II
On a ici
i + e cosp
L'équation ç(«) = o donne cosa = 5 valeur inadmissible pour
e <^ i . On a ensuite
y'(«) ~ - csin« ~~ + ^^^T'
valeur infinie pour e = i , finie pour e ^> i .
532. Limite de la tangente en un point d'une branche infinie, — Si la tangente à une. branche de courbe tend vers une position limite déterminée, lorsque le point de contact s'éloigne indéfiniment, cette position limite sera, en général, une asymptote à la courbe. Nous allons le démontrer pour le cas où l'équation peut être ordonnée suivant les puissances décroissantes de y ou développée en série de groupes homogènes de degrés décroissants, comme nous l'avons fait pour traiter la théorie des asymptotes.
I. Supposons d'abord l'équation mise, comme au n° 52-1, sous la forme
y/i (*) + jmA [■*) -:- - • • = o.
On tire de cette équation
,ly r[/,'M+^/,'W + -.]
Cette valeur devient infinie si l'on prend pour x une valeur xt, pour laquelle on ait à la fois fK [xK ) = o, j r ==. oo , en supposant f[(x{) différent de zéro. Alors l'équation de la tangente
l — x— j-[-Q— l) dx
se réduit à \ = x{, et la tangente coïncide avec l'asymptote parallèle à l'axe desj^, déterminée au n° 52i.
On traiterait de même le cas où l'équation serait ordonnée suivant les puissances décroissantes de x.
533. IL Dans le cas d'une tangente limite non parallèle à Taxe des r, la règle de la recherche des vraies valeurs [381] donne, pour x et y infinis,
,. dx v y
lim -- = Jim - ; dx x
donc, lorsque -f- tendra, pour x et r infinis, vers une limite dé- 1 dx
terminée, cette limite sera la même que celle de - •> c'est-à-dire que
le coefficient angulaire de l asymptote.
Pour l'ordonnée à l'origine de la tangente, on a
dr T'»=J-Xdx'
mais, comme — n est jamais e°al a sa limite a, mais en diiiere
' • dx J ° '
d'un infiniment petit s, on ne peut pas, sous cette forme générale, affirmer que limr/0= lim[^ — [a-he)x] sera toujours égale à l'ordonnée à l'origine de l'asymptote, lim(j — ax). Nous verrons, en effet, qu'il peut exister, dans certains cas, une asymptote, sans que la tangente à la branche infinie tende vers une limite fixe.
Considérons le cas où l'équation peut se mettre sous la forme (i) dun°526,
F (a?, y) =x!?('-) -hx'"z [J- ) +. ..:=o.
On en tire
dF
dx
+ ffl«m-1x(-
ou, en retranchant du second membre le produit nul
-r- =— U — 7)i)x'"- Ox v '
Ensuite
donc
dF l — m (y
dy dx y
dx
dy \*J xl-"l/" \x)
Si donc - tend vers une limite finie a, qui ne rende infinie au-
cune des fonctions %(«), • • • , et qui n'annule pas </(«), -y- tendra
vers la même limite, d'où
y dï y y
hm — — hm - = a.
dx x
C'est ce qui aura lieu encore, si l'on a çp'(«) = o, avec xia) ~ ° et '//(a) difFérent de zéro, etc.
On a ensuite, pour l'ordonnée à l'origine de la tangente,
dy x'-"1-1 Z \ r j
dx ,(y\ i (y\
Dans le cas où (ç>'(a) ne sera pas nul, cette expression aura, comme l'ordonnée à l'origine de l'asymptote, pour limite
selon qu'on aura / — m^> i , = i , <^ i •
Les cas exceptionnels de cette formule donneraient lieu à une discussion analogue à celle que nous avons faite pour les asymptotes [528, 529].
534. Si la courbe est rapportée à des coordonnées polaires, et
Fig. 42.
que la tangente ait une limite fixe HI {fig. 4a), la distance OH
de cette limite à l'origine sera la limite de la perpendiculaire abaissée de l'origine sur la tangente, c'est-à-dire Iim7'sin0; ou encore ce sera la limite de la sous -tangente OT, c'est-à-dire
lim ;• tang 9 = lim — •
On cherchera donc d'abord, comme dans la théorie des asymptotes, la valeur de p pour laquelle r = oo . On examinera ensuite
si — tend vers une limite finie, lorsque p approche de sa limite a.
Or, en supposant, comme au n° 531 , l'équation ordonnée suivant les puissances décroissantes de ;*, on trouvera, par une réduction analogue à celle du numéro précédent,
■ry(Py+r'"x!(p)-*----
[l — m)rm--/{p) -+-...
d'où
ri ri—m-\ y~[p) ~^~ ■ • ' S* = -7 = :
expression qui, en supposant <j/(a) différent de zéro, aura, pour p =. a, la même valeur limite que d [531 ].
535. On peut donc obtenir généralement les asymptotes, en cherchant les limites des tangentes à l'infini, quand ces limites existent.
Exemples. — I. Soit la courbe
On a d'abord
Jz =z COS
xsvn. .r- y
dy .t.
dx . y
y sin —
Or, pour x = oo , y étant fini,
lim ( x sin — j =. lim I y
— limj=:i±: r
Donc lim -~ = o : ensuite
dx
cl y ix^y
dx . . y
">,x- y — x sin —
quantité quia pour limite limj^ = ±i; donc la courbe a pour tangentes limites à l'infini les droites y = -f- 1, y — — i , qui sont les asymptotes.