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Soit M' {Jig» 66) un point quelconque de l'indicatrice

TANGENTES CONJUGUÉES. l57

La tangente à Tindicatrice en ce point est parallèle au conjugué du diamètre mM', mené au point de contact. Si l'on mène par M^t le plan tangent à la surface, la trace de ce plan sur le plan tangent en M sera parallèle à M't, et par suite aussi au diamètre conjugué

Fig. 66.

de TwM'. Donc cette intersection et le diamètre mM' -ont pour limites respectives deux, tangentes à la surface, MT et MT', parallèles à deux diamètres conjugués de l'indicatrice. Ces tangentes sont dites des tangentes conjuguées, et les sections normales correspondantes, des sections conjuguées.

Si p et p' sont les rayons de courbure de ces sections, a leur anglc; on a, par les théorèmes d'Apollonius,

p + p' = R -i- R', pp' sin« a = RR'.

CALCUL DES ÉLÉMENTS DE LA COURBURE d'uNE SURFACE EN UN QUELCONQUE DE SES POINTS. OMBILICS.

676. Soient, sur une surface, M et M' deux points infiniment voisins; MN, M'N' les normales à la surface en ces points ; MAM' la section normale de la surface, faite par le plan NMM' {/ig. 6y) ; O le centre de courbure de cette section, dz son angle de contingence.

Si nous menons les plans tangents en M et en M', l'intersection BB' de ces deux plans et la corde MM' auront pour limites deux tangentes conjuguées. Soit ^ = MAB l'angle de ces deux tangentes.

Parles normales MN, M'N' menons deux plans perpendiculaires

l58 LIVRE III. — GHAP. II, § V.

à 66'. Ces plans détermineront la plus courte distance

des deux normales infiniment voisines. 66' est la projection de

Fîg. 67.

MAM'= ds sur une direction faisant avec ds l'angle 0. Donc cette plus courte distance aura pour expression

J = ds cos$.

Les normales en deux points infiniment voisins ne se rencontrent donc que lorsqu'on a cos0 = o, ou lorsque les deux tangentes conjuguées sont rectangulaires entre elles, ce qui a lieu seulement lorsque MM' est une section principale,

677. Menons par M' une parallèle M'Q à MN. Les deux droites M'O, M'N' étant perpendiculaires à AM', leur plan sera perpendiculaire au plan NMAM'QO, qui passe par AM'. Donc l'angle trièdre M'OQN' est rectangle suivant M'O.

Déplus, les plans 6'M'QN', OM'N', respectivement perpendiculaires à A6', AM', font entre eux le même angle 9 que ces deux droites.

Si donc on désigne par rfw l'angle QM'N' des deux normales ou des deux plans tangents en M et en M', et par d^ V angle de déifiation de la normale, c'est-à-dire l'angle OM'N' que fait la normale en M' avec le plan NMM' Q de la section normale en M ,

COURBURE EN UN POINT QUELCONQUE D'UNE SURFACE. iSg

l'angle trièdre M'ON'Q sera mesuré par un triangle sphérique inflnitésimaly qui aura pour angles ~> 6, 9. et -pour côtés respectivement opposés doUj dr, d^. On aura donc

^ ' sinQ cosG

Pour obtenir enfin la distance du point M au pied N de la perpendiculaire NN'y commune aux deux normales consécutives, menons NQ perpendiculaire à M'Q (et parallèle à MM'); N'Q sera aussi perpendiculaire à M'Q (et parallèle à B'M'). L'angle

N'QN^B'M'A^ - — 0; Tangle N'NQ =i^ B'AM'= 9, d'où

NN'Q= -> et par suite NN' est perpendiculaire au plan M'N'Q.

D'ailleurs îiQ = ds; donc N'Q -- M'Q.rfw = rf^sinfl,' et par suite

(3) M'Q = MN= ^sinô.

di

D'après ces équations, si nous connaissons dta et 6, nous en pourrons déduire les valeurs des angles dz, d^ et des distances $, MN, d'où l'on tirera le rayon de courbure de la section normale

MM^p=$.

