Soit encore l'équation
xm[aydx -+- bxdy\ -+- yn[ci' y dx -\- b'xdy) =r. o,
OU
/ , n dx , , , dy
(ax"> -h a' y'1) h ( bxm + b'yn ) — = o.
En faisant xm = \ , j " = n, on a
dl
dy
dy
me,
fin
et l'équation prend la forme homogène
mt, s ' ne]
821. IV. Equations linéaires. — On appelle équation différentielle linéaire du premier ordre une équation différentielle dans laquelle la fonction^ et sa dérivée y' n'entrent qu'au premier degré, et sans être multipliées l'une par l'autre. La forme générale d'une telle équation est ainsi
(,) j' + PJ==Q,
P et Q étant des fonctions de la seule variable x. Pour intégrer cette équation, que l'on peut écrire
dy 4- Vy dx — Q dx, posons
(i) y = uv,
n et v étant des facteurs indéterminés, dont l'un peut être pris ar-
bitrairement. On en tire df= vdu -f- udv, et l'équation proposée prend la forme
( 3 ) « [dv -f- vVdx) -+- vdu = Qdx.
Choisissons v de manière à faire disparaître le premier terme, en
posant
dv -t- vVdx = o, d'où v = A e~ SVdx ,
A étant une constante arbitraire. L'équation, réduite alors à la
forme
vdu = Qdx,
devient, en mettant pour v la valeur obtenue,
du = -- e^ dx Q*/.r, d'où u = C -1- - yVp «%* Q c£c,
et, par suite, en écrivant C au lieu de AC,
y = Wp^ ( C + /Vp ^ Q Ar ) .
On voit que cette expression est indépendante de la constante A, que l'on aurait pu prendre tout d'abord égale à l'unité. On pouvait le prévoir d'avance, en remarquant que le choix de v était tout à fait arbitraire, et que, pour faire disparaître le premier terme de l'équation (3), il suffisait de prendre pour v une intégrale particulière quelconque de l'équation du -+- vVdx = o.
822. On peut arriver à la même intégration par la méthode générale de la variation des constantes arbitraires. Considérons d'abord, au lieu de l'équation (i), l'équation sans second membre ou équation linéaire homogène
dj -t- Pj dx — o.
L'intégrale de cette équation sera
j— Ce~Spd*.
Cherchons maintenant à représenter l'intégrale de Y équation complète (i) par une expression de même forme, mais dans laquelle on remplacera la constante C par une fonction inconnue u de la variable x. Cela revient à prendre pour nouvelle inconnue y di-
visé par l'intégrale de l'équation sans second membre. Lorsqu'on viendra à différentier cette valeur
les termes dans lesquels n'entrera pas la différentielle du facteur u seront les mêmes que si u était constant, de sorte qu'il s'opérera entre ces termes les mêmes réductions que dans le cas de u = G. Or, dans ce cas, les deux termes de l'expression dy -f- Vy dx doivent se détruire, quel que soit C. Donc, pour u variable, il ne restera de ces termes que celui qui contiendra la différentielle de u, de sorte que l'équation se réduira à
du.e-SVdx = Qdx, d'où l'on tire
u = C+fe-fPdxQdx,
et l'on obtient ainsi la même valeur dey que dans le numéro précédent.
Nous verrons plus tard d'autres applications de cette méthode d'intégration.
823. Exemples. — ï. Trouver une courbe dont la sous-tangente soit à l'ordonnée comme une longueur donnée a est à la différence entre l'ordonnée et l'abscisse [problème de de Beaime).
On a la proportion St'.y = a \y — x, d'où
0 = — -, fVdx
d'où
fe^dx(ldx = — je a-dx = C-t-ae s l - -4- 1
y-z= x -+- a ■+■ Ce".
Si l'on prend pour nouvel axe des x la droite y =x-{-a, les nouvelles coordonnées X, Y seront liées aux anciennes par les relations
H. — Cours de Cale, infin., II. ^
et l'équation de la courbe prendra la forme plus simple