IX
pement de i 1 h — i est moindre que le terme de même rang de la
série indéfinie dont e est la somme. La variable [ 1 h — J , qui croît
toujours sans pouvoir dépasser une quantité donnée c, a nécessairement une limite égale ou inférieure à e.
Soit e une quantité, prise aussi petite qu'on le veut. On peut choisir un nombre k suffisamment grand pour que la somme
des fc-H 1 premiers termes de la série (3) soit comprise entre e et e — e; ce nombre étant fixé, on peut donner à m une valeur suffisamment
grande, pour que la somme des A: -h 1 premiers termes de ( ^ "♦" "" )
diflFère, de la somme des fc -*- i premiers termes de la série (3), d'une quantité moindre que e, et soit par conséquent comprise entre e et e — 2e ; donc aussi
m étant suffisamment grand. On a donc
lim ( 1 H j = c.
Supposons, en second lieu, que a tende vers zéro suivant une loi quelconque, mais en restant positif; et soient m, wi-vl deux nombres entiers
consécutifs, entre lesquels - demeure compris. On aura donc
et par suite
V^ m-^yj y mj ^\ m) \ mj
D'autre part
Lorsque a tend vers zéro, m et m + i croissent indéfiniment; 1 h — ,
i H ont pour limite l'unité, tandis que, d'après ce qui a été établi,
l 1 H-— ) ) ( ^ -^ 7 ) <^"^ pour limite commune e; (1 -»- a)«
est donc compris entre deux quantités qui ont une même limite e, et tend vers cette limite.
Il nous reste à considérer le cas où a, en tendant vers zéro, serait constamment négatif. Nous poserons
et comme 1 -h a est ici moindre que l'unité qui est sa limite, il faut que 1 -+- (3 soit > i, donc (3 est positif et tend vers zéro. Or, nous avons
De ces deux facteurs le premier a pour limite c, d'après ce qui pré-
cède; le second a pour limite l'unité; le produit, ou (i -*- a)*, a donc encore pour limite e.
Il résulte de tout cela que, de quelque manière que a tende vers la limite zéro, on a toujours
lim (1 -*- «)« = e.
La série (5) permet de calculer le nombre e avec autant d'approximation qu'on le veut : on trouve
Ce nombre joue un rôle très-important dans l'analyse (15).
Corollaire. On déduit de ce qui précède la limite de -^ -^ a tenue
dant vers zéro. Il suffit de poser
a d'où
l.(i-+-cf)« = z, (i 4- a)« = e%
et comme le premier membre de cette dernière égalité a pour limitée,
on a
lim e' = e,
d'où
Uni z = lim — = i .