‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 107 sur 228 · U.SO · texte numérisé non relu

U.SO

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- -pr*. une pluie

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Sabla, d"

— récemment fumé. ■

De ces chiffres résulte qu'on trouve autant d'acide carbonique dans un hectare de terre arable, fumée depuis près d'un an, que dans

20000 mètres cubes d'air. En d'autres termes, dans la plupart des expériences de MM. Boussingault et Lewy, l'air contenu dans la couche arable d'un heclare de terrain correspond à une couche gazeuse

d'environ O^jOS d'épaisseur, et il s'y trouve autant d'acide carbonique que dans une couche d'air atmosphérique de 3 mètres de hauteur, c'est-à-dire 35 fois plus grande.

Dans la combustion lente qui se fait au sein des terres, le carbone ne brûle pas seul, et tout indique que le phénomène s'étend à l'hydrogène ; on ne retrouve pas en effet à l'état d'acide carbonique, dans le sol, tout l'oxygène qui a dû être pris à l'atmosphère confinée; c'est ce qu'il est facile de reconnaître en détachant de l'appareil le petit ballon C, et en le chauffant (fig. 28) pour en faire sortir le gaz dont on détermine la composition au moyen de la potasse et de l'acide pyrogallique, qui absorbent successivement l'acide carbonique et l'oxygène.

Composition centésimale en volume de Vair confiné (1).

{*' expérience. 2* expérience.

Acide carbonique 9,74 7,77

Oxygène 10,35 12,37

Azote. 79,91 79,86

On sait que l'air atmosphérique renferme 79,2 d'azote pour 20,8 d'oxygène : on voit donc que dans les analyses précédentes l'azote dépasse de 0,7 et de 0,8 la proportion qu'il affecte dans l'air normal , et que par suite il manque précisément cette quantité d'oxygène. Sa disparition peut aussi être attribué à l'oxydation des composés du fer qui, à une certaine profondeur dans le sol, sont généralement au minimum d'oxydation ; on sait en effet que, lorsqu'on fore un puits , il n'est pas rare de voir la sonde amener à la surface des couches d'argile blanche qui verdissent à l'air, puis deviennent rougeâtres quand elles sont arrivées au maximum d'oxydation. Nous avons vu plus haut (§ 2) que l'oxygène est absolument nécessaire à la germination, et que celle-ci se trouve retardée aussitôt que la proportion d'oxygène contenue dans l'atmosphère où elle a lieu diminue sensiblement ; peut-être trouverait-on, dans l'absorption rapide d'oxygène que détermine l'arrivée du sous-sol à la surface, les mécomptes qu'amènent parfois les labours profonds; s'ils mêlent à la couche arable, dans laquelle ont lieu les semis, des matières avides d'oxygène, ils diminuent la proportion de ce gaz

(1) Roussingault et Lewy. Annales de chimie et de physique. 3' série, t. XXXVÎÎ, page 5.

que renferme l'air confiné dans le sol et peuvent déterminer le manque des récoltes, si le cultivateur n'a pas eu le soin d'aérer ces couches, nouvellement arrivées à la surface, par des façons multipliées.

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