctions arbitraires de y, et X0, X,, ..., Xn i des fonctions arbitraires de x.
248. Remarque. — Certaines équations aux dérivées partielles se ramènent au cas que l'on vient de traiter.
. . d2Z . àz
Exemples. - 1- ^ + a -- - <cy.
dz En posant -- — p, on obtient l'équation linéaire du premier
ordre
dp
donc (151) p = e~*y x yeW dy -f f(«) ;
— 30Ô - De là on conclut
Z = jXa dX "" I 5 dx ~V er*' i^x)dx + W»
/*(.v) et •]/(}-) désignant des fonctions arbitraires,
~ dzz dz dz
Ar<ty dx dy
Soit — = p ; nous aurons
SY-«pr, ou l/ = l/ »
dy dy p z
d'où, en désignant par cp(aç) une fonction arbitraire,
Ip = Iz -\- h(x), ou p = #<p(a?).
En écrivant maintenant
CLJU , .
on voit que l'intégrale cherchée est
ou * = f(œ)^[y),
f(x) et ^(y) étant deux fonctions arbitraires.
249. Cas où l'on donne toutes les dérivées partielles du premier ordre. — Nous ne considérons que le cas d'une fonction z de deux variables indépendantes x, y :
Si M et N ne renferment pas z, nous rentrons dans le problème de l'intégration de la différentielle totale (130) :
dz = Udx + Ndy. (2)
Neuberg, An. inf., II. m
Si M et N renferment les trois variables x, y, z, nous aurons encore la condition d'intégrabilité
dM\ fdN dy J \àx
les dérivées entourées de parenthèses indiquent des dérivées totales par rapport à y ou x, z étant considéré comme fonction de y ou x. Cette condition revient à
dU âM dz dN dN dz dy dz dy doc dz dx
ou, à cause des relations (1), à
^M l n — - ÔN 4- M ^N dx dz dx dz
250. Le problème peut être traité sous une forme un peu plus générale. Soit à intégrer l'équation
Mda> + Ndy -f- ?dz = 0 . (3)
Deux cas peuvent se présenter :
1° Le premier membre de (3) est la différentielle totale d'une fonction F(x, y, z) des trois variables x, y, z ; alors
dx dy dz
et l'on a les conditions d'intégrabilité
dM dN âM dP dN dP
dy dx dz dx dz dy
La relation cherchée entre x, y, z est (136)
jl Mdx + jl N*dy + jl Pahdz = C,
où C est une constante arbitraire et où les indices a, b marquent que x, y sont remplacés. par a, b.
2° Si le premier membre de (3) n'est pas une différentielle totale exacte, l'équation (3) provient de l'élimination d'une constante C entre l'intégrale cherchée F(x, y, z, C) = 0 et l'équation différentielle
dF dF dF
^ dx -\-~ dy + °~ dz = 0.
dx dy dz
Comme on a
dz
dz
dx
ày ~
la condition d'intégrabilité prend la forme
ou
V ~ày
dx dz dx
dP dP dz
dy dz dy
dP dP dz\
dx dz - dx
dz dzou eneore, en remplaçant . - » . ■ par les valeurs (o
° dx dy v '
On voit immédiatement que cette égalité est vérifiée lorsque Mdx |- Nrfy 4 P^ es^ une différentielle totale exacte.
251. Facteur d'intégrabilité. — Si Mdx -±- Ndy -)r Pdz n'est pas une différentielle totale exacte, et que M, X, P vérifient l'égalité (G), i7 existe un facteur v, fonction de x, y, z et" te/, (/«e /c produit v(Mdx 4- Ndy 4- Pdzj est une différentielle totale exacte.
En effet, l'intégrale existe et renferme une constante arbitraire; mettons-la sous la forme F(x, y, z) = C. Nous aurons
par conséquent
ce qui revient à
dz
dx
dx