678. En appelant a, ^, y les cosinus des angles que fait la normale MN avec les axes coordonnés, on a d'abord [655]

Pour avoir 6, il faut chercher l'intersection des plans tangents en M et en M', puis l'angle que cette intersection fait avec MM'. L'équation du plan tangent en M est

En différentiant cette équation par rapport aux coordonnées de la surface [556], et remarquant que l'on a, par la propriété de la normale,

(5) adx -h pdf '{'ydz:= o,

on trouve

éfa(Ç — x)-*-rf/3(ï3— ^) 'hdy[K — z) = o.

dp dy

dy doL

doc dp

En combinant ces deux équations, il vient, pour les équations de BB',

g — -g TQ — .r K — z

A "" B "" C ' en posant

On a maintenant

= [P^-hy*)da*-h.,.'-2(Pydpdy-h...) = (a* + ]3* -4- 7*) (rfa' + €/(3»-H ^7»)

— 2(|37£/pd'7-4-...)— («Va» -4-.. .) = (a» -h |3» + 7*) (rf«» -H ^/3» -t- dy^)—[Kdcc

Pdp^ydy]\

ou, à cause de «^ H- j3- H- y- = i , d'où a rfa -h (3 d/3 H- y rfy = o,

A* + B' -h C^ 1= rfa» -+- ^P' -H ^7« = £/«».

Donc les cosinus des angles de BB' avec les axes sont

dca d(ù d(ù

Les cosinus des angles de MM' avec les axes étant

dx

f/r dz

ds ds ds

on en conclut, pour le cosinus de l'angle cherché.

cosO =

Ar/.r H- Bdy -+- Cdz

a p y da dp dy dx dy dz

d(ù ds d(d ds

Par conséquent,

[df^ids ûïiBY — [Éi} + B« + C» ) [dx^ + ^r» + r/z* ) — (Aé£r 4- Brfj-

A B djc dy

Cdz)

dy dz

dz

dx

COURBVRE EN UN POINT QUELCONQUE D*UNE SURFACE. l6l

Or on a

dy dz

[yda — OLdy)dz — ( « ^j3 — pdoi)djr doL^adx -h pdjr -\- ydz) — a[dot,djc -f- . . . ) .

OU, en vertu de Téquation (5),

df dz

-~ — OL[doLdjc -4- dpdjr -f- dydz).

et de même pour les termes analogues. Donc, à cause de

on a

. dad,r -f- d^dj -f- dydz

sm6 r

d(fids

On conclut de là et des équations (2)

. dKd.r -\- dpdy H- dydz

u ( cf-w atiA V —

ds

d^l d<ùCo^$

ds

r/a dp dy dx dy dz

î dr dixd.r -4- d^dy -f dydz

ds ds^

679. Si Ton suppose l'équation de la surface donnée sous la forme F(x, j^, 2) = o, et que l'on représente par

Xcir 4- Yf(r -f- Idz = o

sa différentielle, on aura, en posant S =y/X^4- Y^-H Z^, pour

abréger,

H. — Court de Cale, infinit., II.

l6.A LIVRE III. — GHAP. Il, § V.

d'où Ton lire, par un calcul semblable à celui du n^ 660^

r/û) zzz

rfY r/Z

On a ensuite, à cause de

iPi

en

f vL( • • • t

abc

(la flb de

dY dL

dx (Ijr dz

dx

dr

dz

en désignant par À le dernier déterminant. De plus, à cause

de (il),

. .X ^ Y ^ ,Z dXdx-^dYdr -^ dZdz dxd~-hdfd---^dzd-^=: ^^-^

Substituant ces valeurs dans les équations (6), [y], il vient

A . ^ dXdjr -\- dYdr -4- dZdz ces z^ ^. . . 9 sm B --—

S*dsd(a

Sdsdta

d'où l'on tire ensuite les expressions de dr, d^, S, etc.

Si l'on introduit les dérivées partielles p, if, il vient, en posant

k = yjp^' H- V- 4- i',

X=/?, Y = q, Z d'où l'expression (12) devient

I, S=zk;

éf» = — ^dp* -h É?^* -h {/? rfg — ^fl^)*.

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