CHAPITRE VI
Téquation (12) peut être employée, on voit que la solution particulière s'obtient en exprimant que Téquation
différentielle a deux racines — égales entre elles.
640. Mais il est bien évident que les valeurs de^ fonctions de x pour lesquelles Téquation différentielle a des racines égales ne sont pas, en général, des solutions de cette équation.
Considérons le cas le plus simple, celui où Téquation
Hy est du second degré en ~- 9 et supposons-la résolue par
rapport à -j-- Soit
P et Q étant deux fonctions quelconques des variables X et y. Les valeurs de y qui annulent Q ne vérifient
Téquation — = P que dans des cas exceptionnels ; cela
arrive, par exemple, en prenant
La fonction ^ = -^ y ax -f- A- qui annule le radical
vérifie l'équation diiTérentielle proposée. L'équation difi'érentielle, mise sous forme entière, est
rintégrale générale esl donnée par Téquation
ûC{j — Cx) — 6«(i-hC«) = o,
dans laquelle G représente une constante arbitraire.
s. — Caic, tau aS
386 CALCUL I1VTÉGKA.L.
641. Les résultats que nous venons d'obtenir permettent de reconnaître, en général, si une solution donnée y =z(f(^x) d'une équation différentielle
est une solution particulière ou une intégrale particulière. Effectivement, désignons par z une variable nouvelle et posons
Téquation différentielle transformée sera satisfaite par z = o ; nous supposerons qu'elle puisse être mise sous la forme
¥ ( X, z ) étant une fonction qui n'est ni nulle ni infinie pour z = o, et II désignant un exposant positif. La question que nous avons à résoudre est donc de reconnaître la nature de la solution z = o. Or, pour qu'elle soit une solution particulière, il faut et il suffit que la dérivée de z^V{x,z) relative à z soit infinie pourz = o; cette dérivée est
(3) iiz^-^W(x,z] -f-.3»'T'(.r,s),
en écrivant V ( x, z) au lieu de — J~"
Si l'on a /x> I ou |x = I , le premier terme a une valeur finie pour z = o, et la même chose a lieu à l'égard du second terme, car on a, en nommant 6 une quantité comprise entre o et i ,
(4) {ezYr(x.ez) = e^zf^-^[^r(x,z)-r(x,o)],
et l'un et l'autre membre de cette formule restent finis pour z = o,dans notre hypothèse. Ainsi la solution z = o est une intégrale particulière de l'équation différentielle (a).