CHAPITRE X
on peut établir cet important théorème, dû à M. Ossian Bonnet. Les deux dernières équations (4) donnent
' ()v dp d[L dp dft
djr. ôf dz dz dx
^ -' ^ dy dz ôx â.r dz
dv dp d[t dp d[L \ dz dx dx dx dx
MP formules où K a la valeur -=t- • Il est évident d'ailleurs
que, si Ton ajoute les trois quantités
dz dx
âx dz
dx dx
après les avoir multipliées respectivement par— > ;^-> t->
on obtiendra une somme nulle ; on a donc, par les formules (5),
dy\
dri
dx
[d [dp dii dp dii\ d /dp dpi dp ^f*\"|
dz \dz dx dx dz) dx\dx dx dx dx) J
dv r d /dp dfjL dp dfA ô /dp dfi dp dfi\"{
dx[dx\dxdx dx dx) dz \dx dz dz dx) \
dvV d /dp dfi dp dfx\ d /dp dp^ dp ^f*\~|
àz [dx \dx àz dz dx) dx\dz dx dx dz ) j
Si Ton efTectue les dififérentiations et qu'on ajoute à
réquation obtenue les deux dernières équations (4) multipliées respectivement par
d^lJL d*/A d^ii il viendra
) ®* \dr« "*" àr* "*■ ôz* }
c)v fdp ô^ii dp d^fjL dp d'fA dfjL d^ p dii d^p dfi d^p~\ d.r\ d-r dx* dj ôxdf dzdxdz dx dx* df dxdy dz dxdz\
\ Of\dxd.rdj
dp d*ii dp d*ii d[t. d*p d*p d/* df* ^*p'^ df dy^ dzdydz dxdxdjr dy* dy dz dydz\
d-^iVdp d*u dp d*fi dp d*pt dy r)'p
* dx dxdz dydydz dz dz* \
dz\^d.r dxdz dydydz dz dz
On peut chasser de cette équation les dérivées du second ordre de la fonction /x. On a, en effet, en différentiant la première des équations (4) par rapport à chacune des variables x, y, Zj
dp d*yL ^ dp d*[». ^ dp d*\L d/x d*p dpi d^p dfi d*p
dzdxdz dx dx* dy dxdy dzdxdz
dp d*iJL dpi d*p dfi d*p du. d*p
dzâydz dxdxdy dy dy* dz dy dz
dp d*[L dpi d*p dpi d*p dpi d*p
dx dxdz ' dy dydz ' dz dz* dx dxdz dy dydz dz dz*
Au moyen de ces formules et des formules (5), qui permettent d'éliminer les dérivées de v, Téquation (6) devient
(^ ^ ^ ^\ (^ ^ u. ^^ —t. ^ <^V \ \dy dz dz dy) \dx- dx* dy dxdy dz dxdz)
^' ^ j \dz dx dx dz) \dx dxdy dy dy* dz dydz)
f ^/dp àp. ^dp^ dji\ /dp. d*p dp. d*p dji à*^\
[ ~^ \di dy dy dx) \dx dxdz '^ dy dydz'^ dz d^ ) ~^'
dx
dx*
dy dxdy
dp d*p.
dx dr dy
dy
d*pi dy'
dp
d*pi
Op
d*pi
cïUPiTnn X.
ou
ôz
,,ôti â'jL ^,ô^ ou, ^.d'j. ô'x ôj ôz ' ôz ÔJC ' ôx ôx '
en faisant, pour abréger,
dp d^p
ôz Ô.r ÔX
dp d^p
dx d.i:ÔZ^
dp d^p d.r 7) y ôz
ôp OU ôz ôyôjc
dp d^p ôp ô'p
dx ô.r ÔZ Ô.r ÔX Oz
ôp (d^p dU\ (dp d^ (1,0 ôU \
~d.r [oy Ôj'J \ÔX d.rOx ~ ô's O'-rô":]
^, f)o nv p ô'pX , /ôp jPp ■ ôp ô^pj\
ôx \ÔX^ ÔZ-J JJZ ôx Oz ô.r O-rô) J
, do [du d'p\ fôp d'p ' dp OU
ÔZ \dj* dJL'^J \0j!: ô.r ôz Ôx dj Ôz
Nous avons donc deux équations qui ne renferment pas
la fonction v et qui ne contiennent que les dérivées du
premier ordre de fz, savoir la première équation (4) et
Téquation (8). Ces deux équations sont homogènes par
, , . , ôf/. d;x dy. ,
rapport aux dérivées ? -j- ' t: 5 ^^ pourra donc en
tirer les rapports de deux de ces dérivées à la troisième, en sorte que Ton aura
du
Ou
ÔY
ôz
^\,, iP.,, C étant des fonctions connues des dérivées du premier et du deuxième ordre de la fonction p. On aura,
s. — Caîc, dijf. Sa
49^ CALCUL DIFFÉEEIÏTIEL.
