VI
co
oc
co
co
co
es
ce
OB
tf.
• art
• ■ri
co
kA
Les nombres inscrits dans le tableau précédent sont entièrement à l'avantage des chaulages, mais ils reposent sur une donnée de la pratique de la Sologne qui n'est peut-être pas complélement justifiée partout, à savoir, qu'un chaulage à 2 mètres cubes exerce une action semblable à un marnage à 40 mètres cubes ; quandjbien même on tiendrait compte du renouvellement dans le même espace de temps, d'une fois et demie l'opération du chaulage, ce qui conduirait à multiplier tous les nombres par 2,5, on serait encore loin d'arriver aux mêmes totaux pour les opérations qui seraient faites à une certaine distance des lieux de dépôt.
Si l'on admettait queles marnes ou les chaux, ce qui n'est probablement pas exact, valent exclusivement d'après le calcaire pulvérulent qu* elles renlerment, on trouverait qu approximativement il faut, pour répandre sur le sol la même quantité de carbonate de chaux, employer trois fois plus de marne que de chaux. Ainsi, au lieu de faire usage de 2 mètres cubes de chaux, il en faudrait employer 18, si le chaulage durait quinze ans ; mais, comme on suppose qu'il n'en dure que six, nous aurions, pour le nombre à employer,
5- = 5,2, il faudrait donc 52 hectolitres de chaux au lieu de 20, et
dans ce cas-là les résultats seraient bien différents de ceux qui sont nscrits aux tableaux précédents.
M. Masure a donné encore, pour établir ces nouvelles données, un tableau très-complet, dont nous extrairons seulement les chiffres qui représentent le prix de revient des 100© kilos de calcaire pulvérulent pris dans les marnes de Sologne, qui tiennent habituellement 34 pour 100 de carbonate de chaux, et dans les chaux qui sont en moyenne à 97 pour 100 (de chaux pure.)
Près des dépôts . . .
A 1 lieue
A 2 li«ues
A 3 lieues
A H lieues
A 5 lieues
A 6 lieues
A 7 lieues
A 8 lieues
A 9 lieues
A 1 0 lieues ......
PRIX DB HBVIEXT
PRIX DB RBVIKNT
DiPFéRBNCB
des marnes
des chatix
en
ù 31 pour 100.
à 97 pour 100.
faveur des marnes.
fr.
fr.
fr.
àih DES AMENDEMENTS.
Ce serait donc seulement quand les marnes sont transportées à une grande distance dépassant sept lieues que leur emploi serait plus coiiteux que celui des chaux. •
On voit qu'on arrive à des résultats complètement opposés, suivant qu* on prend comme point de départ les usages de la Sologne, qui emploie le cbaulage à faible dose, et qui consomme au contraire des quantités considérables de manie, ou bien qu'on établit les comparaisons d'après les quantités de calcaire pulvérulent contenues dans les deux amendements. En terminant, M. Masure, qui a longtemps habité Orléans, et qui, par conséquent, a pu suivre les résultats obtenus en Sologne par le marnage ou le chaulage, conclut qu'en Sologne les marnages fournissent, toujours et à toute distance, le calcaire pulvérulent actif à meilleur marché que les chaulages.
Que les chaulages n'y sont préférables aux marnages que dans les cas particuliers où les terres arables ont besoin, par leur nature, d'être amendées par la chaux caustique : tel est à priori le cas des terres de bruyère infectées de gaz et de résidus acides et putrides.