‹ Cours de calcul infinitéstimal (volume 2)Chapitre 161 sur 206 · II. Soit Téquation · texte numérisé non relu

II. Soit Téquation

( y -h -ry^ ]dx -^ [x — a*' j) dy- - o.

ni V T'y — ^ X Y

On a — ^ - = '-^ — -- : = une fonction de xy. Le multiplicateur

de Téquation est donc x{y -hxj^) — j" {x — ^'^J") = ^ «r^J *» ce qui change Téquation en

d^où Ton tire, en intégrant,

log-— :-C.

838. III. On peut chercher directement dans quels cas le multiplicateur sera une fonction homogène de x et àej^ ou bien une fonction de xj.

i^ SI l'on suppose ji homogène du degré zéro, îl sera de là forme

en posant ^ = -» d'où

dt t % — ~»

ox X

dt I

et l'équation aux dérivées partielles du n® 831 , à laquelle doit satisfaire la fonction yi, deviendra

d'où

€/logy(/;-f--p -J" x^dlzzzo.

Pour que cette équation subsiste, il faut que

\ dy dx

soit une fonction de t ou de -> c'est-à-dire une fonction homogène

du degré zéro, ce qui a lieu, en particulier, lorsque M et N sont deux fonctions homogènes de même degré.

Il y a exception dans le cas de M x -4- Nj = o.

2® Par un calcul semblable, on verra que, pour que le multiplicateur soit une fonction homogène de degré m,

il faudra que Ton ait

rflog, (,) 4- ^<^- '^^ rf* ^- o.

On en conclut que

\ox ox j

36o LIVRE IV. — GHAP. II, § III.

doit être une fonction homogène du degré zéro, ce qui a encore lieu lorsque M et N sont deux fonctions homogènes de même degré.

3^ On verra de même que le multiplicateur sera une fonction de xy si

dx àx est une fonction de xy, ce qui a lieu, en particulier, lorsqu^on a

839. IV. Appliquons la méthode du multiplicateur à Tintégration de Téquation

(i) aydx -{- bxdf zzijc^jr'^ [a'ydx-\- b'xdr]y

a, b, a'j V étant des constantes. Pour cela cherchons, pour chacun des deux membres, la forme la plus générale de son multiplicateur, et nous verrons ensuite s*il est possible de faire coïncider ces deux formes, ce qui donnera le multiplicateur de Téquation tout entière.

L'expression aydx-^-hxdj devient une différentielle exacte

lorsqu'on la multiplie par — 1 et l'équation ajdx -t- iorrfj^ = o

xy

a pour intégrale

log ( xf^y^ ) =1 const. y ou x^j*' = const.

Donc la forme la plus générale du multiplicateur de cette expression est [833]

— ^{x^yà),

xy ^^ /

On verrait de même que la formule la plus générale du multiplicateur du second membre de l'équation (i) est

1 ^ (^«yM.

Pour faire coïncider ces deux formules, il faut donc choisir

THÉORIE DU UULTIPLICATBUR. 36l

les fondions cp et ;( de manière que Ton ait

ou

Cherchons à déterminer ces fonctions, en les supposant égales respectivement à des puissances de degrés indéterminés r, s, ce qui donne

d'où

ar -f- m = /i'.ç, br ~h nz= f/s, a!n — h' m an — hm

ab' — a'b ab' — ab

sauf le cas où l'on aurait a : a'= i : 6', et dans lequel l'équation (i) s'intégrerait immédiatement. D'après cela, le multiplicateur de l'équation (i) sera

et, en faisant la multiplication, l'équation deviendra

^r-i^r-i l^axdx -{- bxdx) = .r«'*-»j^'-» [a^dx H- b'xdf),

d'où l'on tire, en intégrant,

840. V. Voici une autre méthode qui s'applique à l'équation précédente et à un grand nombre d'autres.

Considérons l'équation

}lLdjp -f- l^dy = 9dx + Q//r»

et supposons que l'on sache déterminer les multiplicateurs |ui et v des deux membres de cette équs^tion, ce qui est possible toutes les fois que l'on sait intégrer séparément les deux équations

Méir-hNflîr— o» Pdlr-hQrfjzz: o.

Soit alors

f*(Mdir -h "Sdx) = duy v(Pd:r -f- Qd[r) = dv.

36a LiVBB IV. — CHAP. II, § m.