d'après cela,
(.0) n-t?^=.t, nf-=-^, nf
dx dy ôz
L'élimination de u peut se faire par le procédé employé plus haut à l'égard de v. Si l'on ajoute les trois quantités
dz dy
dx dz
dy ô.r
après les avoir multipliées respectivement par
àfi ôii ôfi dx dy dz
on obtiendra une somme identiquement nulle, et par conséquent on a, par les équations (lo),
, , /dift) ^3\ „ fde dX\ ^ (dx dtft)\
Cette équation (ii) ne renferme que les dérivées du premier, du deuxième et du troisième ordre de la fonction p. On a ainsi ce théorème :
Thiî:orème. — Pour que l'équation p^=f{x,jyz) puisse représenter l'une des familles d'un système triple orthogonal, il /aut que la/onction p satisfasse à une certaine équation aux déri^fées partielles du troisième ordre.
332. Supposons qu'on prenne pour variables indépendantes les paramètres p, pL, v d'un système triple ortho-
CnAPITRE X. 499
gonal; les dérivées partielles de x, y^ z, relatives à p, yL, V, s'obtiendront très-aisément en fonction des dérivées partielles de p, /x, v, relatives à a:,j', z. EITectivement; si dans la formule
dx , d.r â.r ,
dx z— —- dp-\ — — auL-h- ~- av dp ^ dpi '^ dv
on remplace dp, diiy dv parleurs valeurs
dx dy ^ dz '
il viendra,
en égalant de
i part
et
d'autre les coefiicients
de dx,
dy.
dz,
dx
dp
di.
dx
dx
dv
dx'
dx dp dp df
d.r du.
dft dy
dx
dv
djc
dp dz
dp dz
dx
dv dz
Ajoutons ces équations, après les avoir multipliées res-
dû dp dp . du du du
pcctivement par-^-i -—-9 ^'-5 puis par -p» -p, -^5 puis
enfin par -r-» -y-» -t-> il viendra, à cause des formules (3) et (4),
^ ' dx dp dx dpi dx dv
On trouve de la même manière
àp
dp
dp.
dv
dv
àp dz~
dp
dy. dz ~
dp.
dv dz
dv
et de
ces formules combinées avec
les formules (3) et
on tire
I /dr\« /dy\* ,Ozy
, -,. ri OJcx' I oy\ " ( oz \'
I ÔT dx âr dr âz Oz
Op dfjL ' dp ô[L dp ô[L
, ,, dr à.r. dr ày dz dz
d.r dr dy dy dz dz \ d}j. dv ' d\i. dv d\L d^
333. Les équations (i5) et (16) expriment simplement les relations qui existent entre les cosinus des angles formés avec les axes par trois directions rectangulaires, et Ton peut en conclure, par la difTérentiation, un grand nombre d'autres relations qui expriment autant de propriétés des systèmes orthogonaux. Cette analyse n'offre aucune difficulté, et elle conduit à des résultats importants; mais, pour ne pas sortir des limites que je me suis fixées, je me bornerai à établir ici les formules qui expriment les dérivées
dp dy. dp d'j dpi Jv
en fonction des dérivées du premier ordre des variables j:, j-, z et des quantités P, M, N.
A cet effet, différentions la première équation (i 5) par rapport à [Xy et la deuxième par rapport à p\ on aura
djc d'.r dy d\r ds d^z i^ dJogP
dp dp du. dp dp dp. dp dp dy. P* dy
ÔJr d^r ^ dy d\r . '}^ J^- •.. J ^^n^ , dy dp dy ' dy dp .dy ' dy fh dy M* dp
chapithe X. Soi
Dîfféren lions ensuite les équations (i6) par rapport à V, /ix, p respectivement; ajoutons les deux dernières équations obtenues et retranchons la première, on aura
dr d*.r dr d^r dz d^z à» dp d}L dv dp dpi dv dp d^i
Maintenant, si Ton ajoute les trois équations précédentes
après les avoir multipliées respectivement par -* ? — »
d.T . dy ÔY dr . n àz dz dz
-r-5 puis par --î --5 ~, puis enlin par -r-? ,-: r-» dv * ^ dp d[L dv ^ '^ dp dpi dv
il viendra, en ayant égard aux formules (i5) et (i6),
d*x dp dpi
d]o^P djr.
dp. dp
dloi^'M d.r dp dpi
d^r dp dpi
d loi; p dr dp. dp
d lo^ M dr dp dp-
dlogP dz
d lop;^î dz
dp dp. dp. dp dp dp.
Ces formules (17) donnent, par des changements de lettres, les valeurs des six autres dérivées
dpdv'
dp dv '
dpd'j
d^r dpidy
d\r dpidv
dp. dv
Théorème de Dupin sur les sur/aces orthogonales.