II. — Deuxième méthode
La proposition de Liouville consistant en ce qu'une fonc
tion uniforme entière \ A;„c " , qui admet la période
a, ne peut, sans se réduire à une constante, admettre une autre période 6, conduit naturellement à rechercher l'expression analytique des fonctions à double période sous la forme fractionnaire
Bme "
Essayons, d'après cela, de déterminer A,„ et B^» par la condition
itzr iTC. ..
am ■ — — ^^ . tr — ix-^-b)
^A^je"" " ^Ke
I7Ï.I' __ iTZ, , '
an V^ ^ »' — {x-k-b)
^Bae"" " ^Bsc
où les indices m, /i, r, s parcourent la série des nombres entiers positifs et négatifs. Faisant, pour abréger,
760 NOTE SUR Là THâORIE
il viendra, en chassant les dénominateurs,
^1 , a m ^^ ix —
a /• — [x-i-bi
= ^Bne"" " ^A;,^"' "
et dans cette nouvelle égalité les coefficients d^une même exponentielle devront être égaux.
On est ainsi conduit à Tégalité
où il faut supposer
et attribuer à m et 5 dans le premier membre, à /i et r dans le second, toutes les valeurs en nombres entiers qui remplissent cette condition.
Il pourra sembler difficile de tirer de là les fonctions inconnues Â;„ et B^ dans toute leur généralité : aussi nous bornerons-nous à chercher cette solution qui s^ofTre d^ ellemême, et qui consiste à obtenir Tégalité des séries en les rendant identiques. Soit donc
nous poserons
en désignant par k un entier arbitraire constant, et satisfaisant ainsi à la condition m -\- s^= n -h r. J'écris maintenant la relation proposée sous cette forme
A, "^ - Hs"^ '
on voit par là que, ret s étant indépendants, il faut que chacun des deux membres soit une constante.
DES PONCTIOXS KLLIPTIQLKS. 76 1
Les fonctions A,„ et B^ sont donc deux solutions de cette même équation aux différences finies
dont l^intégrale générale est
~ const.,
S dépendant de la constante du second membre, et Uf^ devant vérifier la condition
W//i-fA= u