CHAPITRE II
car il en résulte -^ = o ; les deux droites menées paral-
(Lt. *
lèlement à Taxe des x<, à une distance a de cet axe, constituent donc une première solution du problème.
Faisant abstraction de cette solution, nous tirons de l'équation précédente
^^^ . rdr .
va - r*
quel que soit le signe avec lequel nous prenions le radical
s^d^ — y^ y le second membre de la formule précédente
est la difTérentielle de — y'a^ — y^ ; par conséquent cette formule exprime que les deux fonctions de x
J7 et — ^ia^ — j*
ont la même différentielle. Ces fonctions ne peuvent donc différer que par une constante a, et Ton a
doù
équation qui représente les cercles de rayon a dont l6S centres sont situés sur Taxe des abscisses.
31. Problème III. — Etant donnée une section co^ nique OAB, troui^er la courbe IM telle, que chaque
corde AB de la conique, tangente à la courbe IM, soit dii^isée en deux par^ties égales au point de contact M.
4o CALCUL DIFFÉREUTIEL.
Soient Téquation de la conique donnée, et
celle de la tangente au point M de la courbe inconnue. Si l'on élimine Y entre ces deux équations, il viendra
La demi-somme des deux racines X de cette équation est
or, par l'énoncé du problème, cette demi-somme doit être égale à l'abscisse x du point M. On a donc
dr
Oî:
lljrdjr = Ipdx -f- iiqxdx\
le second membre de cette équation est la difTérentielle de npx -{-qx^] le premier membre est la différentielle de j^*. Donc ces deux fonctions ne diffèrent que par une constante G, et l'on a
y^ z=i :tpx -f qx^ -\- G
pour l'équation générale des courbes demandées. Ou voit que ces courbes sont des coniques semblables à la proposée et qu'elles ont les mêmes axes principaux.
CHAPITBE II. 4<
Théorème relatif à la différentiation des fonctions composées de plusieurs fonctions d'une variable indépendante.
32. Les résultats que nous avons obtenus précédemment sont compris, comme on va le voir, dans un théorème général relatif à la différentiation d'une fonction composée de plusieurs fonctions.
Si u et (^ sont deux fonctions de la variable indépendante X et que
soit une fonction de u et de v^ on dit que j^ est une fonction composée des deux fonctions u et v.
Désignons par ç(ii, v) la dérivée de /"(m, i') par rapport à u, c'est-à-dire la dérivée prise en considérant u comme une variable indépendante et v comme une constante; on aura
a étant une quantité qui s'évanouit avec l'accroissement l^u que nous attribuons à u. Désignons aussi par ^(u, \f) la dérivée dey(a, i'), par rapporta ^';'on aura de même
ë s'annulant avec ^^. Si, dans cette dernière formule, on remplace u par u -H Au, S ne cessera pas de s'évanouir avec Ai^; mais cette quantité prendra une valeur différente ff, et l'on aura
{2) f[u -f- Aa, V -r Ap) — /[u -f- Af/, v] ^^ [^ [u H- ÙlU^ v) -h §'] Ar.
Supposons maintenant que Au et As^ soient les accroissements que prennent les fonctions u et f^ quand on
4^ CALCUL DIFFÉUENTIEL.
donne à x raccroissemenl ^x ; désignons aussi par ^y l'accroissement correspondant dej-, savoir :
Ar --/( w -f- Aw, 1/ H- A(') — /( u, y), on aura, en ajoutant les égalités (i) et (2),
Ar = [?{«> ^] -ha]Atf -h[^(« -f- Att,*») -h S*] At',
et, en divisant par Ax,
Passons maintenant aux limites : a, 6' et Au s'évanouissent; on a donc
dy . .fin . , y dp
ouy en multipliant par dxy
djr ~~ y ( tf, v) du -f- -^ tv, v^dv.
Lorsqu'une fonction y dépend de deux variables arbitraires a et Vy on représente par les symboles ôuy^ à^y les différentielles de cette fonction, prises en ne faisant varier que l'une des deux quantités uowv\ si au et dv sont les accroissements arbitraires attribués aux variables, les dérivées c[>(ii, p»), ^{uySf) seront égales res-
• ô y ô Y pectivement aux deux quotients -^—9 --^« On supprime
ordinairement les indices de la lettre d dans les deux numérateurs; mais il ne faut pas oublier que les dy des numérateurs ont des significations différentes, indiquées sans ambiguïté par les dénominateurs. La différentielle de la fonction y considérée comme une fonction de x s'exprime par la formule
. àr . ày .
CHAPITllE II. 43
OU
ou ov
On représente aussi paryj,'^«, 1^), f^{uyu) les deux dérivées ç(i*, p»), ^ {u, i^] ; on a. alors
33. Le résultat que nous venons d'obtenir peut être généralisé bien aisémeift. Soient
u, V, iVj 5, . . .
des fonctions de la variable indépendante x et
une fonction composée -de ces diverses fonctions. Remplaçons celles-ci, à Texception delà première, par leurs valeurs : on aura l'expression de j^ en u et or ; on poun^a donc appliquer la formule à laquelle nous sommes parvenu au numéro précédent, ce qui donnera
dr ou,
formule où d'y représente la différentielle de j- prise en regardant u comme une constante. On aura pareillement
dr d'y = ~'L dv + d''r,
dJ^y étant la différentielle de j^ quand on regarde u et i^ comme des constantes, puis
d''r = ^dw-\~ d'^Y.
Ow
d"'y étant la différentielle de y prise en regardant a, i^, w comme des constantes, et ainsi de suite. Il est évident qu'en ajoutant entre elles toutes les équations obtenues
44 GiLCTJL DIFFÉItEVTIEL.
de cette manière, on aura
f(X = ~- du -h -^dtf-^ -j^ dtv-h -^ds -'-..,, ou ov ôw as
ou, en divisant par dx^
dy dy du ày dv dy dw dy ds
dx du dx dv dx àw dx ds dx ' * '
et Ton peut énoncer ce théorème :
Théorème. — La différentielle d'une fonction con^ posée de plusieurs fonctions est égale à la somme des différentielles que l'on obtient en regardant successiv>ement chacune des fonctions composantes comme seule variable,