‹ Cours de calcul infinitéstimal (volume 2)Chapitre 172 sur 206 · CARACTERES DES SOLUTIONS SINGULIÈRES · texte numérisé non relu

CARACTERES DES SOLUTIONS SINGULIÈRES

pour chaque point (x, y) de la courbe (2), aux valeurs obtenues de la même manière au moyen de l'équation dlfTérentielle. Si donc on vient à rencontrer une dérivée d'un certain ordre qui ait des valeurs différentes, suivant qu'on la déduit de la solution (a) ou de l'équation différentielle elle-même, cela prouvera que la courbe ( 2) ne fait pas partie de la série des enveloppées. Donc la solution (2) sera une solution singulière.

Exemple. — Soit l'équation différentielle

> — .rj rrz -~ — VI -h/*.

Si l'on pose, pour abréger, '— = u, et qu'entre l'équation

;i) jr — or/ z^ u V^ -4-\>'''

OU

( 2 ) (m* — j:' ) j'* -h 2.rj^j' -h w* — 7 * 1^0

et sa dérivée par rapport à j' on élimine j', il vient

.ry w* — r* . / „ « .V

- - — - = —i ou l/« «2 . .r2 - V* iz^ o,

tt* — x* j:j- ^ . / >

ce qui donne les deux solutions u = o et m- =x^-i-j-j c'csl-à-

dire

.r* -*- y* zji: o et -t* 4- .> * — - 4 «' •

L'une et l'autre de ces deux solutions donnent

doù

valeurs qui, substituées dans l'équation (i), y satisfont soit pour H = o, soit pour 11= 2. a.

La première de ces solutions donne, pour le rayon de courbure, p = G, la seconde p=2a. Cherchons maintenant la valeur de p qui résulte de l'intégrale générale.

L*équation (2) donne

en posant

Si Ton diiTérentie Téquation (2), on a

[(«« - X^ ) y -f- JTJ']/' -+- «a' ( , H- y« ) :zr o .

En remplaçant le multiplicateur dej^'' par sa valeur uR, lîrée de f 3 ), et remarquant que

, 'T-^ry I .r(tt*— - .r*— r*) -+- uyK R ur — xR

a a ur — x* a u- — .r*

UyJl-{-X^ =zY — xyz=z —-—-—-'

d'où

tt'r=- v'iH-y»,

et enfin que

[u^— x^]y -^xy=z «R, uViy" 4- m- (i + j'*)* = o,

il vient

ce qui donne , au signe près, en faisant abstraction de la solution uR = o, que nous venons d'examiner.

p=za.

Cette valeur n'étant pas la même que celles que donnaient les solutions u = o et R = o ou x^ 4-jK* = 4 ^^j <^^ ^^ conclut que ces deux dernières étaient des solutions singulières, et non des intégrales particulières.

C'est ce qu'on peut voir clairement en cherchant l'intégrale gé-

(') Les doux Yaleurs de y deTenant égales pour R= , on voit que R = peut donner une solution singulière [856].

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