Considérons par exemple l'équation
, . du d^u
^ ' dt ax^
que l'on rencontre dans la théorie mathématique de la chaleur et où a désigne une constante donnée. On en tire, par la difiiérentiation relative à t,
676 CALCUL IKTÉGRAL.
et, si Ton donne à t la valeur particulière ^0, les équations ( I ) et (2) détermineront les valeurs correspondantes des dérivées successives de u relatives à t. Mais la valeur de u demeure une fonction arbitraire de a: ; en la désignant par Ffx), on aura, par la formule de Taylor,
rt»F"(.r),
expression qui ne renferme^ comme on voit, qu'une seule fonction arbitraire F ( a: ).
Supposons maintenant qu'on veuille développer u suivant les puissances ascendantes de x — Xq, Xq étant une quantité déterminée choisie à volonté. L'équation (i) donnera
d'// I du
puis
ôx'
ôyu
ox
-dt '
dt '
âx
dt* '
de
da
Les valeurs de u et de y qui répondent à x=aro sont
citàpithe XI. 677
des fonctions arbitraires de t; si on les désigne respectivement par 9(f) et ^{t)y les formules (4) et (5) détermineront les dérivées successives ^-=- ? - — » • • • ? et Ton aura, par la formule de Taylor,
I ^ ' i,*i.6 a i.^.3.4«5 rt
Cette expression de u se compose de deux séries distinctes, et elle renferme deux fonctions arbitraires cp(f), (f(f). Cependant la formule (6) n'a pas plus de généralité que la formule (3) ; Poisson a montré effectivement que les deux formules peuvent être transformées Tune dans Tautre, dans Thypo thèse de la convergence des séries [Théorie mathématique de la chaleur, p. i37).
823. Au lieu de développer les intégrales en séries, il y a quelquefois avantage à les représenter par des intégrales définies; il nous suffira de présenter un exemple de ce genre de calcul, et nous choisirons à cet effet Téquation dont nous venons de nous occuper, savoir
du d^ a
Appliquons à cette équation la méthode du n°818; la substitution de e**"^?' à u donne
et, par conséquent, on a cette solution de notre équation qui renferme un nombre indéfini de constantes arbi-
. IBTiOHAI..
IrairesC, C «, « Or on a (n" 498)
donc on peut écrire
La série
Cc"+C,e".'^-t-...
csl propre à représenter une fonction arbitraire de ** ou, si l'on veut, une fonction arbitraire de x; si on la désigne par F( jr), la valeur de ii sera
-awv'«t)c-
elle se réduit à F{x) pour t = o, et, par conséquent, elle coïncide avec celle qui est donnée par la formule (3) du n° 822 quand on suppose dans celle-ci fg^o. Toutefois, il faut remarquer que la formule précédente ne subsiste que si la fonction F(x)est telle que le produit e~^^V[x) s'annule quand x devient infini.
L'analyse dont nous venons de présenter un aperçu est surtout intéressante au point de vue des applications ù la Physique mathématique; les Traités spéciaux, tels que celui de Poisson, en offrent de nombreux exemples; aussi crojons-nous inutile d'entrer ici, à ce sujet, dans clos développements plus étendus.