Téquation proposée deviendra

du =r. i- dv, ou 'J€lu — udt> —z o,

et, si Ton exprime x eij en fonction de u et de t^, on obtiendra, par la substitution de ces valeurs dans il et dans y, une équation diflerentielle entre u et i' qui pourra rentrer dans un des cas que Ton sait intégrer.

Exemples. — i° Appliquons cette méthode à Téquation du numéro précédent. On a dans ce cas

et, en représentant les différentielles

€lu dv

par - -1 » on aura

L'équation différentielle devient alors

du a dv ,„ „ dv

Or, en résolvant les équations

a logo: — ô logj - l^gw, a' logx -r- b' log^- --: logi', il vient

d'où, en faisant, pour abréger,

«'« — A'/w an — bm

^ '^' ™^7» ' ^ ~~ ab' -^a'b'

on tire

log [x"^y" ] — — r logw -l- s log*', x'"^" -^ «-'"i»',

et Téquation différentielle devient

TnÉORIB DU MULTIPLICATEUR. 363

dont Fintégrale est

— z= - -^Cy etc.

7? Soit Téquation

x'j* [dx — b€ly) '^a[xdx — 'T^dy) = o.

En multipliant respectivement les deux termes de cette équation

par

x*j * xjr

on obtient les diiTérentielles

d'où Ton tire

Hq dx dr du -:^ dx — b dy-y — = - - — — >

u :- X — fcr, j»=r — «

L'équation difTérentielle devient alors

f a dv -du A — j o,

c'est-à-dire

xydu -h «- - - - O.

Or on a

uv « „ , «*«'

r = , j ~ —, cl ou xy =

et Téquation difTérentielle devient

II' au H ^ — r dv = o,

d'où l'on lire

---hall' j — lah logf I - C, etc.

841. AI. L'équation que nous venons d'intégrer est un cas particulier de l'équation plus générale

M<ir -{-^dy -^^[yilx — xdy] =0, dans laquelle M et N sont deux fonctions homogènes du même

degré m, et P une fonction homogène du degré n. Si Ton fait

= .r>(Z), N^x«^(^^), P---+(J)» puis J-^

Toquation devient

x'"y(^)££r 4-.r'";^(/)(x//r-i- tdx) -f- j:*+* •]*(/) </r=:-- o, OU

équation de BernouUi [824], qui serait linéaire si Ton avait

mzri n -h 1.

En appliquant cette transformation au second exemple du numéro précédent, il vient

«*l*[r£r — btdjr — hxdi] ^- ax^di^ o,

OU

d.r hx a __^

ou enfin

dont rintégrale est

842. On peut ramener au cas que nous venons de traiter Téquation suivante, connue sous le nom adéquation de Jacohi :

[a -T- a'x -h (^y) {^^y — X^-^] — (^ + ^'^ -t- b''x)dx -h [c -h ex -f- cfjr)dx = u.

Il suffira, pour cela, de faire disparaître les termes constants dans les parenthèses et de ramener Téquation à la forme

(A'Ç -*- A%) (Ç^iî - Tsdi) - ;B'Ç + B^)* -h (C'Ç -H CU)di = o,

en posant

j'= ;-+-'» J=: vj -h S oc a

'-> - étant deux indéterminées. Si Ton substitue ces valeurs dans oc a

l'équation donnée, elle devient

(a'Ç-i-fl%)(Ç^iî--flé/5)

^% rfïî

a a. -4- fl'S -4- /i"y y

>; -f- ^ («'Ç -h a'n] — c'Ç — c% rfÇ

flra 4- a'P 4- «"7 j3 ^a -4- ^'|5 4- A"y

av. -f- «'/3 4- a^f 7 ca 4- c'jS 4- ^"7

En égalant à zéro les coefficients des deux dernières lignes, il vient

av. 4- cip 4- «"7 hv 4- ^'/3 4- h"y __ ca 4- c'^ 4- 0^7 « ~" p ^ 7

Si Ton représente par X la valeur commune de ces trois rapports, on aura les trois équations

[ci — >) a 4- a'P 4- a"v 0,

^«4.(^,'>)^6 4-rV — «1

ca 4- c'P 4- (c" — >) V — 0,

d'où l'on tire

(]ette équation étant résolue, on aura oLj ^,y par les proportions

dR dK dK

3G0 LIVRB IV. — CHAP. Il, § IV.

§ IV

Page 1