‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 108 sur 228 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Dans la précieuse relation qu'il a laissée de ses voyages en France, A. Young remarque que des terres couvertes de vigne et d'un excellent rapport dans notre pays seraient considérées comme absolument stériles sous le climat de l'Angleterre; dans notre Algérie, une terre restée pendant des siècles absolument nue se couvre d'une puissante végétation aussitôt qu'elle est arrosée; des sols couverts d'eau stagnante et impropres à toute culture deviennent excellents quand ils sont desséchés; ces exemples, qu'on pourrait multiplier, démontrent clairement que la fertilité ou la stérilité ne sont pas absolues, mais que pour réussir à formuler sur une terre une opinion précise, il faut tenir compte des conditions de climat, d'arrosement, d'assèchement, etc. , dans lesquelles elle se trouve, aussi bien que de sa constitution physique et chimique.

Nous diviserons donc ce chapitre en plusieurs parties, et nous traiterons successivement :

i* Du climat ;

2* De la circulation de l'eau dans la terre, c'est-à-dire du drainage et de l'irrigation;

3* Des conditions physiques et chimiques des terres fertiles et des procédés d'amélioration ;

4* De la constitution chimique d'un sol stérile :

a. Par suite de la présence de matières nuisibles à la végétation ;

b. Par l'absence de matières utiles à la végétation et par l'épuisement du sol.

Enfin nous terminerons par quelques considérations sur les causes probables de la stérilité actuelle de pays autrefois florissants.

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